Grâce au mécénat, un lustre orne l’accueil de la mairie

Amateur d’art, le patron d’Eurovoiles Denis Infante a commandé un lustre en verre étiré à l’atelier Verre L’Essentiel. Celui-ci est disposé depuis hier dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville

Jean-Pierre Giran, Denis Infante et Gwendoline Bonnet, devant le nouveau lustre de l'hôtel de ville. (Photo Valérie Le Parc)

Jean-Pierre Giran, Denis Infante et Gwendoline Bonnet, devant le nouveau lustre de l’hôtel de ville. (Photo Valérie Le Parc)

C‘est une pièce magistrale, une ligne brute épurée, à la fois sobre et baroque, «éthérique et discret ». Du verre étiré qui rompt avec le verre industriel « dont on a tous soupé », lâche l’artiste Gwendoline Bonnet. L’apport de « grain », du verre en fusion coulé dans l’eau, donne l’impression d’un lustre de glace.

Depuis hier, le hall d’accueil de l’hôtel de ville s’est enrichi d’un luminaire qu’aucune petite fille ne renierait, reine des neiges style.

Il a été commandé par Denis Infante, le patron d’Eurovoiles, amateur et collectionneur d’art, qui a ses entrées dans l’atelier Verre L’Essentiel. « On le voit souvent, mais il disparaît aussi vite qu’il est venu ! », confie Gwendoline.

« Démultiplicateur de budget »
« J’ai choisi de soutenir de vraies artistes implantées à Hyères mais qui rayonnent bien au-delà (1). Il est important que la ville se rende compte qu’elle compte des artistes en son sein, dit-il. Il y a eu une hésitation, pour l’implantation du lustre, entre l’église anglicane et le hall de la mairie. Mais on a bien fait de le mettre ici : il y a une belle hauteur de plafond et, depuis la balustrade, les gens peuvent apprécier de près la qualité du travail ». Pour ourler le tout, la ville a fait repeindre en gris clair le mur devant lequel repose ce lustre à ampoules LED.

Après la Fête du livre et Go Play One (festival du jeu vidéo), avant la restauration de la collégiale Saint-Paul et la sécurisation du site archéologique d’Olbia, le mécénat s’est donc imposé au quotidien, dans ce qui figure « la maison de tous les Hyérois », l’hôtel de ville.

« Les facilités fiscales qu’offre le mécénat sont un démultiplicateur de budget. C’est un encouragement pour ceux qui veulent aider la ville », a dit Denis Infante.

Jean-Pierre Giran, député-maire d’Hyères : « La présence d’une oeuvre d’art en ces murs montre la bonne direction, celle du circuit des artisans d’art qui accueillera 25 ateliers fin 2016 dans la vieille ville, et peut-être 40 un an plus tard. Les réservations marchent très fort. Nous avons toujours la volonté de montrer la compétence et la qualité locales. » Il a également incité le public à visiter l’exposition « tout à fait remarquable », actuellement à la Tour des Templiers.

1. Gwendoline Bonnet et Philippa Martin exposent leurs oeuvres dans des galeries de Paris et Londres.

Tous droits réservés Var-Matin du jeudi 25 juin 2015 par S.M

Jean-Pierre Giran détaille le projet olympique d’Hyères

Le dossier hyérois, comme celui des cinq autres villes candidates, est examiné depuis ce matin par les instances olympiques nationales. Le maire l’a publiquement présenté hier à l’espace nautique

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a officiellement annoncé la candidature de la capitale française pour les JO d’été de 2 024 hier matin. Trois représentants du projet hyérois pour l’accueil des épreuves de voile étaient présents.

Quelques dizaines de minutes plus tard, c’est à Hyères, à l’espace nautique, au beau milieu du futur site olympique tel qu’il est envisagé, que le maire Jean-Pierre Giran a dévoilé les grands points du dossier de candidature qui a été remis à Ambition Olympique, et est scrupuleusement examiné depuis ce matin par les instances nationales.
« Hyères est candidate pour gagner, et pour accompagner Paris dans cette aventure magnifique ! », a démarré le premier magistrat, qui en a profité pour saluer les représentants du « comité local Paris 2 024 » (1).

Entouré de membres actifs du « comité local Paris 2 024 », le maire Jean-Pierre Giran a présenté dans les détails ce que pourrait être le site olympique.

Entouré de membres actifs du « comité local Paris 2 024 », le maire Jean-Pierre Giran a présenté dans les détails ce que pourrait être le site olympique.

