Réinstallation d’un kiosque à musique au surplomb du square Stalingrad

Dans le cadre des festivités du bicentenaire de la naissance d'Alexis Godillot, le 18 juin prochain, plusieurs places de stationnement vont être supprimées sur le parking qui surplomble le square Stalingrad (place Gabriel-Péri) pour accueillir un petit kiosque. Comme avant. (Photo DR)

Dans le cadre des festivités du bicentenaire de la naissance d’Alexis Godillot, le 18 juin 2016, un petit kiosque va être réinstallé au surplomb du square Stalingrad (place Gabriel-Péri) pour accueillir . Comme avant. (Photo DR)

Jean-Pierre Giran a annoncé devant le CIL Godillot son intention de réinstaller un kiosque à musique sur le parking qui surplombe le square Stalingrad. Comme avant. Celui-ci se dressera à l’emplacement de l’hexagone carrelé existant. « Ce qui m’a motivé, c’est de savoir que le défilé des membres de Giens 1 900 passerait à cet endroit lors des festivités du bicentenaire de la naissance d’Alexis Godillot. Je n’aurais pas aimé les voir passer entre les voitures… ».

Centres aérés : la ville propose des améliorations

Principaux changements : les stages multisports sont inclus au sein des centres aérés, qui se spécialisent (voile sur le port, patrimoine en ville, etc). Des courts séjours à Giens sont proposés aux ados

Il y a du nouveau du côté des centres aérés ! La ville a revu l’offre de loisirs destinés aux enfants pendant les petites et les grandes vacances.

Pour cet été, deux grandes nouveautés : des courts séjours seront proposés aux ados de 14/17 ans à l'Olivastre, à Giens (photo ci-dessus), avec des activités beach volley, tir à l'arc, kayak, paddle ou plames/masque/tuba. Quant au centre aéré du port, il devient un centre spécialisé voile en intégrant les anciens stages nautiques. (Photo D. R.)

Pour cet été, deux grandes nouveautés : des courts séjours seront proposés aux ados de 14/17 ans à l’Olivastre, à Giens (photo ci-dessus), avec des activités beach volley, tir à l’arc, kayak, paddle ou plames/masque/tuba. Quant au centre aéré du port, il devient un centre spécialisé voile en intégrant les anciens stages nautiques. (Photo D. R.)

Le changement le plus tangible concerne l’unification des centres aérés « classiques » et des stages multisports. « L’idée, c’est d’offrir la même prestation à tous, a expliqué le maire Jean-Pierre Giran, aux côtés de l’adjointe en charge du dossier, Edwige Marino. Toutes ces activités bénéficient de plages horaires plus larges et le repas de midi est désormais systématiquement prévu. » Les tarifs aussi sont unifiés : les stages sportifs étaient plus chers. Désormais, le prix est celui des centres aérés, déterminé pour chaque famille en fonction du quotient familial.

Point par point

Le maire a listé les autres points précis qui caractérisent « l’amélioration de l’offre de la ville ».

Premièrement, « pour plus d’efficacité et pour faciliter la vie des familles et le travail de l’administration », les inscriptions et le paiement se font désormais au guichet famille, en mairie.

Deuxième point : tous les centres sont déclarés à la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCF) et peuvent donc bénéficier d’un financement de la Caisse d’allocations familiales (ce n’était pas le cas des stages multisports).

Troisièmement : la ville a décidé de « repositionner son offre de loisirs prioritairement en bord de mer ». En ville, les centres Guynemer et Dolto ne seront pas ouverts cet été, mais « la capacité d’accueil reste inchangée ». En tout, la ville comptera neuf centres aérés, plus une nouvelle structure, l’Olivastre, à Giens.

Le quatrième point porte sur la volonté « d’améliorer la qualité des animations en proposant des activités sportives, encadrées par des éducateurs sportifs, dans tous les centres ».

