Centre ancien : le bon sens près de chez vous ?

Le changement de plan de circulation dans la vieille ville fait polémique. Le maire a justifié ce choix hier lors d’un point presse, en revenant sur la concertation organisée avec le comité d’intérêt local

 Le maire a expliqué, hier également, pourquoi la ville a décidé cette modification, à la demande du comité d'intérêt local de la haute ville, représenté par son président Christian Brutinel. (Photos Laurent Martinat)

Le maire a expliqué, hier également, pourquoi la ville a décidé cette modification, à la demande du comité d’intérêt local de la haute ville, représenté par son président Christian Brutinel. (Photos Laurent Martinat)

La modification du plan de circulation dans le centre ancien (1), et plus précisément la mise en place d’un sens unique dans plusieurs des artères étroites de la vieille ville, fait polémique depuis quelques jours.

Lors d’un point presse destiné à présenter les différents changements intervenant ces jours-ci sur la voirie communale, le maire Jean-Pierre Giran a donc fermement insisté sur la notion d’intérêt général, qui, insiste-t-il, « a guidé toutes ces décisions ».

Le point sur la concertation

S’agissant du centre ancien, il a rappelé qu’un maximum de personnes ont été consultées, « de façon objective ». « Nous sommes allés jusqu’à organiser un sondage, que nous avons confié au CIL pour plus d’objectivité, les comités d’intérêt locaux constituant les interlocuteurs privilégiés de la mairie dans tous les quartiers », a-t-il déclaré.

Tout le monde n’a pas répondu, mais la ville estime avoir eu un échantillon suffisamment représentatif pour valider sa décision. « Huit cents personnes ont reçu le questionnaire et nous avons eu 147 réponses, malgré une propagande pour que les gens ne répondent pas, a précisé le président du CIL, Christian Brutinel. 70 % des participants étaient favorables à la mise en place d’un sens unique. »

Pourquoi ce sens unique ?

« Il suffit de se promener dans ces rues pour voir le nombre de fois ou deux véhicules se retrouvent face à face dans l’impossibilité de se croiser, note Jean-Pierre Giran. Un sens plus circulaire permet de résoudre beaucoup de difficultés. » Le nouveau plan de circulation sera donc en vigueur dès lundi.

Une période d’expérimentation

« Il va de soi, a précisé le maire, qu’aucune solution n’est jamais définitive. Il y a toujours une période d’expérimentation, de quelques semaines ou quelques mois, qui permet de voir comment ça se passe. Mais je suis personnellement certain que cela va fonctionner et que cette modification va dans le sens de l’intérêt général. »

Répondant à l’opposition affichée par le collectif Sauvegarde du vieux Hyères qui a placardé hier des affiches appelant à manifester ce matin  le maire indique : « Ils ont été consultés, on leur a expliqué. Je ne trouve pas que cette attitude va dans le sens de la démocratie participative dans la mesure où la consultation a eu lieu. »

Il précise enfin que le nouveau plan de circulation a été distribué dans 800 boîtes aux lettres du quartier la semaine dernière, avec un numéro de téléphone à contacter pour tout renseignement. « Un cahier de doléances est ouvert à la police municipale et pour l’instant, nous n’avons reçu aucune remarque. »

Préemption rue Bourgneuf

Jean-Pierre Giran a également annoncé une autre décision destinée à faciliter la circulation dans le centre ancien. « Nous allons préempter l’immeuble situé au numéro 42. Il y a plusieurs solutions que nous allons étudier car il devient fondamental de régler le problème qui se pose à cet endroit. »

Jean-Pierre Giran a conclu son intervention en indiquant que la vieille ville « est une priorité absolue »pour la municipalité. Évoquant la fin des travaux à la collégiale et le lancement du parcours des arts en 2016, il affirme que « cette reconquête va assainir et dynamiser aussi le centre-ville. Le projet concernant la circulation fait partie de ce projet plus global et plus ambitieux. »

Les remparts du château renaissent de leurs ruines

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Les remparts vus de l’extérieur où l’on observe la forme originale des créneaux « merlon-bifide » qui ont été reconstitués. Le premier tronçon de remparts médiévaux qui vient d’être restauré entre le castel Sainte-Claire et la tour ronde. En haut à droite, le maire et les deux adjoints sur la tour lors de la visite. A droite : envahie par la végétation cette partie des remparts était totalement invisible. (Photos Hélène Dos Santos)

Des travaux de restauration de l’enceinte urbaine primitive de la cité médiévale ont été engagés par la ville. Une première tranche est déjà réalisée au dessus du castel Sainte-Claire

En découvrant cette construction crénelée couleur calcaire sur les hauteurs de la vieille ville côté est, nombre de Hyérois se sont interrogés…

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D’où sort-elle ? Comment a-t-il été possible de construire une telle muraille à cet endroit ? Sinon, si c’est une construction déjà existante, pourquoi semble-t-elle si « neuve » et pourquoi ne la voyait-on pas auparavant ?

