Libération : 71 ans après, la Ville d’Hyères se souvient

Sous les ordres du capitaine Magendie, Hyères a été libérée du joug allemand le 21 août 1944. Autorités civiles et militaires ont célébré cet événement historique

Dès hier matin, autorités civiles et militaires se sont retrouvées à la stèle de la Libération, avenue de Tassigny, pour célébrer le 71ème anniversaire de la Libération de la commune.

La libération de la commune a été commémorée à la gendarmerie du Golf-Hôtel, haut lieu des combats en 1944. (Photo Luc Boutria)

La libération de la commune a été commémorée à la gendarmerie du Golf-Hôtel, haut lieu des combats en 1944. (Photo Luc Boutria)

Devant les porte drapeaux, le maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, a déposé une gerbe de fleurs au nom du conseil municipal, accompagné de son premier adjoint, Francis Roux. Et c’est avec émotion que le Chant des Partisans a résonné dans le quartier au matin. Comme pour rappeler, à tous, les moments historiques de la cité.

Après un passage au blockaus de St-Nicolas de Mauvanne et un moment de recueillement devant le mémorial de la 1ère DFL, une grande cérémonie s’est déroulée à la caserne de la gendarmerie du Golf-Hôtel.
D’illustres résistants
Etaient présents, le maire et plusieurs de ses adjoints, ainsi que le maire de La Londe, François de Canson, le lieutenant-colonel Zafrila, commandant en second et représentant le colonel Dreo, chef de corps du 54ème régiment d’artillerie, la commissaire de police, Aurore Piana, chef de la circonscription de sécurité publique de Hyères-Carqueiranne, du capitaine de frégate Armelle Lagrange, représentant le capitaine de vaisseau Ludovic Second, commandant la BAN d’Hyères et le colonel Christophe Beyl, commandant le groupe II-6 de la gendarmerie mobile.
Dans son discours, Jean-Pierre Giran, a signalé que « le débarquement en Provence datait du 19 août et son chemin est naturellement passé par Hyères. A ce titre, la bataille du Golf-Hôtel, pour libérer la ville, a été l’une des plus rudes et les forces étaient menées par le capitaine Magendie. Cet épisode historique a également révélé d’illustres résistants, comme Jean Devos, Léopold Ritondale…(ancien maire d’Hyères) ».
Rappelant que 112 otages hyérois avaient été tués dans les derniers jours de la guerre, Jean-Pierre Giran a souligné que la ville avait reçu la croix de guerre : « Par rapport à tous ces résistants, combattants et libérateurs, notre devoir de mémoire est une nécessité, notamment pour les jeunes générations », a-t-il conclu.
Durant les différentes cérémonies, des femmes et hommes, appartenant à l’association « Août 44 » du Luc, étaient présents, costumés en soldats d’époque ou en libérateurs.Tous droits réservés Var-Matin du 22 août 2015 par Fred Dumas