Conseil des enfants : questions… et confidences

Ambiance solennelle et néanmoins détendue, hier matin, salle du conseil, où les écoliers-conseillers ont pu questionner sponatanément le premier magistrat qui a répondu sans faux-semblants. (Photos Laurent Martinat)

Ambiance solennelle et néanmoins détendue, hier matin, salle du conseil, où les écoliers-conseillers ont pu questionner sponatanément le premier magistrat qui a répondu sans faux-semblants. (Photos Laurent Martinat)

Échange spontané et nourri, hier, à l’hôtel de ville, où les 44 écoliers venus siéger au conseil municipal des enfants ont, par leurs questions, amené le maire à exprimer un peu plus que ses convictions

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la fonction de premier magistrat, l’organisation d’une commune, la vocation politique, mais aussi la grandeur et les difficultés d’être maire… On a pu le découvrir, hier matin, grâce à l’échange entre les 44 écoliers hyérois, venus siéger au conseil municipal des enfants, et le député-maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, qui les a accueillis avec un plaisir évident« dans la salle du conseil… des grands ».

Les élèves des deux classes de CM1-CM2 des écoles Paul-Long et Jules-Michelet y ont pris place de façon très solennelle, sous l’oeil bienveillant de leurs enseignants.
« Mes chers collègues… »
« Mes chers collègues, je suis très honoré de participer à ce conseil, indiquait le maire en préambule, avant d’évoquer « le fonctionnement de la grosse entreprise à vocation publique » qu’est une commune. Mais aussi la mission du maire, ses devoirs, ainsi que ceux des conseillers municipaux qui, « chacun, porte en eux une partie de l’électorat. » L’occasion pour Jean-Pierre Giran d’un plaidoyer « pour la démocratie participative, irremplaçable… notamment par les réseaux sociaux, même s’ils sont utiles ».
La deuxième partie de la rencontre prenait la forme de questions-réponses. Questions toutes pertinentes, et qui ont amené le maire à dévoiler un peu de sa personnalité.
« Ça vaut le coup… même si on prend des coups ! »
« Pourquoi je me suis présenté à la mairie d’Hyères ? Par envie de m’engager à un moment de ma vie, au service d’une collectivité, d’essayer de participer, d’impulser une dynamique, exposait l’élu. C’est un enjeu magnifique… et considérable ».
Interrogé sur ce qui l’a le plus marqué cette année, le premier magistrat évoquait « ce moment exceptionnel de la vie de la cité qu’a constitué le rassemblement spontané de la population devant la mairie et place Clemenceau, lors des événements de janvier. Voir cette communauté soudée a été un moment d’émotion extraordinaire, auquel j’ai voulu donner un prolongement à travers le comité du vivre ensemble. Là on se dit qu’être maire ça vaut le coup… même si on prend des coups ! » Son « plus grand projet pour Hyères aujourd’hui » ? « C’est l’aménagement de la place Clemenceau et du jardin Denis, parce que c’est le coeur de ville, et que l’on va essayer de créer un point de convergence pour animer le centre et redonner de la vitalité aux commerces. »
« J’enfile mon habit de Batman… »
Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est que le maire d’Hyères « enfile chaque soir [son] habit de Batman pour protéger la ville des cambrioleurs ». Soit dit en riant, avant de préciser que c’était là une mission de la police nationale. Il a aussi été question de l’organisation des journées de travail du maire, de la sauvegarde des palmiers, de son rapport au pouvoir, et de ce qui le contrarie le plus : « Que les gens critiquent sans argument, la rumeur… Je suis un homme de débat, mais ça, c’est insupportable et ça m’amène parfois à sortir de mes gonds ! »
La séance a pris fin par une salve d’applaudissements et les remerciements du maire pour la qualité des questions et l’attention des jeunes élus.Tous droits réservés var-Matin du samedi 30 mai 2015 par Emmanuelle Pouquet

Visite de quartier : Jean-Pierre Giran passe au crible le centre ancien

Stationnement, sens de circulation, incivilités… L’équipe municipale a rencontré les habitants et les représentants du comité d’intérêt local de la Haute-Ville « in situ »

 

Comité d'intérêt local, maire, équipe municipale et résidents se sont retrouvés dans la Haute-Ville pour discuter des sujets d'actualité du quartier. (Photo F. D.)

