Jean-Pierre Giran lance le projet du Musée des cultures et du paysage

Lors du prochain conseil municipal, la majorité défendra son intention de faire du site archéologique d’Olbia et du futur musée de la Banque une seule et même entité

En 2018, les Hyérois et les touristes pourront parcourir l’histoire de la cité à travers les siècles et ce, dans deux lieux de visites et d’expositions : le site archéologique d’Olbia et le futur musée de l’ex Banque de France.

Le maire Jean-Pierre Giran, l'adjoint à la culture François Carrassan ainsi que la conservatrice du site d'Olbia, Martine Sciallano, ont imaginé les contours de ce futur musée qui tissera un fil d'Ariane entre le site archéologique (notre photo) à l'ex Banque de France. (Photo Frank Muller)

Le maire Jean-Pierre Giran, l’adjoint à la culture François Carrassan ainsi que la conservatrice du site d’Olbia, Martine Sciallano, ont imaginé les contours de ce futur musée qui tissera un fil d’Ariane entre le site archéologique (notre photo) à l’ex Banque de France. (Photo Frank Muller)

Tel est le souhait de la municipalité qui présentera ce projet lors du prochain conseil municipal en date du 19 février.

Ainsi regroupées, les deux entités culturelles formeront le « Musée des cultures et du paysage ». Une appellation voulue par le maire, Jean-Pierre Giran, pour un projet censé doper l’offre culturelle de la ville.

« Une vitrine complète »

« L’histoire de la construction de la commune sera racontée depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. L’époque gréco-romaine, visible à Olbia, trouvera son prolongement à la Banque qui déclinera la suite des cultures. On aura ainsi une vitrine complète de l’histoire de la ville qui pourra apparaître assez facilement aux visiteurs », détaille l’adjoint à la culture François Carrassan.

Pour valider cette intention, le projet scientifique et culturel a été rédigé par la conservatrice du site d’Olbia, Martine Sciallano, puis soumis à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Pour parvenir à cette osmose, chaque entité devra être réhabilitée et réaménagée.

À Olbia, une deuxième tranche de travaux sera menée cette année afin de remonter les assises des murs. « Le site aura plus de volume et sera plus visible», avance l’archéologue Carine Deal. En aménageant des assises dites « sacrificielles » données aux intempéries, il résistera également mieux aux mains chargées d’éclairs de Zeus.

Cette tranche précède une mise en valeur avec l’aménagement de passerelles en bois pour déambuler entre les îlots, d’accès pour personnes en situation de handicap et une mise en lumière. Voire le déménagement de l’entrée comme évoqué dernièrement (Var-matin du 29 janvier).

Du côté de la Banque, qui accueillera donc une exposition permanente sur l’histoire de la ville, tout est à repenser. « Le défi est de faire de cette banque qui est par essence un lieu fermé, un lieu ouvert », estime François Carrassan.

Faire de la Banque un vrai musée

L’aménagement intérieur permettra ainsi de décliner les thématiques liées aux beaux-arts, peinture, photographie, etc… Les grilles qui ceignent le jardin serviront d’accrochage façon jardin du Luxembourg, à Paris.

Pour arriver à ses fins, la municipalité lancera l’appel d’offres architecture lors du prochain conseil municipal. Elle ambitionne une attribution du marché courant 2016 et un début des travaux avant la fin de l’année. « On espère l’ouverture courant 2018 », souffle François Carrassan.

Lorsque les deux structures seront prêtes à s’emboîter, la Ville pourra mettre en vente un pass à destination du public pour découvrir le nouveau Musée des cultures et du paysage. Mais d’ici là, il reste du grain à moudre…

Tous droits réservés Var-Matin du 8 février 2016 par Olivier Bouisson