Compacité du site
Avant de détailler le projet, il a rappelé les grands « principes » de cette candidature : « sportive », « éthique et j’y tiens beaucoup », et « de la Méditerranée : ça me paraît tout à fait fondamental. On est complémentaire de Paris, et en fait très proche, puisqu’à une heure à peine en avion ». Parmi les atouts évoqués, outre la « desserte et les parkings », la garantie d’avoir des sites « sécurisés, grâce notamment à l’engagement de la Ban et du 54e RA », ou encore « notre expérience et notre savoir-faire incomparable en matière d’organisation de compétitions nautiques et de grands événements », Jean-Pierre Giran a insisté sur un point. Qui représente sans doute effectivement l’atout numéro un du dossier hyérois (avec l’attractivité sportive de son plan d’eau) : « La compacité du site ».
« Nous avons à cinq minutes l’ensemble des domaines exigés par la candidature : la Marina, la plage de l’Ayguade avec la zone spectateurs, le village olympique en bas de Costebelle, et enfin, à 100 m, le Live site, à l’hippodrome. C’est capital, ça permet presque de fonctionner totalement à pied. » Autre gros avantage : il n’y a quasiment rien à construire. Tout existe. « Ce que nous présentons n’est donc pas une hypothèse, mais une réalité. Nous avons déjà tout. »
« Une exigence maximale d’objectivité »
De quoi être confiant, donc ? « Nous sommes confiants dans la façon dont les dossiers vont être étudiés, a acquiescé le maire. Et même encore plus confiants après les événements de la FIFA… Car je pense qu’il y a désormais une exigence maximale d’objectivité. Personnelle et politique. Nous, nous avons essayé d’être efficaces, mais nous n’avons pas pris de contacts politiques. » A bon entendeur…
Sous les applaudissements, il a conclu : « Il y a une mobilisation autour de cette candidature. Et c’est ça, les Jeux olympiques. Il faut que vous nous poussiez ! Hyères va gagner avec vous. Dans la clarté et la transparence. »
1. Il est composé de représentants de la Ville, du Coych, du conseil régional, du conseil départemental, de la préfecture, de TPM, de la CCI, de l’office de tourisme, du parc national de Port-Cros, de l’office de la mer, de Pro BTP, de Vinci Airport et de l’hippodrome.Tous droits réservés du mercredi 24 juin 2015

Lycée du Golf Hôtel : plus qu’un terrain d’entente !

La commune, la région et l’agglomération TPM ont trouvé un accord pour délocaliser et reconstruire l’établissement sur le site dit du pôle santé, entre le commissariat et le collège Jules-Ferry

image_0006_a7d3d2e2f6a7fe6ffbd37e6e49a9be75C‘est, il faut l’espérer, le début de la dernière saison d’un feuilleton qui n’a que trop duré. Hier, juste avant le début du conseil d’administration du lycée du Golf Hôtel, les représentants de la commune et de la région ont annoncé ensemble qu’un terrain a été trouvé pour relocaliser et entièrement reconstruire le lycée. Voilà qui devrait rassurer l’ensemble d’une communauté éducative contrainte, depuis plusieurs années, de travailler dans des bâtiments et avec des équipements obsolètes, qui plus est dans une zone inondable et plusieurs fois inondée.

Le maire Jean-Pierre Giran, le vice président du conseil régional délégué aux lycées, au patrimoine et aux investissements régionaux Jean-Marc Coppola et le conseiller régional Joël Canapa ont indiqué que le lycée sera reconstruit sur le terrain dit du pôle santé [(« On ne renonce pas pour autant au pôle santé puisque sur ce terrain sont prévus d’autres projets, notamment le déménagement du plus gros cabinet de radiologie du département », a précisé d’emblée Jean-Pierre Giran.)], situé face à l’hôpital, entre le commissariat et le collège Jules-Ferry.

Une volonté forte de tous les acteurs
« Nous sommes très attachés à ce lycée de niveau régional dont les enseignements correspondent parfaitement aux activités de la ville d’Hyères : restauration, tourisme, bâtiment, a d’abord indiqué Jean-Pierre Giran. Nous avons travaillé sur deux ou trois hypothèses et je remercie la région et l’agglomération TPM, que je représente ici, d’avoir fait les efforts nécessaires pour que ce problème de recherche de terrain trouve une solution rapide. »

TPM, propriétaire du terrain, a accepté de le revendre à la région au prix auquel il a été acheté en 2007. De son côté, la région, qui n’achète jamais de foncier, fait une exception, en raison de l’urgence.

Cette solution hyéroise met un terme à la crainte, exprimée jusqu’au sein du conseil municipal, de voir l’établissement déménager dans une autre commune, comme le CFA de Giens avant lui. La commune du Cannet-des-Maures avait fait connaître son intérêt à la région, avec une proposition intéressante.