Comité d’intérêt local, maire, équipe municipale et résidents se sont retrouvés dans la Haute-Ville pour discuter des sujets d’actualité du quartier. (Photo F. D.)

C‘est au pas de charge qu’a commencé la visite du quartier de la Haute-Ville. Le maire, Jean-Pierre Giran, et ses adjoints étaient attendus par Christian Brutinel, président du comité d’intérêt local (CIL), accompagné des membres de son bureau et de résident(e)s.

L’une d’elle a d’ailleurs profité de la présence du maire sur la Place Oustaou-Rou pour expliquer son désarroi : « J’habite le quartier et je ne compte plus le nombre de bouteilles jetées par terre, d’insultes proférées, de bruit incessant la nuit. À tel point qu’on a mis en vente ! ».
« Il ne faut pas partir, madame, mais résoudre les problèmes point par point », lui a répondu Jean-Pierre Giran, invitant son directeur de la police municipale, Fabrice Werber, à intensifier les patrouilles. « Depuis l’installation de caméras, la rue Franklin est beaucoup plus calme », a repris Christian Brutinel. « Sauf que, du coup, les problèmes se sont déplacés aux endroits où il n’y a pas de caméra », a renchéri un habitant.
« On ne peut pas mettre des caméras et des policiers partout ! », a ajouté le maire avant de « grimper » vers le nord de la Haute Ville.
L’épine « voitures »
Là, près de l’école Michelet, le stationnement et la circulation sont les deux problèmes les plus cruciaux. Voies trop étroites pour être à double sens, voitures qui se gênent, piétons en difficultés, stationnement hasardeux…
Tous les sujets ont été abordés. « C’était le but principal de la rencontre : les soucis de régulation et de sécurisation de la circulation ; et seul ce tour sur le terrain a permis de les cibler. D’ailleurs, des décisions sur de futurs aménagements ont été confirmées », s’est félicité M. Brutinel. « Le CIL va lancer, début juin, un questionnaire sur des propositions et une enquête sur les dégâts des eaux en sous-sol, en concertation avec les services de la mairie. Une rencontre avant la fête de Saint Paul, fin juin, nous permettra de faire le point des actions et préparer les réalisations concrètes pour la rentrée ».
SOS circuit !
En attendant, le constat sur place était éloquent.
« Sans circuit à sens unique bien défini, on aura toujours les mêmes problèmes !, a fait remarquer le maire. Car, on le voit : à double sens, c’est impraticable. Je vous propose donc de travailler ensemble sur des simulations et de décider ensuite ».
Illico, un responsable du CIL lui a tendu un plan du quartier avec les aménagements possibles. Mais le temps presse car l’exaspération des résidents du centre ancien, concernant le stationnement et la circulation, est grande.
Enfin, point de consensus : le CIL s’est félicité de « l’effort financier annoncé pour la mise en valeur du patrimoine, la réhabilitation de l’habitat et la redynamisation de l’activité et de l’image du centre ancien. Elles s’articuleront au travers du projet de circuit des métiers d’art et de la remontée des animations des Médiévales jusqu’à la place Saint-Paul ».(Fred Dumas)

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 30 mai 2015

Le conseil municipal dit banco pour les JO !

Avec le soutien de l’agglo TPM, Hyères est donc officiellement candidate à l’organisation des épreuves olympiques et paralympiques de voile en 2024 (Paris est candidate pour être ville hôte de Jeux). Vendredi 22 mai 2015, le conseil municipal a adopté à l’unanimité la délibération.

