L’hommage aux marins disparus de L’Arrogante

Un public nombreux a assisté à la cérémonie au cours de laquelle le maire, accompagné de Jean-Claude Thollon et de l'adjoint spécial de Giens Didier Hiard, a dévoilé la plaque commémorative du naufrage. (Photos L. Martinat)

Un public nombreux a assisté à la cérémonie au cours de laquelle le maire, accompagné de Jean-Claude Thollon et de l’adjoint spécial de Giens Didier Hiard, a dévoilé la plaque commémorative du naufrage. (Photos L. Martinat)

La Ville a rendu hommage, hier, aux marins disparus au large de la plage de la Badine le 19 mars 1879, lors d’une cérémonie au cimetière de Giens

En organisant, hier au cimetière de Giens, une cérémonie d’hommage en mémoire de la quarantaine de marins disparus le 19 mars 1879 au large de la plage de la Badine lors du naufrage de L’Arrogante, la Ville a répondu aux demandes de nombreuses personnes, très attachées à ce souvenir.

« C’est la plus grande catastrophe maritime qu’a connue notre commune à la période moderne, a d’ailleurs souligné le maire Jean-Pierre Giran lors de son allocution devant le monument aux morts. Nous sommes ici pour nous souvenir de cet événement tragique mais aussi de tous ceux, Arbanais et Captois, qui ont porté secours aux naufragés. »

En formant une chaîne humaine, les habitants de la presqu’île et les douaniers avaient sauvé les vies de 84 marins, arrachés à la colère de la Méditerranée.

Les sauveteurs s’appelaient Coulon, Berenguier, Astier, David de Beauregard, Majastre, Audibert ou Fabre, « des noms qui résonnent encore ».

Une plaque dévoilée

La cérémonie a également été l’occasion pour le premier magistrat de dévoiler une plaque du souvenir, en compagnie de Jean-Claude Thollon, l’une des personnes qui souhaitait depuis longtemps commémorer cet événement et qui avait sollicité l’adjoint spécial de Giens à l’origine de la manifestation, Didier Hiard.

Deux autres plaques rappellent l’histoire tragique de L’Arrogante. L’une est située avenue de L’Arrogante à la Capte. La seconde est à l’entrée du chemin qui conduit à la plage de la Badine, là où la batterie flottante cuirassée de la marine nationale fit naufrage, lors d’un exercice.

Une exposition à voir

Pour compléter le programme de cette journée d’hommage, une conférence a été donnée, hier après-midi, par l’historien René Ghiglione. Elle a permis de retracer les heures tragiques de ce naufrage mais aussi l’histoire peu commune d’un navire qui fit naufrage par deux fois…

Cette anecdote, et d’autres, les Hyérois ont encore la possibilité de la découvrir durant quelques jours, grâce à l’exposition inaugurée hier à la salle Astier.

Réunis par Jean-Claude Thollon, René Ghiglione, l’Amiral Prud’homme, Patrice Resch (La Partègue) et Nicolas Ponzione-Riaudel (AREVPAM), documents divers, archives et journaux d’époque retracent les heures sombres de la tragédie.

Passé ce week-end, l’exposition quittera la salle Astier et sera visible dans la salle des mariages de la mairie annexe de Giens, de lundi jusqu’à mercredi. Puis, à partir de vendredi prochain (25 mars) et jusqu’au vendredi 1er avril (week-end exclu), on pourra la découvrir à la mairie annexe de La Capte.

Tous droits réservés Var-Matin du dimanche 20 mars 2016 par Caroline Martinat