Unanimité pour l’adhésion à la charte du parc national

Le conseil municipal a entériné hier après-midi la proposition du maire : une partie du territoire communal et de l’archipel des îles d’Or entre dans le périmètre de l’aire d’adhésion

L'assemblée communale réunie hier, à l'hôtel de ville, sous la présidence de Jean-Pierre Giran. (Photo Luc Boutria)

L’assemblée communale réunie hier, à l’hôtel de ville, sous la présidence de Jean-Pierre Giran. (Photo Luc Boutria)

Ordre du jour chargé, hier après-midi au conseil municipal. La première question sur le bilan de concertation et l’arrêt du plan local d’urbanisme (PLU) a toutefois été retirée de l’ordre du jour, «grâce à M. Donzel qui nous a fait savoir qu’une carte de la presqu’île était reproduite deux fois dans le rapport de présentation, et qu’une autre partie de cette carte manquait. Je n’ai pas voulu courir le risque d’un recours pour un document manquant », a expliqué le député maire Jean-Pierre Giran qui a remercié le conseiller d’opposition. Le conseil municipal sera convoqué le 4 mai à 15 heures pour cette délibération. Autre question retirée : celle concernant le déclassement du Yacht-Club qui doit être soumise au préalable au conseil portuaire.

7 764 hectares sur la commune

Le premier point de l’ordre du jour concernait donc l’adhésion de la commune à la charte du Parc national de Port-Cros (PNPC). Cette charte définit les orientations de protection, de mise en valeur et de développement durable sur l’aire d’adhésion qui comprendra tout ou partie des territoires des onze communes littorales de La Garde à Ramatuelle. « Elle couvre 7 764 hectares sur Hyères, s’arrêtant au nord du massif des Maurettes et au sud de Sainte-Eulalie. La totalité de l’île du Levant, le village et le port de Porquerolles, les espaces agricoles et le Mas du Langoustier sont classés en aire d’adhésion », a exposé le maire qui a invité le conseil à émettre un avis favorable. La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Sans Sauvebonne et les Borrels ?

En tant qu’adjoint à l’agriculture et adjoint spécial des Borrels, Élie di Russo a regretté que le périmètre ne couvre pas les sections rurales des Borrels et de Sauvebonne : « Ces sections présentent pourtant toutes les qualités pour en faire partie : un patrimoine paysager, agricole et naturel à protéger, et une zone naturelle d’intérêt floristique et faunistique, le vallon de l’Estelle, qui est la limite septentrionale du laurier-rose sauvage et de l’olivastre. Les produits agricoles qui en sont issus en AOC pourraient profiter des labels du parc national. Cette délimitation est d’autant plus étrange que ces deux territoires sont soumis à la loi Littoral. Comprenne qui pourra ». Jean-Pierre Giran a répondu que le périmètre « prend en compte tout ce qui est visible de la mer. 7 600 hectares, c’est déjà beaucoup », estime t-il.

Pour le groupe de gauche, William Seemuller a émis, dans l’esprit de la charte, plusieurs voeux. Notamment que soit donné le nom d’André Malraux, initiateur du parc avec Marceline Henry, au quai de pierre. « Mais aussi de rouvrir, au plus tard dans dix ans, l’école de Port-Cros. L’école, c’est la vie et l’île perd sa population. Il faut renverser ce déclin ». Une intention accueillie favorablement, mais il appartiendra au parc de proposer la nomination du quai.

OGS : deux études sur la presqu’île

Les questions suivantes, concernant l’Opération Grand site (OGS) sur la presqu’île, ont également été adoptées à l’unanimité. Sans attendre le programme d’actions de l’OGS, prévu en fin d’année, la ville souhaite lancer une étude d’environ 100 000 euros pour limiter l’érosion et le risque de submersion sur le double tombolo. 40 000 euros sont sollicités auprès de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).

Une subvention à hauteur de 50 % est également demandée pour une seconde étude de 60 000 euros visant à la requalification du village de Giens et du port du Niel. La DREAL est enfin sollicitée pour un atelier régional en partenariat avec l’École nationale du paysage de Versailles (30 000 euros).

Dans le cadre de l’OGS, les financements devraient être complétés par les collectivités, voire par des subventions de l’Union européenne qui peut débloquer d’importants montants.