Pavillon orange : trois étoiles pour la sécurité

Bien moins connu que le pavillon bleu, qui valorise la qualité environnementale des plages et des ports du littoral, le pavillon orange récompense le travail des communes pour assurer la sauvegarde et la protection des populations.

Pour la troisième année consécutive, la ville a obtenu le pavillon orange avec les trois étoiles qui soulignent la plus haute qualification. (Photo C. R)

Pour la troisième année consécutive, la ville a obtenu le pavillon orange avec les trois étoiles qui soulignent la plus haute qualification. (Photo C. R)

Le général François Vernoux, fondateur de ce label, est venu en personne remettre le drapeau dans les mains du maire, Jean-Pierre Giran, au cours d’une cérémonie courte mais conviviale, à laquelle étaient conviés les différents services qui oeuvrent à la protection des populations en cas de crise majeure : polices nationale et municipale, comité communal feux de forêts (CCFF), sapeurs-pompiers et protection civile.

Une lourde responsabilité

L’état a transféré la responsabilité de la sauvegarde des populations aux communes en 2004 et dans la foulée, le haut comité français pour la défense civile a eu l’idée de créer, sur le site du pavillon orange, une check-list pour aider les collectivités dans leur mission. « La liste des 136 questions recensées au départ s’est rapidement enrichie des expériences des uns et des autres et compte désormais 120 points, a expliqué le général Vernoux. Elle fait le tour des obligations, des préconisations et de toutes les bonnes idées des uns et des autres. »

Comme celles qu’il a relevées à Hyères lors d’un audit réalisé au lendemain des inondations de novembre 2014 : « la caméra autonome du Gapeau, les fiches opérationnelles et puis la présence d’une réserve communale qui n’en a pas le nom, avec le CCFF et la protection civile ».

Il a aussi cité en exemple le système de renforts mis en place avec les communes voisines, comme Toulon et La Seyne, elles aussi titulaires du pavillon orange.

Après le pavillon, le général Vernoux a également remis au maire le trophée de la résilience sociétale, attribué pour son action opérationnelle pendant et après les inondations.

« Le risque est là »

Pour cela, Jean-Pierre Giran l’a remercié d’avoir identifié « la qualité d’une cellule de crise qui assure une mission essentielle et exemplaire ».

Dans son allocution de remerciement – remerciements qu’il a adressés en priorité à l’ensemble des services de professionnels et de bénévoles concernés -, le maire a loué « une action responsable qui a vocation à essayer de s’améliorer chaque fois que c’est possible ».

Il a aussi rappelé ces moments difficiles « où l’âme d’une commune apparaît », où « la solidarité, la mobilisation, la compétence des services rend fier » pour mieux souligner que « ces moments-là, qu’on ne veut pas revivre, il ne faut pas non plus les oublier. »

Et de mettre en garde ses concitoyens : « Il faut qu’ils sachent que quoi qu’on fasse, ils doivent s’habituer à vivre dans un univers qui ne sera plus celui d’hier. Le risque est là. » Et malgré tous les efforts déployés par la commune, le maire ne cache pas son angoisse qu’un jour, la commune ne connaisse un drame comme celui qu’ont subi récemment les Alpes-Maritimes, ou La Londe l’an passé.

Tous droits réservés Var-Matin du 16 octobre 2015, par Caroline Martinat