Que tout le monde se rassure, il ne s’agit ni d’hallucinations, ni d’une construction illicite sur la colline du château.
La première enceinte urbaine
En fait, ce que l’on voit au-dessus du castel

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Sainte-Claire est une partie des remparts médiévaux situés sur un terrain abrupt entre le castel et la tour ronde.

Des remparts qui constituent une partie de l’ancienne première enceinte urbaine inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Si l’ouvrage paraît neuf, c’est qu’il vient d’être rénové et on ne le voyait parce qu’il était jusqu’ici, et depuis des lustres, entièrement recouvert par la végétation.

Les remparts vus de l'extérieur où l'on observe la forme originale des créneaux « merlon-bifide » qui ont été reconstitués. Le premier tronçon de remparts médiévaux qui vient d'être restauré entre le castel Sainte-Claire et la tour ronde. En haut à droite, le maire et les deux adjoints sur la tour lors de la visite. A droite : envahie par la végétation c ette partie des remparts était totalement invisible. (Photos Hélène Dos Santos)

Une visite sur place a eu lieu mercredi en présence du député-maire, Jean-Pierre Giran, de François Carrassan, adjoint à la culture et d’Élie di Russo adjoint aux espaces verts. Des services qui ont travaillé ensemble sur ce projet. « Ces travaux de consolidation et de restauration des remparts s’inscrivent dans un projet de reconquête de la colline du château, qui, avec les travaux à la collégiale Saint-Paul et la création du circuit des artisans, constitue l’une des priorités du mandat », insistait le maire.
80 000 e par tranche
Les études préalables ont été pilotées par le LA3M (Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée).
Les travaux de la première tranche qui porte sur le tronçon de remparts situé entre le castel Sainte-Claire et la tour ronde, ont duré quatre mois et ont consisté à supprimer la végétation parasite, conforter et recaler la maçonnerie et reprendre les joints sous le contrôle de l’architecte des bâtiments de France. La seconde tranche va consister à réaliser le même type de travaux sur le tronçon de remparts allant du castel Sainte-Claire à la porte Saint-Jean.
Le montant des travaux de la 1re tranche, comme la suivante, est de 80 000 euros HT, financé à 40 % par la ville, et 60 % par les subventions : Département (24 000 e) ; Région (8 000 e) et État (ministère de la culture) (16 000 e).
La suite de la restauration se heurte pour l’heure au fait que les ouvrages se trouvent sur des domaines privés. La ville va donc prendre contact avec les propriétaires.Tous droits réservés Var-Matin du 24 octobre 2015 par Emmanuelle Pouquet

« Forum en Récré » : une semaine pour jouer à tout

Jusqu’au 28 octobre, le Forum du Casino fait place nette pour les enfants. Ateliers créatifs et animations gratuites pour les petits. Pour les plus grands, le sous-sol d’Olbia est ouvert

Châteaux gonflables et ateliers ludiques : les enfants de 3 à 12 ans enchaînent les activités au Forum. (Photos Laurent Martinat)

Châteaux gonflables et ateliers ludiques : les enfants de 3 à 12 ans enchaînent les activités au Forum. (Photos Laurent Martinat)

Tous les enfants hyérois sont concernés et toutes les tranches d’âge ont leur lieu : le Forum du Casino pour les 3-12 ans et le sous-sol du Centre Olbia pour les 10-16 ans.

Depuis sa première édition, l’an dernier, « Forum en Récré » s’est encore développé, offrant aux petits comme aux grands l’opportunité de découvrir des jeux créatifs, des installations « défouloir » et des initiations aux arts.

Organisé par le service animation de la commune, cet événement est entièrement gratuit et ouvert à tous pour les vacances scolaires. « Nous avons voulu séparer les activités selon les âges des enfants. Certains ateliers nécessitent d’être inscrits. D’autres, non », explique l’équipe d’organisation.

Zumba, perles, magie et sciences

Concrètement, la grande salle de la galerie, en entrant, est réservée aux Kapla et sans inscription. Les châteaux gonflables géants sont au centre du Forum et, dans les salles adjacentes, une découverte de jeux de société et puzzle est proposée.

