Jean-Pierre Giran rend visite aux services de secours lors de la nuit du Réveillon

Les interventions habituelles, quelques rares feux de poubelles au Val des Rougières : dans l'ensemble la nuit a été calme pour les sapeurs pompiers de garde.

Les interventions habituelles, quelques rares feux de poubelles au Val des Rougières : dans l’ensemble la nuit a été calme pour les sapeurs pompiers de garde.

Pompiers, militaires, policiers et personnels hospitaliers : ils ont passé le cap de la nouvelle année au boulot. Une nuit relativement calme, durant laquelle ils ont reçu la visite des élus

Ce n’est pas parce qu’on ne fait pas la fête qu’on s’ennuie forcément le soir du réveillon. Il arrive que l’on travaille, et c’était le cas jeudi soir, des équipes de permanence à l’hôpital d’Hyères, des pompiers, des policiers nationaux et municipaux ou des militaires du 54e RA.

Comme c’est la tradition, c’est avec eux que le maire, Jean-Pierre Giran, a passé les dernières heures de 2015, à eux aussi qu’il a adressé ses premiers vœux.

Première étape, vers 18 h 30, à la caserne Vassoigne. Accompagné du premier adjoint Francis Roux, délégué à la Défense, de Jean-Marc Gély, adjoint en charge de la sécurité et du directeur de la sécurité Fabrice Werber, le maire a été accueilli par le lieutenant-colonel Taprest, suppléant du chef de corps.

Des militaires très sollicités

Une vingtaine de militaires était présente à la caserne, pour assurer la sécurité du site. Mais ils étaient 250 de plus à passer ce réveillon loin de leurs familles ou amis, hors garnison : 150 soldats mobilisés par l’opération sentinelle en Île-de-France, 90 en Guyane, 6 au Mali, et 5 à Mayotte, en Irak, en Côte d’Ivoire ou au Liban.

« Nous savons combien vous êtes sollicités dans ce contexte particulier, sans oublier votre rôle dans les opérations extérieures. C’est important et les Français s’en rendent compte », a dit le maire en les remerciant de leur engagement, y compris auprès des Hyérois lorsque le besoin s’en fait sentir, par exemple lors des inondations.

Après un tour au Foyer des Mûriers, à la rencontre des anciens, les élus ont fait une pause, avant de se rendre, à 22 h 30, au service des urgences de l’hôpital.

Du boulot aux urgences

La soirée s’y déroulait de façon un peu moins calme que d’habitude, avec pas mal de « bobologie » et dans la crainte de voir survenir, au milieu de la nuit, les traditionnels éclopés du réveillon : « Ceux qui ont trop bu, ceux qui ont trop mangé et ceux qui sont trop seuls… »

Autour des Dr Corniflau, Simon et Ntsai de garde ce soir-là avec trois infirmiers et deux aides soignants, les élus ont été accueillis par le directeur des ressources humaines, Gabriel Nirlo, et le président de la commission médicale d’établissement, le Dr Jean-Philippe Boutin. Une trentaine d’autres personnes était de garde dans l’ensemble des services hospitaliers.

Ceux qui ont pu se libérer quelques instants ont trinqué (très raisonnablement) à la bonne santé de l’hôpital ! Comme à chacune des étapes de la soirée, ces quelques instants ont permis un échange à bâtons rompus avec les élus. « C’est le genre de tournée qui permet tout de même de se rendre mieux compte de certaines choses », notait le maire, tandis que ses hôtes saluaient « un geste apprécié par ceux qui travaillent la nuit ».

Délit de fuite : les policiers en chasse

À l’étape suivante au commissariat, il n’y avait quasiment personne. Et pour cause, dix des treize policiers de garde étaient sur le terrain, à la poursuite d’un fuyard. Car sur le premier contrôle routier de la soirée, le premier conducteur a fait demi-tour, abandonné sa voiture dans un champ pour prendre la fuite. Il est toujours recherché.

Les élus ont donc été accueillis par le commandant Garcia qui a évoqué avec eux « une plus grande présence à l’aéroport, notamment à l’arrivée des vols en provenance de Charleroi, à la gare ou près des édifices religieux » depuis les attentats. Pour autant, ce n’est pas une surcharge de travail, a commenté le policier, « parce qu’on n’avait pas baissé les bras depuis janvier ». Sur la durée, le challenge, pour les policiers, est de « se méfier de l’habitude ».

La routine chez les pompiers

Prochaine étape. A 23 h 30, l’équipe de 14 sapeurs pompiers était au complet à la caserne autour du lieutenant Bellanger, chef de poste et de l’adjudant-chef Perlungo, chef de groupe. La soirée était relativement calme. Les élus ont tout de même assisté à un départ pour un feu de voiture dans le jardin d’une maison. L’occasion pour les élus de suivre en direct le déroulement d’une intervention avant de rejoindre le centre de supervision urbain au siège de la police municipale où les caméras confirmaient la tranquillité de cette dernière soirée de l’année.

C’est là que le cap de 2016 a été franchi, avec quelques-uns des 12 policiers municipaux de garde pour la nuit, et une pensée pour leurs quatre collègues de permanence à Porquerolles. « Je vous remercie pour votre action, votre mobilisation qui est forte. On vous demande beaucoup », a dit Jean-Pierre Giran en les saluant pour « la tenue, l’efficacité dans le service rendu ». « Je crois que la population apprécie », a-t-il conclu.

Quelques voeux de bonne année plus tard, les patrouilles ont repris. Les policiers, tout comme les pompiers, les militaires et les personnels de santé ont commencé l’année comme ils l’avaient finie : au service de leurs concitoyens.

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 2 janvier 2016 par Caroline Martinat, page 4.