Enfin, dernière nouveauté : la ville opte pour une spécialisation des centres de loisirs sur différentes thématiques. La structure située sur le port sera ainsi dédiée aux activités nautiques. En particulier, elle intègre les anciens stages de voile. Le centre aéré de l’Ayguade sera spécialisé dans les activités sportives « terrestres » tandis que ceux du centre-ville (Godillot et les Îles d’Or) s’appuieront davantage sur des thématiques culture et patrimoine.

Koh-Lanta à l’Olivastre

La ville met par ailleurs en place une nouvelle structure à l’Olivastre, sur la presqu’île de Giens : des courts-séjours de trois jours et deux nuits seront proposés aux ados de 14 à 17 ans (un public jusque-là oublié des centres aérés) avec des activités de sports découvertes. « Ce sera Koh-Lanta ! », promet Jean-Pierre Giran.

En pratique

Premières conséquences directes de ces évolutions : le choix du centre, pour les familles, ne sera plus seulement géographique mais désormais liés aux activités proposées sur chacun d’entre eux. Et pour la ville, la mutualisation des agents permet des économies. Le service jeunesse continue de gérer les centres aérés, avec le concours du service des sports pour les activités ad-hoc.

Pour le reste : les inscriptions pour les vacances de Pâques sont en cours, et celles pour les « grandes » vacances débuteront mi-avril. Dans tous les cas, une seule adresse : le guichet famille en mairie, aux heures d’ouverture de l’hôtel de ville. Et pas de panique : « nous ajustons les effectifs aux besoins des familles pour éviter les listes d’attente », rappelle Edwige Marino.

Dernier détail : la ville participe aussi (en fonction du quotient familial) au financement des colonies de vacances proposées par l’Odel Var. Reste le plus difficile : faire son choix, et attendre l’été.

Tous droits réservés Var-Matin du 26 février 2016

Jean-Pierre Giran lance une réflexion autour d’une promenade en front de mer

La ville lance une mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour l’ensemble d’un programme dont seule une petite partie, boulevard de la Marine, devrait être programmée d’ici 2020.

Seul le boulevard de la Marine devrait faire l'objet de travaux permettant la création d'une promenade de front de mer, d'ici 2020.Mais pour plus de cohérence, la ville a lancé une réflexion sur la réalisation d'un programme qui va du port d'Hyères jusqu'aux Salins. (Photo Laurent Martinat)

Seul le boulevard de la Marine devrait faire l’objet de travaux permettant la création d’une promenade de front de mer, d’ici 2020.Mais pour plus de cohérence, la ville a lancé une réflexion sur la réalisation d’un programme qui va du port d’Hyères jusqu’aux Salins. (Photo Laurent Martinat)

Attention, il ne s’agit pas de lancer, demain, les travaux. le maire s’est voulu prudent, en présentant la délibération concernant la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage relative à la programmation et à la réalisation d’une promenade de front de mer, l’un des projets phares du programme de sa majorité.

Vendredi, au conseil municipal, il s’agissait « simplement », « dans un premier temps », « de lancer une réflexion sur la manière de dessiner cette promenade du port aux Salins, pour éviter de faire les choses tronçon par tronçon, sans réflexion globale » a tenu d’emblée à préciser Jean-Pierre Giran. « Seule la partie boulevard de la Marine a vocation a être réalisée d’ici 2020. »

Sur ce tronçon, le coût des travaux est estimé à 6 millions d’euros, dont le financement sera réparti à parts égales entre la ville et le conseil départemental. Le maire a également précisé que le conseil départemental, indépendamment de ce dossier, s’est engagé à refaire la liaison douce (piste cyclable, piétonne) entre le parking de l’Arromanches et l’aéroport, début 2017.

Extrait de Var-Matin du 22 février 2016 par Caroline Martinat

Du Valdé à l’Assemblée : Jean-Pierre Giran accueille un groupe de Hyérois à l’Assemblée nationale

L’association RCVM a emmené à Paris un groupe de mamans et d’adolescents du quartier, dans le cadre d’un projet Culture Citoyenne. Un séjour riche en découvertes et en échanges.

