Jean-Pierre Giran, sur le terrain, fait le point sur la sécurisation de l’Oratoire

Venu, hier, sur site, faire le point à propos des travaux de la ville pour protéger les lotissements des inondations, le maire a appellé le syndicat mixte du Gapeau à « respecter ses engagements »

Le député-maire a exposé le programme de travaux prévus aux représentants des habitants qui, ont exprimé leurs inquiétudes et leurs doutes. (Photo Luc Boutria)

Le député-maire a exposé le programme de travaux prévus aux représentants des habitants qui, ont exprimé leurs inquiétudes et leurs doutes. (Photo Luc Boutria)

Informer les habitants des lotissements de l’Oratoire sur les travaux prévus par la ville pour protéger le quartier des inondations, tel était l’objet de la rencontre organisée hier après-midi, sur place, entre le député-maire et les représentants des lotissements (1). Jean-Pierre Giran, entouré d’élus, de chefs de service et de chargés d’études, a confirmé en préambule« Lors du conseil municipal de septembre, nous prendrons une délibération pour acheter la voirie du lotissement de L’Oratoire afin de pouvoir y réaliser, dans la foulée, des travaux d’urgence ».

La ville achète la voirie
Un transfert du privé au public qui n’entre pas dans le cadre classique. Lequel impose en effet que la voirie achetée soit en parfait état et qu’il s’agisse de voies de communication entre deux espaces publics. « Ce n’est pas le cas. Il ne s’agit donc pas réellement d’un transfert, mais de l’achat de voies privées que nous estimons nécessaire pour sécuriser le quartier. »

Les travaux d’urgence concernent la réhabilitation de voies affaissées, et la reprise de revêtements endommagés ou inexistants.

Seconde annonce du maire : la mise en place d’ici fin juillet de trois clapets anti-retour (70 000e). « L’eau du Gapeau rentre par le réseau d’eaux pluviales et refoule dans la résidence, ces clapets permettront de résoudre le problème. »

Démonstration, qui malgré les explications des techniciens, ne semble pas avoir convaincu plusieurs représentants des habitants. « Je préside l’ASL du lotissement Salusse depuis 26 ans, confiait Tony Mastrodonato, et pour moi, ajouter trois clapets à ceux que l’on a déjà ne solutionne rien. Car lorsque l’eau arrive du Plan du Pont, et non du bas, les clapets empêcheront, au contraire, l’eau d’emprunter le pluvial et de s’évacuer. L’eau arrive des deux côtés, il faut avoir un raisonnement d’ensemble. »

Autre annonce : la réalisation durant la deuxième quinzaine d’août du bassin de décantation « qui va augmenter la capacité de rétention. »

Les travaux de la digue lancés en août
La réfection prévue de l’ensemble du muret qui borde le Gapeau, là encore pour empêcher l’eau d’entrer par le bas, se heurte à l’opposition de certains propriétaires. Les présidents des lotissements ont proposé leur aide à la ville pour intervenir auprès d’eux.

Le principal ouvrage programmé (480 000€), c’est la digue de 200 mètres de long et d’environ 3 mètres de haut qui va venir envelopper les lotissements nord, là où les eaux du canal de crue et du Gapeau convergent et pénètrent dans les lotissements. « Nous avons l’accord de principe du propriétaire pour l’achat du terrain, et une convention doit permettre de démarrer les travaux en amont de la vente, autour du 25 août. »

Enfin, pour la création du bassin d’expansion de 80 ha au Plan du Pont, la ville a lancé les études d’impact. Si certaines propositions laissent certains dubitatifs, l’unanimité s’est faite autour de la priorité N° 1 exprimée par les habitants : « Il faut curer le Gapeau ! »

« Quand le Gapeau était curé tous les ans par le Canal de Provence on n’avait aucun problème », témoignait un résident. Le maire a saisi l’occasion au vol : « Le curage du Gapeau n’est pas de notre compétence mais de celle du syndicat mixte du Gapeau qui ne fait rien et dont l’inactivité est un problème majeur. Le curage est une priorité, nous demandons au syndicat qu’il le réalise en 2015 comme il s’y est engagé et souhaitons que le préfet veille à ce que cet engagement soit tenu ! » E. P.

1. Michel Marguet (ASL L’Oratoire). Tony Mastrodonato (ASL Victor et Jean Salusse). Pascal Sorel (ASL Vergers de l’Oratoire), Yves Piot (ASL Saint-Louis), Christian Benezet (CIL du Golf Hôtel) et Colette Richard (CIL des résidents des quartiers Est).

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 25 juillet 2015