« Pour le Golf Hôtel, a rappelé Jean-Marc Coppola, nous avions au départ un projet de nouveau bâtiment pour la filière hôtellerie – restauration. Plusieurs projets sur place n’ont pas pu aboutir en raison de difficultés foncières qui empêchent toute démolition – reconstruction ou toute nouvelle construction. On avait donc envisagé une délocalisation de cette section sur un autre site. »

Les autres options abandonnées
Une, puis deux inondations plus tard, la région a fini par abandonner ces options et par se mettre en quête d’un terrain pour délocaliser l’ensemble de l’établissement.

« Je remercie le maire, parce qu’il y a urgence et que tout le monde s’est mobilisé pour qu’une solution soit trouvée. Cela s’est fait rapidement, en huit ou neuf mois, alors qu’il faut souvent des années », a encore souligné le vice-président du conseil régional.

Le lycée sera donc reconstruit à neuf, sur ce nouveau site, avec les mêmes structures pédagogiques que celles existant actuellement.

« Mais étant donné la présence de l’hôpital à proximité, il n’est pas interdit d’être intelligent et de réfléchir à de nouvelles filières de formation », ont précisé ensemble Jean-Pierre Giran et Joël Canapa.

Autre point sur lequel Jean-Marc Coppola a insisté : l’établissement sera inscrit dans son environnement. « Ce sera un lycée ouvert. En dehors des heures ou des jours d’ouverture de l’établissement, salle polyvalente et équipements sportifs seront accessibles aux associations du quartier. » Les élus précisent aussi que les nouveaux équipements sportifs et ceux du collège Jules-Ferry, à proximité immédiate, seront « complémentaires et mutualisés ».

Il faudra être patient…
Une délibération sera présentée vendredi en séance plénière du conseil général, pour valider cette relocalisation.

Voilà donc une bonne nouvelle pour la communauté éducative et les élèves du Golf Hôtel. Mais il leur faudra encore être patient. Entre les études et la programmation du projet, sur l’année 2016, les appels d’offres puis les travaux de construction, « même en faisant le plus vite possible », il s’écoulera trois à cinq ans avant un déménagement effectif. D’ici là, la Région « ne transigera pas sur la sécurité » sur le site actuel, mais il n’est plus question d’investir.

 

Jean-Pierre Giran, agacé par l’installation illégale des gens du voyage, interpelle l’État

Jean-Pierre Giran a adressé hier, au préfet, une demande d’expulsion des gens du voyage installés récemment sur sa commune. Il espère que celle-ci se concrétisera avant la fin de la semaine.

« La multiplication des intrusions des gens du voyage sur des terrains privés et publics, alors même qu’Hyères et TPM satisfont leurs obligations en matière d’aires d’accueil et d’aires de grand passage, est inadmissible et insupportable. Dans ce contexte en effet, une seule disposition reste possible : lancer sans délai une procédure de demande d’expulsion concernant les terrains illicitement occupés à Hyères (…)

Au moment où le 10 juin dernier, la majorité de gauche a fait voter à l’assemblée nationale une loi donnant de nouveaux droits aux gens du voyage, on peut regretter que l’occasion n’ait pas été saisie pour renforcer également leurs devoirs comme l’avaient demandé Les Républicains et l’UDI. Enfin, devant ce problème national récurrent, il nous semble qu’il appartient désormais à l’État, s’il souhaite gérer ce problème qui lui incombe, de mettre à disposition les terrains lui appartenant plutôt que de laisser les collectivités qui ont rempli leurs obligations et les particuliers sans autre solution que celle de constater que leurs propriétés ont été illégalement envahies et abîmées. »

Var-Matin du lundi 23 juin 2015

Les tableaux de saint Louis reprennent leur place

Grâce au travail de conservation de Danièle Amoroso et Aline Raynaut, les Hyérois peuvent admirer, depuis hier matin, les toiles « saint Louis au retour de croisade » de Louis-Charles Arsène, comme le font ici les pères Pradeau Moradéi, le député-maire Jean-Pierre Giran et François Carrassan, adjoint à la culture, et « Saint Louis portant les saintes reliques à la chapelle » d’Auguste François Féragu (sur la photo)

Photo C.R.

Photo C.R.

