Visite de quartier : Jean-Pierre Giran passe au crible le centre ancien

Stationnement, sens de circulation, incivilités… L’équipe municipale a rencontré les habitants et les représentants du comité d’intérêt local de la Haute-Ville « in situ »

 

Comité d'intérêt local, maire, équipe municipale et résidents se sont retrouvés dans la Haute-Ville pour discuter des sujets d'actualité du quartier. (Photo F. D.)

Comité d’intérêt local, maire, équipe municipale et résidents se sont retrouvés dans la Haute-Ville pour discuter des sujets d’actualité du quartier. (Photo F. D.)

C‘est au pas de charge qu’a commencé la visite du quartier de la Haute-Ville. Le maire, Jean-Pierre Giran, et ses adjoints étaient attendus par Christian Brutinel, président du comité d’intérêt local (CIL), accompagné des membres de son bureau et de résident(e)s.

L’une d’elle a d’ailleurs profité de la présence du maire sur la Place Oustaou-Rou pour expliquer son désarroi : « J’habite le quartier et je ne compte plus le nombre de bouteilles jetées par terre, d’insultes proférées, de bruit incessant la nuit. À tel point qu’on a mis en vente ! ».
« Il ne faut pas partir, madame, mais résoudre les problèmes point par point », lui a répondu Jean-Pierre Giran, invitant son directeur de la police municipale, Fabrice Werber, à intensifier les patrouilles. « Depuis l’installation de caméras, la rue Franklin est beaucoup plus calme », a repris Christian Brutinel. « Sauf que, du coup, les problèmes se sont déplacés aux endroits où il n’y a pas de caméra », a renchéri un habitant.
« On ne peut pas mettre des caméras et des policiers partout ! », a ajouté le maire avant de « grimper » vers le nord de la Haute Ville.
L’épine « voitures »
Là, près de l’école Michelet, le stationnement et la circulation sont les deux problèmes les plus cruciaux. Voies trop étroites pour être à double sens, voitures qui se gênent, piétons en difficultés, stationnement hasardeux…
Tous les sujets ont été abordés. « C’était le but principal de la rencontre : les soucis de régulation et de sécurisation de la circulation ; et seul ce tour sur le terrain a permis de les cibler. D’ailleurs, des décisions sur de futurs aménagements ont été confirmées », s’est félicité M. Brutinel. « Le CIL va lancer, début juin, un questionnaire sur des propositions et une enquête sur les dégâts des eaux en sous-sol, en concertation avec les services de la mairie. Une rencontre avant la fête de Saint Paul, fin juin, nous permettra de faire le point des actions et préparer les réalisations concrètes pour la rentrée ».
SOS circuit !
En attendant, le constat sur place était éloquent.
« Sans circuit à sens unique bien défini, on aura toujours les mêmes problèmes !, a fait remarquer le maire. Car, on le voit : à double sens, c’est impraticable. Je vous propose donc de travailler ensemble sur des simulations et de décider ensuite ».
Illico, un responsable du CIL lui a tendu un plan du quartier avec les aménagements possibles. Mais le temps presse car l’exaspération des résidents du centre ancien, concernant le stationnement et la circulation, est grande.
Enfin, point de consensus : le CIL s’est félicité de « l’effort financier annoncé pour la mise en valeur du patrimoine, la réhabilitation de l’habitat et la redynamisation de l’activité et de l’image du centre ancien. Elles s’articuleront au travers du projet de circuit des métiers d’art et de la remontée des animations des Médiévales jusqu’à la place Saint-Paul ».(Fred Dumas)

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 30 mai 2015