Jean-Pierre Giran soutient la filière agricole et horticole

Après une année 2014 particulièrement compliquée, les agriculteurs et horticulteurs varois ont pu remonter un peu la pente en 2015. C’est ce que l’on retiendra du rapport moral présenté par Andrée Pellegrino, la présidente du syndicat agricole et horticole d’Hyères lors de l’assemblée générale qui se tenait jeudi soir.

« Les prix des produits pratiqués ne permettent pas de crier cocorico mais que ce soit dans l’horticulture avec les pivoines ou dans le maraîchage, on a pu retirer quelques satisfactions »,a témoigné la présidente.

Andrée Pellegrino a présidé la réunion, aux côtés du député-maire Jean-Pierre Giran, du président de la chambre d'agriculture Alain Baccino et de l'adjoint à l'agriculture Elie di Russo. (Photos L. M.)

Andrée Pellegrino a présidé la réunion, aux côtés du député-maire Jean-Pierre Giran, du président de la chambre d’agriculture Alain Baccino et de l’adjoint à l’agriculture Elie di Russo. (Photos L. M.)

Elle a aussi salué le regroupement des agriculteurs pour des ventes directes sur le marché paysan, d’autres marchés locaux ou associatifs et pour certains, dans des grandes surfaces. Cette démarche fait que « notre cité n’a pas souffert de l’embargo russe comme les Bouches-du-Rhône ou le Vaucluse », a-t-elle commenté.

Pour autant, les professionnels hyérois ne sont pas en paix.

La menace que représente la bactérie Xylella Fastidiosa inquiète des professionnels qui ont profité de la présence du député maire Jean-Pierre Giran, pour lui demander de transmettre au gouvernement leurs questions sur ce sujet (lire ci-dessous), tandis que Gilles Millo, du syndicat FDSEA, ajoutait à la liste une question sur les baux ruraux.

La grogne qui monte, qui monte

Le président de la chambre d’agriculture Alain Baccino a lui aussi profité de l’oreille attentive de Jean-Pierre Giran, qui a affirmé un soutien total à une filière qu’il n’est « pas question de sacrifier ». M. Baccino a alerté sur différents problèmes récents rencontrés par la chambre.

Il a évoqué d’abord une transition compliquée, suite au transfert de la compétence agricole du département à la région.

Il a aussi dénoncé le passage « aux oubliettes » du plan sur l’horticulture « au mépris du travail réalisé durant trois ans ».

Et il s’est enfin offusqué d’une réorganisation régionale des chambres d’agricultures qui coûte très cher aux Varois puisqu’elle a fait disparaître les fonds destinés au financement de son principal projet, en Centre Var (1). Gilles Millo, pour la FDSEA, a prévenu les agriculteurs et horticulteurs hyérois. « Le conseil départemental nous lâche et s’il faut taper du poing sur la table, nous le ferons. »

À les entendre, le mouvement de grogne des agriculteurs pourrait fort bien ne pas se cantonner aux côtes bretonnes ou aux monts auvergnats.

1. La chambre projette la construction de ses nouveaux locaux, d’un centre mondial du rosé avec une vigne école et une filière formation.

Tous droits réservés Var-Matin du 9 février 2016 par Caroline Martinat