« La responsabilité de battre le Front national ! »

Quatre cents Hyérois ont écouté, avant-hier soir, le candidat aux primaires des Républicains qui a vanté « l’union pour la reconquête de la région »… et le Rosé de Provence !

Coucher de soleil sur l’Almanarre, mercredi soir, et un brin de verdure au bord du sable pour accueillir Alain Juppé, en réunion publique à Hyères après sa journée marathon.

Le maire de Bordeaux et candidat à la primaire des Républicains « foule le terrain ».

Juppe_AlmanarreInvité par Jean-Pierre Giran, député-maire de la ville, il était attendu sur place par Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon, Marc Giraud, président du conseil départemental du Var, et Philippe Vitel, député et tête de liste dans le département pour les prochaines Régionales. De nombreux maires du Var s’étaient également déplacés pour entendre celui que Jacques Chirac surnommait « le meilleur d’entre nous ».

« La Grande aventure commence…»

« A chaque étape de mon parcours, Alain Juppé m’a encouragé à persévérer. Il a préfacé l’un de mes ouvrages et se lance aujourd’hui dans la Grande aventure. Je suis naturellement à ses côtés », a déclaré en préambule Jean-Pierre Giran. « Savoir rassembler et apaiser dans un esprit républicain : cela fait 30 ans que je l’observe chez Alain Juppé. Oui, aujourd’hui, la France a besoin de lui ! ».

Passant au tutoiement vis-à-vis de l’hôte de la soirée, Philippe Vitel a vanté les « priorités Juppé : l’éducation et la jeunesse en première ligne. Ce sont aussi nos priorités ici ! », a-t-il commenté.

« Juppé, homme des territoires »

« Moi, je suis heureux d’accueillir l’homme d’Etat dans le Var… et aussi le maire de Bordeaux », a enchaîné Hubert Falco à la tribune. « Savez-vous que dans les villes de plus de 100 000 habitants, c’est Alain Juppé qui est arrivé en tête à Bordeaux ? En seconde place, c’était Toulon… Vous êtes, Alain, un homme des territoires et c’est ce qui me plaît ! », a-t-il conclu avant de laisser le micro au candidat en campagne.

« Vous le savez, je suis un homme du Sud-Ouest… qui n’hésite pas à boire du rosé de Provence comme aujourd’hui. Il est très bon », a lancé, sourire en coin, le maire de Bordeaux aux 400 personnes présentes, avant de revenir sur l’échéance politique la plus proche.

« Reconquérir la région PACA, c’est la première des priorités dans notre calendrier. La gestion Vauzelle est à bout de souffle. Et, ici, vous avez une responsabilité nationale : celle de battre le Front national, justement ! Ce parti fait, d’un côté, du socialisme recuit et, de l’autre, stigmatise l’Europe ».

La « Sarkophobie d’Hollande…»

Puis, « déroulant » son programme en vue des primaires (mais à forte connotation présidentielle quand même), il a dit vouloir « prendre son temps, écouter, rencontrer, débattre… Regardez : notre économie est à l’arrêt, les investissements sont au point mort. La dette s’emballe et la société est déboussolée. Au-delà de sa Sarkophobie, François Hollande n’a pas fait grand-chose. Je veux bouger les lignes ! La fiscalité ? Il est normal que ceux qui gagnent beaucoup paient beaucoup. Mais aussi que ceux qui gagnent peu paient un peu. Il en va de la responsabilité de chacun. Les réfugiés ? Ils représentent un défi qu’il nous faut relever. La Révolution numérique ? Elle est déjà là. Je vais ainsi proposer une quinzaine de réformes à mener que je soumettrai aux Français. Je veux rassembler la droite et le centre… et peut-être au-delà. Les déçus du Hollandisme, pourquoi ne pas les accueillir ? », a-t-il lancé.

Enfin, revenant sur la primaire, Alain Juppé s’en est tenu à l’objectif premier de l’exercice : « Donner la légitimité d’un candidat à notre famille pour porter haut nos idées. Les 35 heures ? Oui, il faut en finir. Et alléger les charges, et simplifier les normes… Vous savez, je préfère être battu en disant la vérité qu’être élu en mentant… Surtout, je veux gagner en disant la vérité aux Français ! », a-t-il conclu sous les applaudissements.

« Partout où je me rends en France, j’entends la même chose : laissez-nous vivre, laissez-nous travailler, laissez-nous respirer. C’est aussi mon sentiment…».

Tous Droits réservés Var-Matin du vendredi 11 septembre 2015 page 5 par Fred Dumas