Le plan d'eau hyérois sera-t-il promu site de voile olympique et paralympique ? Le conseil municipal (opposition, sur la photo à gauche, et majorité, à droite) veut s'en donner les moyens en adoptant une délibération qui valide la candidature de la ville. (Photos L. Martinat)

Le plan d’eau hyérois sera-t-il promu site de voile olympique et paralympique ? Le conseil municipal (opposition, sur la photo à gauche, et majorité, à droite) veut s’en donner les moyens en adoptant une délibération qui valide la candidature de la ville. (Photos L. Martinat)

« Les choses se présentent positivement et la candidature est bien engagée, semble-t-il », a précisé Jean-Pierre Giran, qui s’est élevé contre « des interprétations à la limite du supportable. Nous aurions manipulé 2 700 jeunes pour promouvoir notre participation aux JO… Mais de qui se moque-t-on ? », a fustigé le député maire.« J’aimerais que les écoles d’Hyères s’engagent dans cet espoir positif, pas pour Jean-Pierre Giran, mais pour Hyères ».

« La sobriété est notre atout »

Dans les rangs de la gauche, Brigitte Del Pérugia (EELV), qui s’est abstenue sur la délibération, a souhaité « porter la parole de tous les citoyens qui sont dubitatifs, parce qu’elle ne leur a pas été donnée, le temps du débat n’ayant pu être pris ». Pour l’élue écologiste, « la face cachée des Jeux fait que, bien souvent, le choix de candidater relève plus d’une partie de poker que d’une gouvernance responsable ».

Elle a pointé « la surenchère organisée par le comité international olympique, qui peut amener les villes candidates à des projets mégalomanes. Ne serviront-ils pas de prétexte à l’agrandissement du port et au développement d’hôtels de luxe ? », a demandé Brigitte Del Pérugia, réclamant « des éclaircissements sur la marina olympique que les athlètes pourront rejoindre à pied en sortant de l’aéroport », et s’inquiétant « des frais et des coûts publics très importants. Pour quelles retombées économiques ? ».

A contrario, le conseiller PS William Seemuller a fait part de son enthousiasme : « La ville a des atouts et doit gagner cette compétition qui renforcerait son attractivité en terme d’économie, d’emplois… Ne lésinons pas sur les moyens ». Pour rassurer sa collègue, il a évoqué le rôle du parc national et « les arguments en terme de développement durable ».

Le groupe mené par Jacques Politi s’est dit « très favorable ». Le FN l’est aussi. Même si les interrogations de Patrick Collet « rejoignent celles des Verts ».

Une marina… pour les bateaux des JO

Jean-Pierre Giran l’assure : « Il n’y aura pas d’extension du port, cela est indépendant des JO. Vous dites hôtels de luxe ? Il va bien sûr y avoir de l’essor, des investissements… mais aucun hôtel de luxe ne figure dans notre candidature. Nous fonctionnerons sur l’existant. C’est l’un de nos atouts : nous avons des villages de vacances exceptionnels. La marina olympique, c’est le terme du comité pour désigner le lieu où seront les bateaux. Nous avons renoncé à un cabinet privé pour faire des économies, des personnes expérimentées se sont jointes à nous. Notre candidature est basée sur la sobriété, c’est une demande forte. Et si en 2024 nous n’avons pas avancé sur l’organisation Grand site, c’est que c’est désespéré… ».

Tous droits réservés Var-Matin du 25 mai 2015

Tous avec Hyères pour accueillir les sports nautiques des Jeux Olympiques 2024

Marseille, Brest, Le Havre et La Rochelle sont aussi candidates.
«On a reçu des candidatures spontanées, mais on va lancer un appel à des candidatures officielles, avec un cahier des charges précis. On ne sait pas encore qui y répondra», a appris l’AFP auprès d’Ambition olympique. Les candidatures officielles seront attendues en juillet.

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Pour soutenir cette candidature, rendez-vous sur la page municipale.

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Création du Circuit des arts dans la vieille ville, projet Clemenceau-Denis

Création du Circuit des arts dans la vieille ville, projet Clemenceau-Denis, le maire a convié les commerçants et leurs associations pour faire le point sur les avancées et les perspectives

Toujours dans la vieille-ville, secteur du Béal, une autre idée d'aménagement de rez-de-chaussée avec un atelier.

Toujours dans la vieille-ville, secteur du Béal, une autre idée d’aménagement de rez-de-chaussée avec un atelier.

