JO 2024: Les Hyérois ont le pied marin !

Dans le sillage de Paris, la commune a déposé sa candidature pour accueillir les épreuves nautiques des Jeux. Sur le pont 24 h sur 24, elle rendra, le 23 juin, un dossier qui tient la mer…

La ville de Hyères, soutenue par les sportifs varois, a la ferme intention d'aller au bout du rêve. (Photo F. M.)Capture

La ville de Hyères, soutenue par les sportifs varois, a la ferme intention d’aller au bout du rêve. (Photo F. M.)

JEUX OLYMPIQUES 2024

Le mouvement de soutien est lancé. Et bien lancé ! Au moins à trente noeuds. Autant à bâbord qu’à tribord du Var…

Candidate déclarée à l’organisation des épreuves nautiques des Jeux Olympiques 2024, Hyères a sorti la grand-voile !
Dans le sillage de Paris, challenger depuis le 13 avril dernier, la commune n’a pas perdu une seconde afin de mobiliser l’ensemble des acteurs à même de lui permettre d’arriver à bon port…
Chef de file désigné – par la municipalité – de cette grande odyssée, le Coych a hérité du copieux et insubmersible cahier des charges…
Rude concurrence
Ce document, établi par l’association « Ambition olympique » – placée sous l’égide du CNOSF – n’est toutefois pas de nature à effrayer les corsaires hyérois, rompus aux rudes joutes maritimes…
Idem pour les cinq villes rivales, pourtant bien armées, que sont La Rochelle, Brest, Lorient, Le Havre et Marseille. Des épouvantails ? Pas pour les Hyérois !
« Il y a de la concurrence. Mais nous possédons de solides arguments », avance Régis Bérenguier. Un capitaine sur le pont 24 heures sur 24 afin de rendre une copie sans tache d’huile le 23 juin prochain. Aux côtés de ses poissons pilotes, Virginie Negri, Nathalie Peberel, Christophe Barrué et Denis Infante, le vieux loup de mer possède plus d’un tour dans son sac et des fruits de mer dans l’épuisette…
À l’écouter, nul doute que Hyères sera d’abord dans la présélection (décision le 25 juin). Puis en haut du mât d’artimon début juillet !
Fédérateur, le projet olympique prend donc forme. Sur le terrain, avec notamment la mobilisation sans faille des clubs nautiques varois, mais aussi du RCT, du Toulon/ Saint-Cyr Var handball, du HTV basket… Sur le papier enfin, avec un inventaire naturel aussi poétique que celui de Prévert.
« À commencer par notre rade incomparable, précise l’expert Bérenguier. Sur les cinq zones de course, trois seraient proches de la côte. » Si proches que les spectateurs, confortablement installés dans des tribunes plage de l’Ayguade, n’en perdraient pas un embrun…
Mais la force de cette candidature ne se limite pas à ce plan d’eau exceptionnel où le vent, début août – date des épreuves – est omniprésent.
Elle est, en effet, économiquement viable. Nul besoin d’investissements colossaux, trop souvent jetés par les hublots une fois les JO épuisés.
Déjà les équipements
« De nombreux équipements existent déjà, poursuit Régis. Je pense au village olympique susceptible d’être implanté dans le Village vacances de Costebelle, où l’engouement a été immédiat. »
Le « Live site » aussi serait installé à l’hippodrome, à proximité des régates. La société hippique a donné son accord.
La Marina sera le bassin Est du port St-Pierre et l’actuel bassin dériveur. La base nautique actuelle sera rénovée et normalisée. L’Espace nautique optimisé et utilisé par le CIO.
Enfin, une nouvelle base nautique sera érigée à l’emplacement de la zone technique actuelle et sa construction sera financée par des aides d’État et des collectivités.
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Enfin, l’île de Porquerolles sera associée aux bases d’entraînement accessibles aux équipes nationales dès 2020.
Bref, Hyères – avec également son aéroport et sa gare TGV à deux pas du site olympique – tient bon la corde. Reste à espérer que la décision finale de la commission sera aussi limpide que les eaux varoises…Tous droits réservés Var-Matin du diamche 14 juin 2015 page 15, par Raphaël Coiffier