Inauguration de la Maison de l’Environnement

La maison de l’environnement, inaugurée mercredi dans le quartier Godillot, est à la fois un lieu public d’exposition et le point de convergence des associations liées à la protection de la nature

Dans les anciens locaux de la médecine préventive, au 17 rue Ernest-Reyer, a été inaugurée la maison de l’environnement d’Hyères. On vous fait le topo en questions-réponses.

L'ancien centre de médecine préventive, au 17 rue Ernest-Reyer, est devenu maison de l'environnement. (Photo Laurent Martinat)

L’ancien centre de médecine préventive, au 17 rue Ernest-Reyer, est devenu maison de l’environnement. (Photo Laurent Martinat)

C’est quoi ? Un site de référence pour tout ce qui touche à la préservation du patrimoine naturel, gracieusement mis à disposition par la ville. Toutes les parties prenantes s’accordent à dire à quel point le territoire d’Hyères et alentours, littoral, îles et arrière-pays, est extraordinairement beau et porteur d’enjeux remarquables. « Quand il y a une volonté, il y a un chemin », a dit Gilles Grillet, président du CIETM (en paraphrasant Lénine).

Le CIETM ? Réunissant dix-sept entités liées à la nature, il s’agit du Collectif d’initiatives pour l’environnement du territoire des Maures et alentours. Jusqu’à présent basé au lycée agricole (dont Gilles Grillet est aussi le directeur adjoint de la formation), le CIETM intègre la maison de l’environnement.

Pour quelle finalité ? Le CIETM travaille dans le but d’obtenir le label de Centre permanent d’initiatives à l’environnement. C’est-à-dire d’être reconnu en tant qu’interlocuteur privilégié des élus et institutionnels (comme le parc national de Port-Cros), proposer des diagnostics pour l’aide à la décision. Cela fait vingt ans qu’un tel centre est espéré dans le Var. Christine Sandel, ancienne conseillère régionale EELV, ex-vice-présidente du parc national, est la chargée de mission de ce projet, seule salariée à mi-temps du CIETM.

Et le grand public ? La maison de l’environnement, c’est aussi et surtout un lieu ouvert à tous, petits et grands. « Je souhaite que ce soit un endroit vivant, d’échange et de visite, avec une attention particulière pour le jeune public car tout commence dès le plus jeune âge en matière de respect de l’environnement », a dit le député-maire Jean-Pierre Giran. Chacun est donc un peu chez soi à la maison de l’environnement, ouverte tous les jours aux heures de bureau.

Quelles expos ? L’association des Amis de la Presqu’île de Giens (APG) est le maître d’oeuvre de l’espace d’exposition de 300 m2. Il va sans dire que l’APG est plus à l’aise dans cette maison avec jardin que dans son ancien local exigu de la rue de Limans. Émilie Papaleo, directrice : « Nous avons des expos permanentes (sites naturels, faune et flore). Mais nous ouvrons aussi un espace temporaire où nous exposons les plus belles photos du public ». L’APG pourra continuer, plus confortablement, son oeuvre d’éducation à l’environnement. Trente classes par an fréquentent cet espace. Le programme d’animation sera renouvelé tous les six mois.

Tous droits réservés Var-Matin du 15 avril 2016 par Sébastien Mouhot