En revanche, il faut être inscrit pour participer à d’autres ateliers plus « ciblés » : un atelier scientifique, un atelier nature, un autre recyclage, zumba, perles et magie.

« Chaque jour, les inscriptions se font à 9 h 30 pour les ateliers du matin et à 13h30 pour ceux de l’après-midi », rappelle-t-on à l’entrée.

Ce « Forum en Récré », deuxième édition, dure donc jusqu’au 28 octobre prochain et ravit les parents d’enfants en bas âge. « Mes filles, Liz, 2 ans, et Lou, 4 ans, s’éclatent chaque année ici. L’endroit est sécurisé et les activités variées », explique Magali, une maman hyéroise, venue à pied au Forum.

Slam, rap et « DJ » pour les ados…

Pour les 10-16 ans, direction le sous-sol du centre Olbia où les pré-ados et ados peuvent s’initier au rap, au slam ou au hip-hop. Un atelier DJ est même prévu dans cet espace dévolu à la musique toute l’année.

Hier, en fin d’après-midi, le député-maire, Jean-Pierre Giran, a fait un tour des installations et s’est félicité du succès du premier jour : « L’an dernier, 3 000 personnes étaient venues ».

Avec son adjointe à l’animation, Véronique Bernardini, il a inauguré cette « saison 2 », espérant battre le record de fréquentation cette année !

Inauguration en grande pompe au Plan du Pont

La société du canal de Provence a inauguré un surpresseur. Il permet de sécuriser et de renforcer l'alimentation en eau de tout le secteur Toulon Est, sur 45 kilomètres de canalisations, entre Toulon et La Môle. (Photos Frank Muller)

La société du canal de Provence a inauguré un surpresseur. Il permet de sécuriser et de renforcer l’alimentation en eau de tout le secteur Toulon Est, sur 45 kilomètres de canalisations, entre Toulon et La Môle. (Photos Frank Muller)

La société du canal de Provence (SCP) a inauguré hier un surpresseur au quartier du plan du Pont, à Hyères. En cas de besoin, et notamment l’été en période de pointe, cet équipement permet de compenser les pertes de charge créées par un fort débit en augmentant la pression de l’eau dans les immenses conduites du réseau Toulon Est.

« Ces travaux, a expliqué le directeur général de la SCP Bruno Vergobbi, interviennent dans un contexte général de renforcement et de sécurisation de l’alimentation en eau du littoral varois à l’est de Toulon. L’infrastructure dite de Toulon Est se compose de canalisations de très gros diamètre qui sont raccordées à l’ouvrage canal de Provence à l’ouest de Toulon, au lieu-dit Les Laures. Le tracé se poursuit ensuite jusqu’à la Môle après un cheminement de 45 kilomètres. »

Compte tenu de l’évaluation des besoins depuis une dizaine d’années – pour l’alimentation en eau potable des communes principalement, mais aussi pour les dessertes agricoles ou des poteaux de défense contre l’incendie – la SCP a entrepris des renforcements sur l’ensemble de ce réseau, dont « certains étaient d’ailleurs prévus dès l’origine ».

Concrètement, les travaux consistent, à certains endroits à doubler la canalisation. Ailleurs, il s’agit de créer des ouvrages de pompage ou, comme à Hyères, des surpresseurs.

Une sécurité supplémentaire

Au Plan du Pont, la société du canal de Provence a choisi de faire d’une pierre deux coups. La pompe du surpresseur fonctionne en effet dans les deux sens. « À terme, nous pourrons utiliser les volumes stockés au barrage de Trapan à Bormes et les renvoyer vers Toulon pour réaliser des opérations de maintenance lourde sur les infrastructures, sans impact significatif sur le service de l’eau », a détailléBruno Vergobbi.

Le coût total des travaux sur cette infrastructure de Toulon Est se monte à 13 millions d’euros. La région et le département ont apporté une contribution de 20 % chacun. La ville a vendu le terrain sur lequel l’équipement a été construit, sur pilotis en raison du caractère inondable de la zone.

Mireille Peirano, vice-présidente du conseil régional, Jean-Guy Di Giorgio, vice-président du conseil départemental et Jean-Pierre Giran, député-maire d’Hyères, ont d’ailleurs assisté à l’inauguration et découvert, à la faveur d’une visite guidée, le fonctionnement de ce surpresseur, l’un des plus gros parmi les ouvrages du canal de Provence.

