Les enjeux du Plan local d’urbanisme

Le bilan de la concertation et l’arrêt du PLU ont été adoptés à la majorité, hier après-midi en séance du conseil municipal. L’ensemble des groupes minoritaires s’est abstenu.

De forts enjeux sur la bande littorale où les risques de submersion et d'inondation sont majeurs. (Photo DR)

De forts enjeux sur la bande littorale où les risques de submersion et d’inondation sont majeurs. (Photo DR)

Le conseil municipal a débattu hier après-midi du nouveau projet de Plan Local d’Urbanisme (PLU) dont le bilan de la concertation et l’arrêt ont été adoptés à la majorité, l’opposition s’abstenant dans son ensemble (lire par ailleurs les différentes prises de positions). La première version de ce PLU, élaborée par la précédente municipalité, avait été annulée sur des questions de forme par le tribunal administratif, fin 2012.

« 65 000 habitants maximum »
En introduction, le député maire Jean-Pierre Giran a rappelé les différents enjeux de ce document qui régit chaque m2 du territoire communal. « Un enjeu de principe : le PLU doit permettre à la commune d’évoluer en conservant son identité. Ce qui implique une politique de logements pour accueillir sur le territoire les jeunes qui y ont vu le jour, et des hôtels pour les touristes. Si nous voulons conserver des actifs, il faut des zones d’activité. Hyères c’est aussi une tradition, une activité agricole importante, un patrimoine. Il importe aussi de conserver la sécurité et la tranquillité en tenant compte des risques d’inondation, du plan d’exposition au bruit de l’aéroport, des risques de submersion… », a-t-il exposé.
Le second enjeu est réglementaire, pour répondre aux obligations légales. Sur ce chapitre, le maire a insisté sur les quotas de logements sociaux et les sanctions inhérentes. « Le programme local de l’habitat (PLH) impose à la commune 3 350 logements sociaux à l’horizon 2025. Pour y parvenir, il faut utiliser les zones constructibles, pratiquer le renouvellement urbain mais aussi ouvrir des zones à l’urbanisation ». Pour Jean-Pierre Giran, « la capacité maximale serait de l’ordre de 65 000 habitants maximum. » La somme de 700 000 euros de sanction pour manquement aux quotas légaux a été avancée, « et le gouvernement a indiqué qu’il fallait durcir les sanctions ».
Autre enjeu « les dates : la loi va transférer les PLU en 2017 aux intercommunalités. Personne ne peut contester l’intérêt des Hyérois que le PLU soit fait au sein de la ville plutôt qu’ultérieurement par la communauté d’agglo ».
François Carrassan a dressé le bilan de la concertation, « une expérience d’écoute, d’humilité, de lucidité : les requéreurs sont ceux qui vivent le territoire, et qui ne sont pas toujours en adéquation avec l’administration qui manie les cartes. Le PLU est l’occasion de réconcilier la carte et le territoire ».
Puis Julien Mérignac, du bureau d’études Citadia, a présenté les grandes lignes du projet. Les objectifs généraux, la maîtrise urbaine et les grands secteurs de développement identifiés restent les mêmes qu’en 2011 (Rougières, Crestade Demi-Lune, Roubaud-Gare, Costebelle). Le projet immobilier et golfique de Sainte-Eulalie est relancé.
Ce qui change
Ce qui change par rapport à 2011 : la valorisation touristique et hôtelière au Ceinturon, le secteur de loisirs du Palyvestre, un reclassement majoritaire en zone urbaine des ex-zones NB les plus bâties. Mais aussi des ouvertures à l’urbanisme sur des zones de 2 à 4 hectares à Jean-Moulin, l’Aufrène, au Béal, aux Salins, à La Bayorre et à La Font des Horts.
Les espaces agricoles augmentent d’environ 3,5 %.
Ce projet qui sera soumis aux personnes publiques associées, fera ensuite l’objet d’une enquête publique
Tous droits réservés Var-Matin du 5 mai 2016 par Nathalie Brun