Opération grand site

Au moment où la phase de réflexion s’achève, avec la validation prochaine du programme d’actions, retour sur les ambitions d’un projet au long cours et son calendrier

Pour le député-maire, ici au côté de Caroline Giran, sa directrice de cabinet, et Damien Bellon, responsable du service municipal du développement durable et de l'opération grand site, « L'OGS est une culture que l'on veut développer ». (Photo Laurent Martinat)

Pour le député-maire, ici au côté de Caroline Giran, sa directrice de cabinet, et Damien Bellon, responsable du service municipal du développement durable et de l’opération grand site, « L’OGS est une culture que l’on veut développer ». (Photo Laurent Martinat)

Pas toujours facile de s’y retrouver… De l’Opération grand site à la charte du parc en passant par les contrats de baie, les archipels remarquables, et autres démarches liées à la préservation et à l’aménagement du territoire – sans parler des comités qui pilotent ou consultent et des commissions qui valident les projets – il faut bien le dire, parfois, on s’y perd un peu.

Aujourd’hui, l’OGS, opération grand site, arrive à une étape majeure de son processus : la mise en oeuvre, après sa validation (voir ci-dessous).

L’occasion de rappeler – point par point – quels sont ses objectifs, ses enjeux, quelles sont les étapes passées et à venir et comment la mise en oeuvre de l’opération doit se concrétiser. Exemples à l’appui.

« Une philosophie qui éclaire l’action communale »

Pour le député-maire Jean-Pierre Giran « L’OGS est une longue procédure. C’est une philosophie qui éclaire l’action communale pendant une décennie. Et pour une ville comme Hyères, sur un territoire comme la presqu’île de Giens, qui a la particularité d’être un site naturel d’exception, mais très habité, cela consiste à faire partager ce patrimoine en mettant tout en oeuvre pour le préserver. »

Et le maire d’insister : « On ne s’est pas mis une obligation, l’OGS c’est une culture que l’on veut développer. Et de la même façon, les fiches actions ne sont pas dictées par la procédure, c’est la procédure qui est nourrie de nos propositions d’action. Car, je le répète, l’OGS n’impose rien, toutes les contraintes relèvent du classement en 2005 de la presqu’île en site classé. »

Après avoir rappelé le calendrier de l’opération (ci-dessous), le maire a développé les points forts du programme d’actions, (voir ci-contre), dont certains sont déjà traduits dans le futur Plan local d’urbanisme. L’occasion pour le premier magistrat de souligner « On assure également le lien avec la charte du parc national. Le projet trouve ainsi tout son sens dans une cohérence de l’ensemble de ces actions qui tendent vers le même objectif : la valorisation d’un site naturel d’exception. »

« Pas d’aides financières automatiques »

Mais l’Opération grand site, comme l’atteste la présentation des étapes, ne constitue qu’une partie – néanmoins essentielle – de la démarche. Une fois le programme d’actions validé – il le sera d’ici fin 2016 – le projet sera mis en oeuvre. « Mais on n’a pas attendu, précise Jean-Pierre Giran, puisque plusieurs projets sont déjà à l’étude ou engagés(voir page 2) ».

Une fois le programme d’actions bien avancé, ce qui prendra plusieurs années, « et s’il y a un réel changement sur le territoire, on peut prétendre au label Grand site de France. Il atteste de la concrétisation de la démarche, la volonté traduite sur le territoire. C’est cette volonté affichée qui permet de solliciter des aides financières auprès des collectivités, de l’État ou de l’Europe sur des projets. Mais, contrairement à ce que l’on entend, il n’y a pas d’aides financières automatiques liées, ni à l’OGS, ni au label. C’est une caution. » Et, au-delà, une image de marque internationale.

Tous droits réservés Var-Matin du 13 avril 2016