Tous droits réservés Var-Matin du 21 octobre 2015 par Caroline Martinat

Pavillon orange : trois étoiles pour la sécurité

Bien moins connu que le pavillon bleu, qui valorise la qualité environnementale des plages et des ports du littoral, le pavillon orange récompense le travail des communes pour assurer la sauvegarde et la protection des populations.

Pour la troisième année consécutive, la ville a obtenu le pavillon orange avec les trois étoiles qui soulignent la plus haute qualification. (Photo C. R)

Pour la troisième année consécutive, la ville a obtenu le pavillon orange avec les trois étoiles qui soulignent la plus haute qualification. (Photo C. R)

Le général François Vernoux, fondateur de ce label, est venu en personne remettre le drapeau dans les mains du maire, Jean-Pierre Giran, au cours d’une cérémonie courte mais conviviale, à laquelle étaient conviés les différents services qui oeuvrent à la protection des populations en cas de crise majeure : polices nationale et municipale, comité communal feux de forêts (CCFF), sapeurs-pompiers et protection civile.

Une lourde responsabilité

L’état a transféré la responsabilité de la sauvegarde des populations aux communes en 2004 et dans la foulée, le haut comité français pour la défense civile a eu l’idée de créer, sur le site du pavillon orange, une check-list pour aider les collectivités dans leur mission. « La liste des 136 questions recensées au départ s’est rapidement enrichie des expériences des uns et des autres et compte désormais 120 points, a expliqué le général Vernoux. Elle fait le tour des obligations, des préconisations et de toutes les bonnes idées des uns et des autres. »

Comme celles qu’il a relevées à Hyères lors d’un audit réalisé au lendemain des inondations de novembre 2014 : « la caméra autonome du Gapeau, les fiches opérationnelles et puis la présence d’une réserve communale qui n’en a pas le nom, avec le CCFF et la protection civile ».

Il a aussi cité en exemple le système de renforts mis en place avec les communes voisines, comme Toulon et La Seyne, elles aussi titulaires du pavillon orange.

Après le pavillon, le général Vernoux a également remis au maire le trophée de la résilience sociétale, attribué pour son action opérationnelle pendant et après les inondations.

« Le risque est là »

Pour cela, Jean-Pierre Giran l’a remercié d’avoir identifié « la qualité d’une cellule de crise qui assure une mission essentielle et exemplaire ».

Dans son allocution de remerciement – remerciements qu’il a adressés en priorité à l’ensemble des services de professionnels et de bénévoles concernés -, le maire a loué « une action responsable qui a vocation à essayer de s’améliorer chaque fois que c’est possible ».

Il a aussi rappelé ces moments difficiles « où l’âme d’une commune apparaît », où « la solidarité, la mobilisation, la compétence des services rend fier » pour mieux souligner que « ces moments-là, qu’on ne veut pas revivre, il ne faut pas non plus les oublier. »

Et de mettre en garde ses concitoyens : « Il faut qu’ils sachent que quoi qu’on fasse, ils doivent s’habituer à vivre dans un univers qui ne sera plus celui d’hier. Le risque est là. » Et malgré tous les efforts déployés par la commune, le maire ne cache pas son angoisse qu’un jour, la commune ne connaisse un drame comme celui qu’ont subi récemment les Alpes-Maritimes, ou La Londe l’an passé.

Tous droits réservés Var-Matin du 16 octobre 2015, par Caroline Martinat

Jean-Pierre Giran et le Préfet Soubelet effectuent une visite discrète au Val des Rougières

Hier matin, le préfet du Var, Pierre Soubelet, s’est rendu au quartier dit « prioritaire » du Val des Rougières pour une visite d’information d’1h30, sans les apparats réservés à la presse. Après avoir augmenté par trois l’enveloppe « politique de la ville » allouée à Hyères, le représentant de l’État est venu constater sur place les actions entreprises pour l’amélioration de l’habitat. Aiguillé par le député-maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, le préfet a pu s’entretenir longuement avec la responsable de la crèche « Tom Pouce » qui bénéficie de travaux d’extension (un dortoir) et d’embellissement. Il a également pris la mesure des travaux d’aménagement de la salle des fêtes réalisés par des jeunes d’un chantier citoyen. Enfin, il s’est rendu sur le site qui accueillera le futur « city stade » dont les travaux doivent commencer avant la fin de l’année. Le maire d’Hyères a profité de cette visite pour répondre aux demandes récurrentes des habitants concernant la propreté. Il s’est engagé à ce que les véhicules dédiés passent tous les lundis matins.