« Le commerce de proximité est pour nous une priorité absolue », tel est le message qu’a voulu faire passer le député-maire Jean-Pierre Giran lors de la réunion organisée, lundi soir, au Park-hôtel à destination des commerçants hyérois et de leurs associations. Ils étaient en tout une quarantaine à y assister.

Place Massillon (les Templiers sont à gauche) VAD présente une projection de ce que pourrait être une galerie d'artistes entièrement vitrée avec aménagement de la partie droite de la place. (Projections VAD)

Place Massillon (les Templiers sont à gauche) VAD présente une projection de ce que pourrait être une galerie d’artistes entièrement vitrée avec aménagement de la partie droite de la place. (Projections VAD)

Pas de nouvelle annonce sur le sujet, mais un point précis sur les deux grands projets engagés en centre-ville : la création du parcours des arts dans la vieille ville, et le projet Clemenceau Denis avec la création de l’office du commerce.

L’office dont la concrétisation sera à l’ordre du jour du conseil municipal du 22 mai, et dont la direction sera confiée à Myriam Biville.

Objectif de la structure, qui devrait prendre la forme juridique d’un établissement public : « Coordonner les initiatives et mettre en place des instruments pour une approche plus performante : en s’appuyant sur les nouvelles technologies, la communication par le biais d’un site internet, les réseaux sociaux, l’e-commerce, etc. »

Questions moyens pour 2015, des locaux provisoires seront mis à sa disposition par la ville au kiosque Clemenceau, et l’office sera doté de 100 000€, « 50 000€ en budget et 50 000 € en dotation personnel. »

L’aire de jeux du jardin Denis livrée avant l’été

« Nous sommes très avancés sur le projet Clemenceau-Denis », poursuivait le maire, indiquant que l’aire de jeux pour enfants prévue dans le jardin Denis sera opérationnelle avant l’été. Sur le parking Denis (en bas de la place) il est confirmé la construction d’un bâtiment de 1500 m2 maximum qui inclut un parking public de 200 places. On y trouvera la maison de l’économie « financée intégralement par la CCI du Var, »qui accueillera l’office du commerce et une pépinière d’entreprises, ainsi que l’antenne locale de la CCI qui quitterait ses locaux du centre Olbia. Le projet comprend également une halte-garderie, une grande librairie Charlemagne qui garderait sa boutique des Îles d’Or, mais quitterait l’avenue Clotis « et éventuellement un restaurant panoramique au 1er étage ».

« Ce projet sera accompagné de la restauration de l’entrée de ville côté Est, (l’avenue Alphonse-Denis, depuis la place, jusqu’à la station-service). Il faut commencer la reconquête du Bon puits. Un bureau d’études y travaille ».

30 commerces acquis ou en cours d’acquisition

Le maire a ensuite passé la parole à Alain Laroche de Var aménagement développement (VAD)« dont nous avons redéfini les missions pour qu’il consacre toutes ses forces au projet de la vieille ville. »

Alain Laroche qui rappelait « le principe directeur du circuit des arts est de faire partir les visiteurs depuis tous les secteurs de commerce traditionnel(Portalet, Massillon, République…)pour les faire remonter vers les hauteurs de la vieille ville où ils pourront découvrir les parcs, la Villa Noailles, les places, en passant par tous les lieux remarquables(collégiale, etc.). Un parcours qui sera jalonné d’ateliers d’artisans d’art et d’artistes. »

Ça, on le savait, au moins, sur le principe. Ce que l’on a appris c’est que VAD a d’ores et déjà acquis ou est en cours d’acquisition à travers la vieille ville de trente locaux en rez-de-chaussée « qui vont être restaurés et aménagés pour accueillir ces ateliers. Et on a déjà commencé la prospection pour attirer artisans d’art et artistes ».

Autre point : la mise ne place d’une signalétique qui s’appuie sur une charte graphique avec des logos qui pourront être déclinés sous différentes formes : mobilier urbain, enseignes, marquage au sol pour « une identité visuelle qui donnera une unité au parcours. » Ces artisans bénéficieront de loyers attractifs et devront en retour s’engager sur des horaires et jours d’ouverture, notamment lors des manifestations.

