La Gare, de long en large, pour la visite de quartier

Le député-maire, Jean-Pierre Giran (au centre), a sillonné le quartier de la gare à la rencontre des habitants et des représentants du CIL. (Photo F. D.)

Le député-maire, Jean-Pierre Giran (au centre), a sillonné le quartier de la gare à la rencontre des habitants et des représentants du CIL. (Photo F. D.)

Le maire de la ville, Jean-Pierre Giran, a rencontré habitants et adhérents du comité d’intérêt local de la gare où tous les sujets d’actualité ont été abordés

C‘est au pas de course qu’a commencé la visite du quartier de la gare, jeudi après-midi.

Le député-maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, était accompagné de Jean-Louis Ozenda, adjoint chargé des travaux, et de Josiane Mai, chargée de la vie des quartiers. Sur place l’attendait Françoise Martin, présidente du comité d’intérêt local (CIL) de la gare, qui compte plus de 150 adhérents à ce jour.
La visite a débuté devant l’hôtel de l’Europe où ont été discutés les sujets de circulation, inhérents à cette zone phare de la ville. Puis, passant devant le petit jardin public qui jouxte la halte-garderie « Le Petit Prince », le maire a fait remarquer que cet « espace avait besoin d’une rénovation urgente ». En effet, les familles hésitent avant d’y pénétrer tant le lieu a perdu de son attrait au fil du temps.
« Quartier embouteillé »
Mais c’est la création possible, dans le futur, d’un passage à niveau à proximité de l’école Guynemer qui inquiète les membres du CIL de la gare et les habitants. « Ici, le flux de véhicules est déjà très important et nous craignons qu’avec le prochain trafic ferroviaire redoublé, il y ait encore plus de piétons, donc de voitures », a expliqué Philippe Hugon, du CIL. Un carrefour giratoire est nécessaire sur le secteur afin de désengorger la circulation, déjà omniprésente. « Il y aura une réunion à ce sujet à la fin du mois d’avril afin de mettre tous les problèmes à plat », a répondu Jean-Pierre Giran. « Notre quartier est très souvent embouteillé. Parfois, la file de véhicules s’étend du centre Leclerc jusqu’à la gare SNCF. Ce n’est plus possible », s’est plainte une habitante. « Alors, avec le projet SNCF qui vise à multiplier par cinq le trafic passagers, où va-t-on ? D’autant que tous ces gens gareront forcément leurs véhicules ici ».
« Multiplier par cinq le trafic des passagers est une utopie ! », a repris un particulier.« Je pense aussi que le multiplier par deux sera déjà suffisant », a abondé Jean-Pierre Giran.
Enfin, adhérents, habitants et représentants de la municipalité se sont rendus, de l’autre côté de la voie ferrée, au lotissement Le Saint-Saëns où vivent près de 700 personnes.
Le quartier de la gare de demain…
« Durant des mois, nous avons été soumis aux passages incessants de camions ! Bruit et poussière étaient notre quotidien, sans compter la détérioration des trottoirs subie », s’est emportée une résidente.
« Je sais, leur a indiqué le premier magistrat. Et nous avons contacté Réseau ferré de France pour qu’ils refassent les chaussées abîmées. Ils sont d’accord. »
Pour tous, l’inconvénient majeur du quartier de la gare est paradoxalement… son attrait et sa position géographique.
« On aime notre quartier, on le défend, mais il est devenu un étranglement à cause du trafic automobile », a résumé un habitant du Saint-Saëns.
Une grande réflexion d’ensemble est programmée avec les équipes municipales pour penser le « quartier de la gare de demain »en associant riverains, CIL et décideurs économiques et locaux.Tous droits réservés Var-Matin du mercredi 25 mars 2015, par Fred Dumas