Le mémorial de la Shoah, l’Assemblée nationale, la place de la République pour un hommage aux victimes des attentats, mais aussi le Louvre et Montmartre : le programme du petit groupe de femmes et d’adolescents du Val des Rougières partis cette semaine pour deux jours à Paris était dense.

La visite de l'Assemblée nationale, en compagnie du député Jean-Pierre Giran, mais aussi les étapes au Mémorial de la Shoah, place de la République pour un hommage aux victimes des attentats étaient les temps forts de ce déplacement. (Photos C. R.)

La visite de l’Assemblée nationale, en compagnie du député Jean-Pierre Giran, mais aussi les étapes au Mémorial de la Shoah, place de la République pour un hommage aux victimes des attentats étaient les temps forts de ce déplacement. (Photos C. R.)

Organisé par l’association RCVM, ce voyage était le point d’orgue du projet Culture citoyenne conduit depuis un an dans la cité, avec et pour ses habitants (lire par ailleurs). Quinze femmes et adolescents du quartier y participaient : des familles qui se sont impliquées dès le départ dans ce projet, d’autres sélectionnées en raison de problématiques sociales, culturelles, linguistiques ou de parentalité auxquelles elles font face. Ils étaient accompagnés par Rachida Bourekhoum, coordinatrice du RCVM, et par Gilles Desnots, professeur d’histoire au lycée Jean-Aicard.

Des victimes du nazisme à celles des attentats

Parti mercredi matin aux aurores, le groupe a d’abord fait étape au Mémorial de la Shoah. Le mur portant les noms des 76 000 Juifs de France déportés durant la seconde guerre mondiale, la solennité de la Crypte ont, fortement impressionné le groupe.

Devant le « fichier Juif » mis en place par le gouvernement de Vichy ou la maquette du Ghetto de Varsovie, les questions ont fusé, à l’adresse de Gilles Desnots. Ses réponses ont été complétées par un film, « Antijudaïsme et l’antisémitisme de l’antiquité aux années trente » devant lequel le groupe s’est spontanément arrêté.

Après cette première visite, qui a posé beaucoup de question sur le sens de l’Histoire et sur l’oubli, la deuxième étape du périple a conduit les Hyérois place de la République. Des bougies, des petits mots rédigés avant le départ pour dire la peine et la compassion ont été déposés au milieu de tous ceux, qui depuis des mois, ont transformé le monument en lieu de mémoire.

Au Palais Bourbon, avec leur député

Dernière étape de cette première journée très chargée en symboles : la visite de l’Assemblée nationale.

Elle a débuté dans la galerie des fêtes, avec l’inévitable séance photo en compagnie du député Jean-Pierre Giran, qui s’est joint quelques instants à la visite. Elle s’est poursuivie, entre les explications sur le fonctionnement des institutions fournies par la guide et les anecdotes amusantes racontées par Jean-Pierre Giran, jusqu’au clou du spectacle pour le petit groupe : la découverte de l’hémicycle alors que venait de s’achever la séance des questions au gouvernement et que la séance se poursuivait, avec la remise d’un rapport de la Cour des Comptes.

La suite du séjour était moins solennelle. Le marathon du mercredi s’est poursuivi de la place de la Concorde aux Champs Élysées, puis au Trocadéro et à la tour Eiffel, tant attendue par les plus jeunes. Le lendemain, du Louvre au Sacré Coeur et à Montmartre, en passant par Barbès, mamans et ados ont pris la mesure d’une capitale où plusieurs séjournaient pour la première fois. Juste assez pour se rendre compte qu’il faut bien plus de deux jours pour en connaître l’essentiel.