« Ce traitement qualitatif, indiquait le maire en conclusion, pourrait être étendu à toute la ville. L’office du commerce y travaillera. »

Le parcours devrait être opérationnel fin 2016.

Emmanuelle POUQUET

Au printemps 2016, un projet gigantesque, avec notamment 51 000 m2 de commerces et structures de loisirs, verra le jour dans la zone de Barneoud à La Valette. Une centaine d’enseignes doit s’implanter dans ce centre commercial baptisé L’avenue 83.

Parmi lesquelles les marques : Vero Moda, Naf Naf, San Marina, Chevignon, New Look, Tiger, Tommy Hilfiger, Bose ou encore la marque anglaise JS Sports. Sont aussi prévus un RCT café, une vingtaine de bars-restaurants et points de restauration rapide.

Le commerce hyérois doit-il s’inquiéter de l’arrivée de cet immense pôle commercial ? Jean-Pierre Giran qui l’a évoqué lors de la réunion est formel : « Il est concurrent de Mayol, mais pas de nous, parce que nos grandes surfaces sont des commerces de proximité. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Et c’est aussi pourquoi il fallait s’opposer au projet d’une nouvelle grande surface à Hyères (N.D.L.R. : référence faite au projet du retail park) qui n’aurait pas résisté. »

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 9 mai 2015 par Emmanuelle Pouquet

Visite de terrain à La Capte: une série de travaux attendus d’ici l’été

Elus, habitants et commerçants ont parcouru le quartier. Objectif : repérer tout ce qui peut être entrepris pour sécuriser et améliorer l’accueil des visiteurs

Elus et techniciens municipaux en visite sur le terrain, avec les représentants du comité d'intérêt local. (Photo N.B)

Elus et techniciens municipaux en visite sur le terrain, avec les représentants du comité d’intérêt local. (Photo N.B)

Les élus poursuivent leurs visites de quartiers, avec les représentants des comités d’intérêt locaux (CIL) et les habitants. Cette semaine, c’est à La Capte que le député-maire Jean-Pierre Giran s’est rendu en compagnie de plusieurs adjoints et des responsables de services pour faire le point avec les riverains. Ces derniers étaient notamment représentés par le président du CIL, Michel Lapleigne, et des commerçants captois ont également pris part à cette visite.

Réensablement et péré
Plusieurs actions ou propositions ont été avancées. En priorité, la réfection du muret de béton, le péré, qui délimite la plage en bord de mer. Sa sécurisation aura lieu avant l’été. 150000 euros seront engagés après la saison estivale pour son remplacement. Le réensablement de la plage, avec reprise des tubes géotextiles doit également être effectué avant la haute saison pour un montant de 160000 euros.
Enfin des poubelles supplémentaires seront installées sur le sable.
La mise en place d’un nouveau totem à l’entrée de La Capte viendra améliorer la signalétique.
Par ailleurs, on réfléchit à la création d’une aire de jeux pour les enfants sur le front de mer.
Dans les prochains mois, la mairie va se pencher sur un projet de requalification de la rue des Marchands. Il a été proposé de mettre en place deux arrêts minutes, soit quatre places, dans cette artère très passante l’été.
Enfin un planning de suivi va être mis en place pour le nettoyage des puits perdus.

Tous droits réservés Var-Matin du dimanche 10 mai 2015 page 4

420 palmiers du littoral traités par endothérapie

Après avoir testé plusieurs méthodes de lutte contre le charançon rouge, la commune a choisi de traiter les Phoenix par injection d’un produit insecticide. Elle commence par les arbres du bord de mer

Symboles de la ville, près de la moitié des palmiers Phœnix d'Hyères ont été infestés et abattus, ces 7 dernières années. (Photo doc Frank Muller)

Symboles de la ville, près de la moitié des palmiers Phœnix d’Hyères ont été infestés et abattus, ces 7 dernières années. (Photo doc Frank Muller)

