Jean-Pierre Giran présente le PLU devant les habitants

Zones naturelles, agricoles ou à urbaniser : le bureau d’études chargé du projet de Plan local d’urbanisme à Hyères a dévoilé ses grandes priorités pour 2016

Face à un auditoire important, le maire Jean-Pierre Giran et les « techniciens du PLU » ont dévoilé les grands axes du projet. (Photos F. D.)

Face à un auditoire important, le maire Jean-Pierre Giran et les « techniciens du PLU » ont dévoilé les grands axes du projet. (Photos F. D.)

Mercredi soir au Forum du Casino, c’était l’occasion ou jamais d’entendre et de comprendre les grandes orientations du nouveau Plan local d’urbanisme (PLU).

Elles ont été présentées par le maire, Jean-Pierre Giran, accompagné de ses adjoints, et le cabinet d’études chargé du projet, Citadia. En résumé, les zones agricoles et naturelles resteront « vertes ». Et les zones urbanisées vont connaître un développement « ciblé et maîtrisé ».

« Hyères est une commune diversifiée et complexe. Pour ce PLU, il nous fallait prendre en compte tous les aspects de la ville : sa dimension agricole primordiale, son côté patrimonial, son potentiel économique tout en respectant les obligations liées au plan de programmation habitat avec une mixité sociale nécessaire », a déclaré Jean-Pierre Giran en introduction. « Nos objectifs dans cette opération sont tout à la fois de créer des infrastructures modernes, renforcer la capacité d’accueil de la ville, revitaliser le commerce local, encourager le développement économique, comme à la ZAC du Roubaud par exemple, et tenir compte de l’exigence environnementale. Ce PLU est, finalement, la traduction réglementaire, de nos grandes orientations », a-t-il conclu avant de laisser la parole à Julien Meyrignac, gérant de Citadia, le cabinet en charge du PLU hyérois.

Enquête publique à l’été 2016

« Le PLU est une sorte de boîte à outils de l’évolution d’une commune », a-t-il déclaré en préambule. « L’arrêt de la proposition de PLU est prévu fin janvier puis trois mois seront consacrés aux questions de tous. L’enquête publique commencera au début de l’été pour une approbation souhaitée au quatrième trimestre 2016. » Voilà qui est clair et fixe le calendrier à venir.

Le bureau d’études s’est appuyé sur trois grandes priorités : les nouveaux équilibres territoriaux, l’amélioration des équilibres humains et le renforcement des équilibres économiques. Derrière ces notions très généralistes se profilent des réalités concrètes que le spécialiste a détaillées.

« Les zones naturelles resteront naturelles ! »

Dans la salle, les Hyérois attendaient des précisions sur certaines zones de la commune, secteurs agricoles ou pas. Ils ont obtenu des réponses qui ont désormais valeur d’engagements.

« Les zones naturelles seront de vraies zones naturelles. Les zones agricoles, aussi ! », a martelé Julien Meyrignac. « Des limites claires entre zones urbanisées et zones naturelles ou agricoles sont d’ores et déjà fixées. »

« Je possède quelques terres qui jouxtent la ville et je m’inquiétais du nouveau schéma. J’ai pu obtenir des réponses ce soir, même si je prendrai du temps pour consulter en mairie ce PLU dans les détails », confie un spectateur attentif. De nombreux autres, dans la salle, ont pris des notes, convaincus que l’avenir d’Hyères se jouait maintenant.

Puis est venu le sujet important des secteurs à urbaniser. Le bureau d’études a dévoilé un élément central : « Nous souhaitons une urbanisation aux abords des axes de transport déjà existants pour les Hyérois. Autrement dit, privilégier le développement des zones déjà desservies. Il faut clarifier nettement les zones à fort potentiel économique et prévoir des extensions, comme à Saint-Martin, par exemple. Bref, il faut relancer la production de foncier d’activités économiques. »

Dans la salle, les questions se sont succédé, notamment sur le calendrier. Le PLU, sous-titré « Ma ville pour demain », sera rapidement mis à la lecture de tous. Trois mois de réflexion sont prévus pour toutes les observations des Hyérois. Le document sera consultable en mairie.

De sa lecture naîtront peut-être d’éventuelles modifications, puis l’enquête publique débutera à la fin du printemps. Un marathon procédural qui occupera une bonne partie de l’année 2016. Tous droits réservés Var-Matin du 27 novembre 2016