JO 2024 : un coût mesuré, des projets conservés

Malgré la déception de pas avoir été retenue comme site de voile de la candidature française des JO 2024, la Ville d’Hyères entend mener à bien deux projets qui figuraient dans son dossier

La Ville souhaite réhabiliter la voie ferrée qui relie la gare d'Hyères à celle de la plage. (Photo Valérie Le Parc)

La Ville souhaite réhabiliter la voie ferrée qui relie la gare d’Hyères à celle de la plage. (Photo Valérie Le Parc)

Quarante-huit heures après la désignation de Marseille pour accueillir les épreuves de voile de la candidature française aux Jeux Olympiques 2024, Hyères a encore du vague à l’âme. Difficile de balayer d’un revers de manche plus de quatre mois d’investissement et d’espoirs aujourd’hui déchus…

Ce retour sur terre s’accompagne d’une question certes pragmatique mais essentielle : combien a coûté la candidature hyéroise ? « Pas plus de 20 000 euros », avance le maire Jean-Pierre Giran, un chiffre confirmé par son cabinet.

En ayant la volonté de gérer elle-même son dossier, la Ville a ainsi minimisé les coûts qui se résument à des frais de déplacements, d’infographies et de supports de communication (dossiers, affichage en ville). À titre de comparaison, Le Havre avait confié son dossier à une boîte de communication nommée, et ce n’est pas une blague, Olbia…

La base nautique va déménager

En plus d’une facture au coût modéré, une autre bonne nouvelle vient tempérer le sentiment d’échec. Comme l’a indiqué le premier magistrat, deux projets envisagés dans le cadre de la candidature vont être conservés.

Le premier concerne la base nautique. Une base complémentaire sera bien aménagée dans le bâtiment du troisième bassin qui abrite le port à sec. « On va le reconditionner pour en faire un club de voile. C’est une bonne chose en termes de développement et d’accueil des clubs », avance Jean-Pierre Giran.

« On pourra y loger les trois clubs de voile, créer des locaux techniques et avoir un accès direct à la mer », se félicite Régis Bérenguier, directeur du Coych.

Cette nouvelle base nautique devrait selon toute vraisemblance remplacer l’actuelle, jugée vétuste, et qui est surtout appelée à disparaître. Un projet d’aménagement hôtelier est en effet dans les tuyaux au même emplacement.

À quelle échéance ? « En temps voulu », répond Jean-Pierre Giran. Pas avant 2017 en tout cas, date à laquelle se terminera la concession en cours.

Une locomotive pour le tourisme

Le deuxième projet voué à être réalisé concerne un petit train. En montant le dossier des JO, la Ville a imaginé réhabiliter la voie ferrée non exploitée depuis de longues années, qui va de la gare d’Hyères jusqu’à celle de la plage, c’est-à-dire sur le port.

« Cela nous est apparu comme une évidence et nous avons déjà obtenu l’accord de la SNCF pour réinvestir cette voie », indique-t-on à la Ville.

Ce projet pourrait donc prochainement voir le jour. « Ce n’est pas prioritaire », temporise toutefois le maire, encore tout à sa déception.

Tous droits réservés Var-Matin du 9 septembre 2015 par Olivier Bouisson