Le maire en visite aux Borrels pour dresser les priorités

Le maire, Jean-Pierre Giran, accompagné (à sa gauche) d'Elie di Russo, l'adjoint spécial de la fraction, et de Josiane Mai, adjoint en charge des quartiers, a évoqué les points sensibles des Borrels avec le président du CIL, Bernard Pothonier (main en l'air) et des habitants. (Photo Laurent Martinat)

Le maire, Jean-Pierre Giran, accompagné (à sa gauche) d’Élie di Russo, l’adjoint spécial de la fraction, et de Josiane Mai, adjoint en charge des quartiers, a évoqué les points sensibles des Borrels avec le président du CIL, Bernard Pothonier (main en l’air) et des habitants. (Photo Laurent Martinat)

Entouré des chefs des services techniques, et des élus concernés, Jean-Pierre Giran a listé avec le CIL et des habitants, les points sensibles à traiter d’urgence

Parce qu’« aux Borrels, c’est naturel ! » slogan cher à l’adjoint spécial, la visite du député-maire dans la fraction pour faire le point sur les travaux urgents, s’est déroulée jeudi sous le soleil, dans une ambiance champêtre. À ses côtés – outre Élie di Russo – Josiane Mai, adjointe en charge des quartiers, ainsi que Bernard Barale, directeur des services techniques de la ville et Fabrice Werber, directeur du pôle sécurité.

Un groupe d’habitants a suivi la « tournée » avec les membres du comité d’intérêt local, au premier rang desquels le président, Bernard Pothonier, qui avait listé les points à examiner.

Parmi les petits travaux à effectuer, on notera la réfection de l’abri bus de la mairie et d’une évacuation d’eau au niveau de l’école ; le dégagement et l’entretien de trottoirs masqués par les herbes à la sortie des 2es Borrels, et l’examen nécessaire d’un bas-côté de la route qui s’affaisse à hauteur du Crapa et constitue un vrai danger.

Une réunion tripartite pour l’assainissement

Mais le point majeur concernant cette fraction reste bien entendu la question de l’assainissement.

Puisque, rappelons-le, il n’existe par de réseau public aux Borrels, où la moitié des habitations est dotée d’équipements individuels autonomes conformes.

Le problème principal étant celui des maisons des hameaux anciens des 2es et 3es Borrels qui ne disposent pas des terrains nécessaires pour ce type d’installation.

Ce qui génère de sévères nuisances olfactives, en particulier l’été, pose problème du point de vue environnemental, et sur le plan de la légalité.

Le raccordement au réseau collectif, qui passe sur la RD12, imaginé un temps, s’avère irréaliste sur le plan financier.

Donc, depuis une dizaine d’années, la ville, puis TPM – à qui revient cette compétence – s’orientent sur deux options. Relier les deux hameaux entre eux avec une station, ou créer deux stations distinctes.

Le CIL, qui a récemment rencontré TPM, a fait état du fait que relier les deux hameaux entre eux, donc créer un réseau, va forcément générer le développement de l’urbanisation. Ce qu’apparemment ne souhaitent, ni les Borrélians – dans leur majorité -, ni TPM, ni la ville.

Donc, l’option la plus probable, aujourd’hui, serait la création de deux mini-stations, « solution la moins chère » selon le CIL. Reste un problème à régler : les propriétaires qui ont déjà investi dans des équipements autonomes seront-ils contraints de se raccorder ?

La ville a proposé au CIL d’organiser une réunion tripartite avec TPM pour évoquer cette option et les problématiques inhérentes.

Inciter les propriétaires à nettoyer les berges

Il a bien sûr été question des inondations. Avec le problème récurrent de l’entretien des cours d’eau et de leurs rives.

La ville a rappelé sur ce point qu’elle avait investi dans une cureuse et créé une cellule dédiée à ce type de travaux. Elle va donc, notamment intervenir sous les ponts où gravats et embâcles se sont amassés.

Néanmoins, le maire a rappelé avec insistance la responsabilité des propriétaires privés « qui sont tenus de nettoyer les berges sur leur propriété. À l’échelle de la ville, plus de 500 courriers ont été préparés et vont d’ailleurs être envoyés ».

Plusieurs riverains ont également interpellé la ville sur le problème du « sous-dimensionnement du pont situé carrefour de la route des Borrels et de la RD 12 ».

Le directeur des services techniques a pris acte et doit venir sur place pour examiner le problème, qui relève cependant de la compétence du conseil général.

Tous droits réservés Var-Matin du dimanche 22 mars 2015 par Emmanuelle Pouquet