Saya, lors de la visite au mémorial de la Shoah : « L’Histoire, je connais, ce que j’ai lu, comme le Journal d’Anne Franck, ou ce que j’ai pu voir à la TV. Là, je vois de mes yeux. Et il faut que les enfants voient ça. Peut-être que ça peut aider à amener un peu d’amour entre les peuples et les différentes religions. »

Pourquoi les Juifs ? « C’est une vieille idée, a répondu Gilles Desnots à la question du groupe. Il y a d’abord eu des siècles de mises à l’écart, du fait de l’Église qui les a rendus responsable de la mort du Christ. Les Nazis sont ceux qui sont allés le plus loin. »

Hamza : « J’ai appris que les autres, les Nazis, ils ont exclu les Juifs. mais c’était pour de mauvaises raisons. »

« Paris est une ville très différente d’Hyères. J’aime bien le métro, mais finalement, c’est très fatiguant. »

Sophia (15 ans) et Imane (12 ans) : « Notre premier séjour à Paris »

« Le voyage nous a plu ! D’abord on a appris beaucoup de choses au Mémorial. On n’imaginait pas que c’était aussi horrible. On a trouvé ça très émouvant. La liste des noms quand on entre… Ca nous a choquées et ça nous a fait beaucoup de peine. À République, c’était pour rendre hommage aux victimes des attentats. À l’Assemblée nationale, on a trouvé la présentation un peu ennuyeuse. Mais on a aimé voir la grande salle qu’on voit toujours à la télé, l’Hémicycle. C’est immense. On aurait aimé prendre des photos mais c’était interdit. Dommage ! La Tour Eiffel, la voir en vraie… De nuit avec les lumières ! Nous, on la voyait plus petite. On est aussi allé au musée du Louvre. On a vu la Joconde, une vraie momie et les salles de l’Égypte antique. Au début, on pensait qu’on allait un peu s’ennuyer. Au final, c’était génial. À Montmartre, il y avait la vue sur Paris et c’était magnifique. Au début, on imaginait une ville, normale. Mais c’est vraiment beaucoup, beaucoup plus grand. On serait bien restées une semaine ! »

Mohamed, 13 ans : « Ce que j’ai préféré, c’est le musée du Louvre, plus grand et plus beau que tout ce que j’imaginais. Et puis j’avais jamais vu de momie. »

Sofiane, 11 ans : « Moi j’ai préféré La Joconde, les petites statues égyptiennes et puis le mur avec tous les noms, au musée de la Shoah. »

Le projet Culture Citoyenne s’est articulé autour de débats, comme celui sur la laïcité, en juin dernier, animé par Gilles Desnots, le professeur d’histoire qui accompagnait le groupe à Paris. La participation à l’organisation de la fête d’inauguration de la salle des fêtes du quartier, en juin dernier, a aussi été un temps fort de ce projet soutenu et financé par la mairie à travers le contrat de ville, par la CAF, l’État et le député Jean-Pierre Giran. Les familles ont également participé au financement du voyage.

1- RCVM (Relais culturel Var Méditerranée) œuvre dans le champ de la cohésion social, notamment au Val des Rougières où l’association propose de l’alphabétisation, des cours de français, des animations, des conseils pour l’accès au droit ou à l’insertion.

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 13 février 2016 par Caroline Martinat

Jean-Pierre inaugure le Forum récré, saison hiver et toujours gratuit

Jusqu’au 16 février, les 4-16 ans se retrouvent au Forum du Casino pour des ateliers culturels et des jeux à volonté… Entrée libre pour tous !

Forum Récré 2016, c'est parti ! Multi-jeux et ateliers jusqu'au 16 février pour les 4-12 ans au Forum du Casino. (Photo Laurent Martinat)

Forum Récré 2016, c’est parti ! Multi-jeux et ateliers jusqu’au 16 février pour les 4-12 ans au Forum du Casino. (Photo Laurent Martinat)

C‘est la troisième édition et, hier, c’était le tout premier jour. Pourtant, des centaines d’enfants hyérois se sont donné rendez-vous au Forum du Casino où la grande Récré dure jusqu’au 16 février tous les jours, de 10 heures à midi et de 14 heures à 17 heures.