Le service des espaces verts de la mairie a fait les comptes. Depuis 2007, quand l’infestation des palmiers Phoenix par le charançon rouge (rhynchophorus ferrugineus) s’est déclarée à Hyères,« 1 443 arbres ont été diagnostiqués et 1 030 abattus ». Il en reste aujourd’hui environ 1 600 sur la commune. « Nous en avons donc perdu presque la moitié, constate le député-maire Jean-Pierre Giran face à ces chiffres. Si on ne fait rien, on en sera donc bientôt à calculer la date de leur disparition. »

Diverses méthodes ont été testées auparavant. « Une aide à la recherche et à l’expérimentation a été mise en place, reprend le maire. Une convention a notamment été passée avec la société Vegetech, et nous avons fait des essais avec le Beauvéria Bassiana (un champignon) sur 60 palmiers. »

Une technique biologique à laquelle la municipalité a donc préféré l’endothérapie, « même si on continue notre travail avec Vegetech ». « On ne traite pas une hémorragie par l’homéopathie : on opère, indique Jean-Pierre Giran. On a perdu la moitié des palmiers, il est temps d’opérer. »

« Pas une technique d’apprenti sorcier »

Ces prochaines semaines, 420 Phoenix vont ainsi être traités selon cette méthode, qui consiste à injecter un produit insecticide à base d’emamectine « dans le flux ascendant de la sève du palmier », au travers de deux trous de 8 mm de diamètre, « fait selon un protocole bien précis, pour ne pas nuire aux insectes butineurs ».

L’intervention, qui ne devrait pas durer plus d’une dizaine de jours, se fera « sur un territoire identifiable », en l’occurrence la partie littorale de la ville : 210 sur le port, 163 à L’Ayguade et au Mérou, 20 à Arromanches, l’hippodrome et l’Almanarre, et 27 à Porquerolles.

« Il ne s’agit pas d’une technique d’apprenti sorcier, précise Jean-Pierre Giran. Elle est approuvée par le Conservatoire botanique de Port-Cros, France Nature Environnement, et la Fredon Paca (organisme de recherche scientifique, reconnu à vocation sanitaire). Il est important pour nous d’avoir ce genre de caution. » Par ailleurs, ajoute le maire, « nous avons demandé à la Fredon Paca de fournir un protocole pour le suivi du traitement. La durée de rémanence du produit étant de 14 à 16 mois, selon Syngenta, le test se fera sur deux ans ».

« Il y a urgence »

80000 euros TTC sont prévus pour ce traitement. « Un investissement assez limité », estime Jean-Pierre Giran, qui enchaîne : « Je sais qu’une association, qui est par ailleurs en adhésion totale avec la procédure et les procédés, juge que Syngenta est trop cher (lire par ailleurs). On a déjà négocié et réussi à faire baisser les prix. Mais on ne peut pas attendre encore deux ans et espérer qu’ils diminuent encore. Il y a urgence, et c’est une responsabilité de la commune. »

Et il poursuit : « C’est un acte politique fort. Les palmiers, ce sont notre patrimoine. Comme nous devons restaurer la basilique Saint-Paul, nous devons sauver les palmiers. » Son adjoint à l’agriculture, aux espaces verts et aux forêts Élie Di Russo ajoute : « C’est l’emblème de la commune. C’est le tourisme, c’est l’image, c’est l’attractivité de la commune qui sont en jeu ! »

Revenant sur les tarifs (ça revient environ à 190 euros par palmier), le maire indique : « Il y avait une opportunité, que nous n’avons pas voulu saisir, qui aurait réduit le coût : c’est que le traitement soit réalisé, après une petite formation, par les employés municipaux. J’ai estimé que c’était prématuré, dans la mesure où c’est quand même technique, particulier, et que cette première initiative doit, je crois, être faite par des professionnels assermentés. On verra par la suite, si d’aventure on peut le faire. »

Cette opération, « beaucoup testée à l’étranger (en Italie, en Espagne…) », est la plus importante expérimentée en France. « Bien entendu, termine Jean-Pierre Giran, en espérant que les résultats soient positifs, ce sera ensuite étendu au reste de la ville. »

Tous droits réservés Var-Matin du 2 mai 2015 page 14, par Fanny Rocca