Chargés d’émotion, les vœux de Jean-Pierre Giran au monde de l’éducation

Le maire et l’inspectrice de l’Éducation nationale ont formé des vœux de tolérance et d’unité, pour tous les acteurs de l’école, après une année 2015 marquée par l’ignominie du terrorisme

La cérémonie des vœux s'est tenue lundi à l'école des Salins. (Photos S. M.)

La cérémonie des vœux s’est tenue lundi à l’école des Salins. (Photos S. M.)

En 2015 déjà, les vœux à la communauté éducative hyéroise étaient marqués du sceau de l’émotion, quelques jours après les attentats à Charlie Hebdo et à l’Hyper Casher.

Un an après, c’est chargé du fardeau des attaques terroristes à Paris le 13 novembre, que le maire Jean-Pierre Giran, son adjointe à l’éducation Edwige Marino et l’inspectrice de l’Éducation nationale Bénédicte Lesieur se sont adressés à ceux qui font vivre l’école : directeurs et enseignants, personnel Atsem de maternelle, représentants de parents d’élèves et d’associations intervenant dans le champ de l’éducation.
Jean-Pierre Giran a affirmé ce « travail fondamental » que constitue la lutte contre l’obscurantisme et « l’apprentissage de la citoyenneté à l’école, ce laboratoire républicain qui abolit les différences ».
Faire disparaître les gènes de la désunion
Le député-maire a renchéri : « Il est important que ce message soit porté en toute indépendance car c’est le seul moyen d’apporter une réponse [aux actes terroristes]et faire disparaître les gènes de la désunion. N’oublions pas que des idoles françaises sont issues de l’immigration. Notre devoir est de faire durer cette communauté qui naît à l’école et a tendance à disparaître. »
Après cette année compliquée durant laquelle les élèves n’ont pu ignorer les événements, même s’ils y attachent un degré d’implication différent de celui des adultes, la municipalité avait choisi la petite école des Salins pour cette cérémonie de voeux. Une classe des Salins est, en effet, identifiée pour participer au Parlement des enfants, travailler sur un projet de loi en collaboration avec leur député. « Là encore, il s’agit d’un bel apprentissage républicain, sympathique et intelligent, qui montre que la démocratie a un sens », a dit Jean-Pierre Giran.
À l’adresse des acteurs de l’école, il a conclu : « La connaissance et la transmission, c’est votre affaire. La citoyenneté, c’est l’affaire de tous ».
L’enseignement dans la joie et la poésie
Pour l’Éducation nationale, Bénédicte Lesieur a évoqué les nouveaux programmes de maternelle et élémentaire qui entreront en vigueur à la rentrée 2016 et le lien école – collège : « Je sais que chacun de vous s’y inscrira pleinement », a-t-elle dit.
Revenant à son tour sur 2015, annus horribilis, elle a appelé à la plus grande attention en 2016 « pour les élèves et l’environnement scolaire que l’on doit améliorer du mieux possible ».
« L’acte d’enseigner, et d’accompagner pour les Atsem, revient à transmettre les valeurs du vivre ensemble et de tolérance inscrites dans la notion de laïcité, souvent mal comprise. Pour cela, l’unité est indispensable », a-t-elle repris en citant le poète Abdellatif Laâbi (la poésie en réponse à la barbarie) et la spécialiste de l’éducation Nathalie Carpentier (l’enseignement dans la joie).Réunion sur la carte scolaire

Jean-Pierre Giran a sollicité la représentante hyéroise de l’Éducation nationale pour une réunion dans les prochaines semaines, afin « d’anticiper, et ne pas subir, la baisse démographique d’élèves qui s’annonce, selon les chiffres du recensement. Il s’agit de redéfinir la carte scolaire de façon marginale, car tous les quartiers ne seront pas touchés de manière homogène ».
L’idée étant de devoir fermer le moins de classes possible en raison de la baisse des effectifs. « Si nous pouvons améliorer les choses, nous le ferons », a glissé le député-maire.
Tous droits réservés Var-Matin du 27 janvier 2016 par S. Mouhot