Dans la grande salle et dans les petites salles adjacentes, des dizaines de jeux de construction, châteaux gonflables, jeux d’adresses et ateliers sont à la disposition des enfants toujours en vacances.

Zumba, couture et magie

« Zumba, atelier sciences, radio, psychomotricité, initiation musicale, couture, magie, dessins, arts plastiques… Nous avons voulu balayer toutes les disciplines d’éveil pour petits et grands », expliquent les services animation et jeunesse qui ont conjointement organisé l’événement sous l’égide de la municipalité.

Le maire, Jean-Pierre Giran, a d’ailleurs inauguré cette saison d’hiver de Forum en Récré, hier jeudi 11 février après-midi.

Pour les pré-ados et ados, le « Sous-sol » du centre Olbia accueille également les Hyérois. Mais, pour tous les ateliers, une inscription préalable est préférable pour être sûr d’avoir une place. Elles se font à 9 h 30 et 13 h 30 chaque jour.

Tous droits réservés Var-Matin du vendredi 12 février 2016 par Fred Dumas

Jean-Pierre Giran soutient la filière agricole et horticole

Après une année 2014 particulièrement compliquée, les agriculteurs et horticulteurs varois ont pu remonter un peu la pente en 2015. C’est ce que l’on retiendra du rapport moral présenté par Andrée Pellegrino, la présidente du syndicat agricole et horticole d’Hyères lors de l’assemblée générale qui se tenait jeudi soir.

« Les prix des produits pratiqués ne permettent pas de crier cocorico mais que ce soit dans l’horticulture avec les pivoines ou dans le maraîchage, on a pu retirer quelques satisfactions »,a témoigné la présidente.

Andrée Pellegrino a présidé la réunion, aux côtés du député-maire Jean-Pierre Giran, du président de la chambre d'agriculture Alain Baccino et de l'adjoint à l'agriculture Elie di Russo. (Photos L. M.)

Andrée Pellegrino a présidé la réunion, aux côtés du député-maire Jean-Pierre Giran, du président de la chambre d’agriculture Alain Baccino et de l’adjoint à l’agriculture Elie di Russo. (Photos L. M.)

Elle a aussi salué le regroupement des agriculteurs pour des ventes directes sur le marché paysan, d’autres marchés locaux ou associatifs et pour certains, dans des grandes surfaces. Cette démarche fait que « notre cité n’a pas souffert de l’embargo russe comme les Bouches-du-Rhône ou le Vaucluse », a-t-elle commenté.

Pour autant, les professionnels hyérois ne sont pas en paix.

La menace que représente la bactérie Xylella Fastidiosa inquiète des professionnels qui ont profité de la présence du député maire Jean-Pierre Giran, pour lui demander de transmettre au gouvernement leurs questions sur ce sujet (lire ci-dessous), tandis que Gilles Millo, du syndicat FDSEA, ajoutait à la liste une question sur les baux ruraux.

La grogne qui monte, qui monte

Le président de la chambre d’agriculture Alain Baccino a lui aussi profité de l’oreille attentive de Jean-Pierre Giran, qui a affirmé un soutien total à une filière qu’il n’est « pas question de sacrifier ». M. Baccino a alerté sur différents problèmes récents rencontrés par la chambre.

Il a évoqué d’abord une transition compliquée, suite au transfert de la compétence agricole du département à la région.

Il a aussi dénoncé le passage « aux oubliettes » du plan sur l’horticulture « au mépris du travail réalisé durant trois ans ».

Et il s’est enfin offusqué d’une réorganisation régionale des chambres d’agricultures qui coûte très cher aux Varois puisqu’elle a fait disparaître les fonds destinés au financement de son principal projet, en Centre Var (1). Gilles Millo, pour la FDSEA, a prévenu les agriculteurs et horticulteurs hyérois. « Le conseil départemental nous lâche et s’il faut taper du poing sur la table, nous le ferons. »

À les entendre, le mouvement de grogne des agriculteurs pourrait fort bien ne pas se cantonner aux côtes bretonnes ou aux monts auvergnats.

