Jean-Pierre Giran lance le premier chantier écologique et pédagogique pour la préservation des espaces naturels communaux

Quatorze apprentis du lycée agricole mènent un chantier écologique sur la plage des Salins.

Dans le cadre de leur formation, des apprentis d'Agricampus restaurent la dune aux Salins. (Photo L. Martinat)

Dans le cadre de leur formation, des apprentis d’Agricampus restaurent la dune aux Salins. (Photo L. Martinat)

Ils confectionnent des casiers en bois, les ganivelles, pour consolider les dunes et contrer l’érosion

Plages du Pentagone aux Salins, extérieur jour, un matin à 9 h. Le soleil est généreux mais la présence importune de moustiques douche les ardeurs de quelques-uns. «À la limite, je préfère quand il pleut… », lâche un jeune homme, piqué au vif.

Ce jeudi-là, toute la journée, ils sont quatorze apprentis, en cours de formation bac pro Gestion des milieux naturels et de la faune (GMNF) à se retrousser les manches. Travaux pratiques, grandeur nature, dans le droit fil des enseignements suivis au lycée agricole (Agricampus).

« Cet exercice, très concret, est important dans la formation de nos apprentis. Sachant qu’ils passent la moitié de leur temps en entreprise », explique Cyrille Droudin, formateur technique.

Après un deuxième atelier de travail, le 3 avril sur le même site, les apprentis seront évalués (contrôle en cours de formation), le 14 avril au matin. Toujours aux Salins.

Ce chantier écologique est la première concrétisation d’une convention signée, début 2014, par Agricampus et la ville d’Hyères. « Ce partenariat permettra l’enrichissement pédagogique de la formation ainsi que la préservation d’espaces naturels communaux », dit le texte. Jean-Pierre Giran, député-maire, complète : « Ce n’est pas la gratuité de cette convention d’aménagement qui nous attire, mais bien de créer l’harmonie en multipliant les relations avec le lycée agricole, comme on souhaite le faire aussi avec la villa Noailles et le lycée hôtelier pour certaines prestations. »

Le chantier permettra, par la pose de casiers de ganivelles (barrière en lattes de bois), de fixer la végétation propre aux environnements sablonneux. « Les ganivelles permettent d’éviter le piétinement et favorisent l’accumulation du sable. Avec une dune en bon état, la plage est mieux armée pour résister aux tempêtes », explique Magali Pontier, chef du service littoral (1).

Le député-maire a dit vouloir prolonger ce type de chantiers écologiques le long de la route du sel et sur le cordon dunaire de la pinède des Pesquiers.

1. Édith Audibert, adjointe aux plages, îles et ports, était également présente.

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 21 mars 2015 par Sébastien Mouhot