 Tous droits réservés Var-Matin du dimanche 21 juin 2015

Jean-Pierre Giran commémore l’Appel du 18 juin avec collégiens et lycéens

Des élèves des établissements hyérois ont participé à la commémoration du soixante-quinzième anniversaire de l’appel du général De Gaulle, hier

Le dépôt de gerbes des collégiens a été un grand moment d'émotion. (Photo Laurent Martinat)

Le dépôt de gerbes des collégiens a été un grand moment d’émotion. (Photo Laurent Martinat)

C‘est une jeune élève du lycée Jean-Aicard, Chloé Thomassin, récompensée par un troisième prix au concours nationale de la Résistance, qui a lu, hier, lors de la commémoration de l’appel du 18 juin 1940, le message adressé aux Français par le général De Gaulle, depuis Londres.

Les collèges hyérois étaient aussi représentés lors de cette cérémonie et sont allés, après les élus et les autorités civiles et militaires, déposer une gerbe au pied de la croix de Lorraine dressée sur le rond-point du même nom, devant l’Espace 3000. Leur geste, a été chaleureusement applaudi par l’assistance.

Auparavant, une première gerbe avait été déposée par le député-maire Jean-Pierre Giran, accompagné du commandant en second de la BAN Ludovic Second, du lieutenant-colonel Olivier Zafrilla commandant en second le 54e RA, de la commissaire de police Aurore Piana, du chef d’escadron Sanchez et du colonel Beyl pour la gendarmerie. Ils ont été suivis par la conseillère départementale Véronique Bernardini, le Club varois du 18-Juin, la croix de Lorraine de la France Libre et les collégiens.

Après la lecture de l’appel du 18 juin, le général Hubscher, du comité de coordination hyérois des associations patriotiques, a lu le massage du secrétaire d’État.

Puis le député-maire a pris la parole pour saluer l’action du général De Gaulle. « Il a porté au plus haut les valeurs auxquelles nous sommes attachés » a dit Jean-Pierre Giran. « S’il reste présent aujourd’hui dans le coeur de tous les Français, c’est qu’il a été l’incarnation (…) de la France. »

Abyssea : le point de vue de Jean-Pierre Giran

Nous avons publié hier un dossier sur le projet de centre d’essais et d’expertise en mer profonde, situé dans le sanctuaire Pélagos (lire plus loin) et à proximité de Port-Cros. Une réunion a eu lieu en préfecture avec les élus qui ont donné leur position. Le député-maire de Hyères Jean-Pierre Giran nous livre son point de vue : « La réunion organisée par monsieur le préfet du Var autour du projet Abyssea a été utile. Elle a permis aux maires concernés (Hyères, Le Lavandou, les maires du Syndicat des communes du littoral représentés par leur président Gil Bernardi et par le maire de Cavalaire) de confirmer leur totale opposition, non pas au projet Abyssea en lui-même, mais au fait qu’on projette de l’implanter pour moitié dans l’aire adjacente du parc national de Port-Cros, pour l’autre moitié au sein du sanctuaire des mammifères marins Pelagos.

Ils ont demandé à ce que des sites alternatifs soient activement recherchés (le maire de Saint-Mandrier a d’ailleurs proposé d’accueillir le projet) et que les populations soient mieux informées notamment dans le cadre de réunions publiques.

Il ne s’agit pas là bien entendu de « postures » mais simplement de l’exigence de ne pas considérer comme accessoire les intérêts et les souhaits des populations locales, la vocation touristique des communes concernées, le respect de la protection de l’environnement et du principe de précaution.

Comment, en effet, si ce projet voyait le jour dans l’aire adjacente du parc de Port-Cros, pourrait-on exiger de particuliers des comportements adaptés à la fragilité de sites jugés par l’Etat exceptionnels ?

Les représentants de la défense nationale comme le porteur du projet Abyssea ont défendu l’idée que l’implantation prévue était la seule possible, « unique au monde » ont-ils dit (sic).

Madame la ministre de l’Environnement, en charge du respect du territoire des parcs nationaux et de leur charte, informée du fait que le conseil scientifique du parc de Port-Cros est opposé à la localisation actuelle du projet, doit faire prévaloir les exigences environnementales et touristiques de notre territoire sur les arguments industriels et militaires. » Et le député-maire de Hyères de conclure : « La recherche d’un nouveau site est donc indispensable. »

Qu’est-ce que le sanctuaire Pélagos ?
Le sanctuaire Pélagos est une aire marine protégée internationale d’une surface de 87 500 km². Il est né de la volonté de la France, l’Italie, et Monaco de se rassembler pour protéger les mammifères marins. L’animation de la partie française de l’accord Pélagos a été confiée au Parc national de Port-Cros par le ministère de l’Environnement.

La cartographie du sanctuaire Pélagos, par le Parc national de Port-Cros. (Photo DR)

La cartographie du sanctuaire Pélagos, par le Parc national de Port-Cros. (Photo DR)

Tous droits réservés Var-Matin du jeudi 18 juin 2015