Reformer le cordon dunaire à l’infini, çà suffit

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Sur ce cliché pris en début de semaine, on peut voir qu’une grande partie du sable qui s’était répandu sur la route du sel a été stockée à l’emplacement du cordon dunaire. (Photo Laurent Martinat)

Chaque année, la Ville d’Hyères débloque une enveloppe de travaux d’urgence pour reformer le cordon dunaire de l’Almanarre au sortir de l’hiver.

Alors que la somme moyenne est de 150 000 €, la submersion marine du 11 janvier dernier a considérablement fait gonfler la facture qui s’établit à 547 322 €.
Réouverture de la route du sel le 29 avril

Cette augmentation est proportionnelle à l’ampleur de la destruction. Alors que le tombolo est habituellement détruit sur une longueur de 600 mètres environ, la grosse « larguade » de janvier a commis des dégâts sur près d’1,5 km.
À ce jour, le nettoyage de la route du sel et la récupération du sable ont été réalisés. L’enlèvement des anciennes protections et la reprise des casiers de ganivelles sont en cours. Quant aux travaux de voirie et l’apport de sable pour reconstituer le cordon dunaire et la plage, ils seront effectifs avant la réouverture de la route à la circulation, le vendredi 29 avril.
« C’est de l’argent foutu en l’air ! »
« On ne peut pas envisager que la route du sel devienne un souvenir. C’est une priorité qui entre dans le cadre de l’OGS (Opération Grand Site) », se justifie le maire. La lourde facture de plus de 500 000 € a toutefois eu pour effet de faire déborder son exaspération : « En vingt ans, ça a coûté près de 3 millions d’euros à la ville. C’est de l’argent foutu en l’air ! »
Pour en atténuer l’impact sur les finances des contribuables, des subventions vont être sollicitées auprès du triumvirat TPM-Département-Région.
Jean-Pierre Giran émet cependant des réserves sur la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle du coup de mer du 11 janvier, en raison de la localisation trop limitée des dégâts.Tous droits réservés Var-Matin du 10 mars 2016