1. La chambre projette la construction de ses nouveaux locaux, d’un centre mondial du rosé avec une vigne école et une filière formation.

Tous droits réservés Var-Matin du 9 février 2016 par Caroline Martinat

Jean-Pierre Giran lance le projet du Musée des cultures et du paysage

Lors du prochain conseil municipal, la majorité défendra son intention de faire du site archéologique d’Olbia et du futur musée de la Banque une seule et même entité

En 2018, les Hyérois et les touristes pourront parcourir l’histoire de la cité à travers les siècles et ce, dans deux lieux de visites et d’expositions : le site archéologique d’Olbia et le futur musée de l’ex Banque de France.

Le maire Jean-Pierre Giran, l'adjoint à la culture François Carrassan ainsi que la conservatrice du site d'Olbia, Martine Sciallano, ont imaginé les contours de ce futur musée qui tissera un fil d'Ariane entre le site archéologique (notre photo) à l'ex Banque de France. (Photo Frank Muller)

Le maire Jean-Pierre Giran, l’adjoint à la culture François Carrassan ainsi que la conservatrice du site d’Olbia, Martine Sciallano, ont imaginé les contours de ce futur musée qui tissera un fil d’Ariane entre le site archéologique (notre photo) à l’ex Banque de France. (Photo Frank Muller)

Tel est le souhait de la municipalité qui présentera ce projet lors du prochain conseil municipal en date du 19 février.

Ainsi regroupées, les deux entités culturelles formeront le « Musée des cultures et du paysage ». Une appellation voulue par le maire, Jean-Pierre Giran, pour un projet censé doper l’offre culturelle de la ville.

« Une vitrine complète »

« L’histoire de la construction de la commune sera racontée depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. L’époque gréco-romaine, visible à Olbia, trouvera son prolongement à la Banque qui déclinera la suite des cultures. On aura ainsi une vitrine complète de l’histoire de la ville qui pourra apparaître assez facilement aux visiteurs », détaille l’adjoint à la culture François Carrassan.

Pour valider cette intention, le projet scientifique et culturel a été rédigé par la conservatrice du site d’Olbia, Martine Sciallano, puis soumis à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Pour parvenir à cette osmose, chaque entité devra être réhabilitée et réaménagée.

À Olbia, une deuxième tranche de travaux sera menée cette année afin de remonter les assises des murs. « Le site aura plus de volume et sera plus visible», avance l’archéologue Carine Deal. En aménageant des assises dites « sacrificielles » données aux intempéries, il résistera également mieux aux mains chargées d’éclairs de Zeus.

Cette tranche précède une mise en valeur avec l’aménagement de passerelles en bois pour déambuler entre les îlots, d’accès pour personnes en situation de handicap et une mise en lumière. Voire le déménagement de l’entrée comme évoqué dernièrement (Var-matin du 29 janvier).

Du côté de la Banque, qui accueillera donc une exposition permanente sur l’histoire de la ville, tout est à repenser. « Le défi est de faire de cette banque qui est par essence un lieu fermé, un lieu ouvert », estime François Carrassan.

Faire de la Banque un vrai musée

L’aménagement intérieur permettra ainsi de décliner les thématiques liées aux beaux-arts, peinture, photographie, etc… Les grilles qui ceignent le jardin serviront d’accrochage façon jardin du Luxembourg, à Paris.

Pour arriver à ses fins, la municipalité lancera l’appel d’offres architecture lors du prochain conseil municipal. Elle ambitionne une attribution du marché courant 2016 et un début des travaux avant la fin de l’année. « On espère l’ouverture courant 2018 », souffle François Carrassan.

Lorsque les deux structures seront prêtes à s’emboîter, la Ville pourra mettre en vente un pass à destination du public pour découvrir le nouveau Musée des cultures et du paysage. Mais d’ici là, il reste du grain à moudre…

Tous droits réservés Var-Matin du 8 février 2016 par Olivier Bouisson