Jean-Pierre Giran réorganise le Complexe aquatique

Jean-Pierre Giran et Stéphane Cicoletta nourrissent de nombreux projets pour l'espace nautique hyérois, « le plus beau du département ». (Photo F. D.)

Jean-Pierre Giran et Stéphane Cicoletta nourrissent de nombreux projets pour l’espace nautique hyérois, « le plus beau du département ». (Photo F. D.)

La direction de la piscine municipale a changé et Stéphane Cicoletta en a pris la tête. Il dresse, avec le maire, Jean-Pierre Giran, les projets 2015 et les « pistes de réflexion » en cours

Stéphane Cicolletta est le nouveau directeur du complexe aquatique d’Hyères. Il a pris ses fonctions au début de l’année avec de nouvelles perspectives en tête pour cet espace nautique qui accueille jusqu’à 900 baigneurs par jour. Soutenu par le député-maire Jean-Pierre Giran, il confie ses priorités et ses projets.

Comment se porte cet établissement 100 % municipal mais un peu à part dans le cœur des Hyérois ?

Stéphane Cicoletta : Il se porte bien et va vivre des évolutions dans les mois qui viennent. Nous avons de grandes ambitions pour ce complexe de 6 000 mètres carrés au total ! Bassin extérieur de 50 mètres, bassin ludique, espace d’apprentissage, sauna, toboggan géant… Nous allons essayer de mieux optimiser ces lieux pour ouvrir l’ensemble encore davantage au public.

Jean-Pierre Giran : A ma demande, un audit a été réalisé qui a révélé deux choses : une nécessité d’organisation plus rationnelle et une ouverture plus importante sur l’extérieur.

Qu’en est-il de sa situation économique ?

J.-P. G. : Ce complexe aquatique est le plus beau du département et peut-être de la région. Nous avons conscience qu’il a un coût. Mais il faut savoir qu’il accuse un déficit annuel de 1,7 million. Il est donc nécessaire de faire bouger les choses, de réfléchir ensemble à une meilleure organisation en interne. C’est l’une des missions de M. Cicoletta en qui j’ai toute confiance.

S. C.  : Notre premier objectif : accroître la fréquentation du complexe pour les Hyérois sans, pour autant, augmenter les tarifs. Pour cela, nous lançons des pistes de réflexion. Pourquoi ne pas imaginer des horaires différents ? Fermer les bassins plus tard le soir, de façon plus fréquente, pour les gens qui veulent venir nager après leur journée ? Pourquoi ne pas rester ouvert le dimanche après-midi pour les familles ? Sachez que, dimanche dernier, nous avons reçu 600 visiteurs pour la seule matinée ! Les lundis et jeudis soirs, l’affluence est également en hausse car nous fermons nos portes à 21 heures…

Dans ce souci de « rationalisation », des réductions de personnels sont-elles envisagées ?

S. C.  : Pas du tout ! 25 personnes travaillent ici, dont 14 maîtres-nageurs et cela ne changera pas. Sept postes de surveillance sont effectifs simultanément chaque jour pour assurer des baignades tranquilles à tous. Cela a un prix. Notre budget annuel varie entre 2,3 et 2,5 millions d’euros.

J.-P. G.  : En réalité, il faut ouvrir le complexe aquatique vers l’extérieur : proposer aux visiteurs, par exemple, un pack famille qui comprendrait l’entrée et le sauna-hamam. C’est une proposition. Où inciter, par une politique de prix attractive, les clients d’hôtels extérieurs à venir se baigner ici… On peut tout imaginer !

S. C.  :… Comme, par exemple, créer des événements exceptionnels dans l’année. La Nuit de l’Eau remporte un franc succès et on va réfléchir à d’autres initiatives qui attireraient de nouveaux publics.

Et sportivement ?

S. C.  : Justement ! Nous proposons déjà de l’apnée, de l’Aqua-bike et même de la plongée en bouteilles : une quinzaine de clubs au total. Nous bénéficions d’un espace suffisant pour imaginer un coin beach-volley, de l’Aqua-Zumba ou de l’Aqua-volley l’été ! Tout est possible si on associe les Hyérois à notre démarche.

Tours droits réservés Var-Matin du mercredi 1er avril 2015 par Fred Dumas