Hyères organise pour la première fois les Journées européennes des métiers d’art

Trois jours à la découverte des métiers et artisans d’art

Jusqu’à dimanche soir, expositions, démonstrations, conférences, ateliers, visites et spectacles donnent à voir ce que la ville recèle comme talents, formations et projets tournés vers l’art

Des artistes ou artisans d’art, on en connaît, ici et là en ville. De nom, pour passer souvent devant leur officine, pour avoir admiré leur travail dans une expo, ou avoir, un jour, osé pousser la porte d’une galerie ou d’un atelier. Mais qui connaît vraiment l’étonnante palette de talents ayant choisi Hyères comme terre de création ?

Eh bien voilà l’occasion ou jamais d’aller à leur rencontre. Depuis hier et jusqu’à dimanche soir, les Journées européennes des métiers d’art, organisées pour la première fois dans la cité des palmiers, donnent en effet à découvrir ces talents et leurs réalisations dans leurs ateliers, dans les galeries, et présentent aussi les formations qui concernent ces métiers. Des découvertes à faire au fil de nombreuses animations prévues sur trois jours.

Vingt-deux artisans

Céramistes, verrier, fondeur, tailleur, tapissier, tailleur de pierre, etc., ils sont douze artisans à exposer ces trois jours de 10 h à 18 h, place de la République, salle d’audience du point d’accès au droit. Toujours place de la République, samedi de 10 h à 18 h, le lycée du Golf hôtel vient présenter ses formations : Sérigraphie industrielle, Signalétique, enseigne et décor, Graphiste et Carreleur – mosaïste. Samedi et dimanche, dix-huit artisans ouvrent les portes de leurs ateliers pour accueillir les visiteurs en centre-ville, sur la presqu’île de Giens et ZI Saint-Martin.

Plusieurs d’entre eux proposeront des performances et des démonstrations, de gravure, découpe de verre, peinture à l’argile sur toile, croquis et esquisses, gravure, réalisation d’une fresque par les graffeurs de l’association Bump accompagnée d’un set musical avec DJ.

Sans oublier le concert donné, samedi à 15 h, place Rabaton, par les élèves du conservatoire, et les propositions festives proposées par la compagnie Barok : la balade contée qui a ouvert la fête hier, l’espace de convivialité amstramgam pour toute la famille, samedi, de 14 h à 18 h place de l’Oustaou rou, avec contes et tout plein d’ateliers pour enfants, l’atelier d’animations théâtrales et la soirée ludique au Moulin des contes samedi, puis l’apéritif poétique, dimanche à 11 h 30 place de l’Oustaou rou. Liste, adresses et horaires des ateliers et animations, sont disponibles sur le site internet de la ville. L’inauguration aura lieu ce matin à 11 h, place de la République.

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 28 mars 2015

Les députés juniors jouent les journalistes en herbe

Fiona a pris les notes et Lynda la photo, sur laquelle, au milieu de tous ses camarades, Wasim brandit fièrement le projet de loi de la classe. (Photo CM2 Excelsior)

Fiona a pris les notes et Lynda la photo, sur laquelle, au milieu de tous ses camarades, Wasim brandit fièrement le projet de loi de la classe. (Photo CM2 Excelsior)

Après un projet de loi, c’est un article pour le journal qu’ont écrit les CM2 de l’école Excelsior. Ils racontent leur expérience au Parlement des enfants

Les CM2 de la classe d’Isabelle Monge, à l’école Excelsior ont d’abord joué les députés juniors, en participant au Parlement des enfants. Ils ont proposé leur propre projet de loi, afin de donner un statut à la place de la parole de l’enfant au sein de l’école (lire nos éditions du samedi février et du samedi 14 mars).

Lundi dernier, dans le cadre de la semaine de la presse à l’école, Var-matin a proposé à ces écoliers d’endosser le rôle de journaliste. Leur mission : écrire un article pour expliquer à nos lecteurs ce que la participation au Parlement des enfants leur a appris.
Voici l’article qu’ils ont coécrit avec une journaliste de l’agence hyéroise de Var-matin, avant de la bombarder de questions pour tout savoir sur son métier.
« On est fiers de nous »
Notre classe de CM2 de l’école Excelsior a participé au parlement des enfants et écrit un projet de loi pour donner une place à la parole des enfants au sein de l’école.
« On a appris que c’est difficile d’écrire une loi. C’est difficile de trouver un bon sujet, c’est difficile d’être tous d’accord et c’est difficile d’arriver à mettre toutes les bonnes idées de tout le monde. Il a fallu beaucoup réfléchir. Une fois le sujet trouvé, on a dû dire comment on pouvait donner la parole aux enfants au sein de l’école » expliquent Lucciana, Thibault, Lynda, Inès et Franck.
Joris n’a pas aimé ce travail de recherche d’un sujet mais il a aimé écrire le texte de loi ensuite. « C’est très difficile à écrire, parce qu’il faut trouver le bon mot à chaque fois » précise Wasim.
Bilal a apprécié l’aide du député Jean-Pierre Giran. « Il nous a beaucoup aidés et, en plus, on a visité son bureau. » Soumaya a aimé répondre à ses questions et réfléchir pour trouver les réponses.
Désormais, les CM2 savent à quoi sert une loi. Elle sert « à nous protéger, à vivre en communauté, à dire ce qu’on a le droit de faire ou de pas faire, à mettre des limites, à vivre en paix et à éviter que ça dégénère » résument Ryad, Bilal, Joris, Lynda et Agathe.
« Au départ, on en savait pas du tout ce qu’il fallait faire et, à la fin, on a réussi à écrire une loi. On a appris beaucoup de choses, aussi sur le travail du député » conclut Fiona.
Inès confirme ce que Safa avait dit le jour de la visite à la mairie, le vendredi 13 mars : « On est fier de nous ! »Tous droits réservés Var-Matin du jeudi 26 mars 2015 par les CM2 de Mme Monge avec Caroline Martinat

La Gare, de long en large, pour la visite de quartier

Le député-maire, Jean-Pierre Giran (au centre), a sillonné le quartier de la gare à la rencontre des habitants et des représentants du CIL. (Photo F. D.)

Le député-maire, Jean-Pierre Giran (au centre), a sillonné le quartier de la gare à la rencontre des habitants et des représentants du CIL. (Photo F. D.)

Le maire de la ville, Jean-Pierre Giran, a rencontré habitants et adhérents du comité d’intérêt local de la gare où tous les sujets d’actualité ont été abordés

C‘est au pas de course qu’a commencé la visite du quartier de la gare, jeudi après-midi.

Le député-maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, était accompagné de Jean-Louis Ozenda, adjoint chargé des travaux, et de Josiane Mai, chargée de la vie des quartiers. Sur place l’attendait Françoise Martin, présidente du comité d’intérêt local (CIL) de la gare, qui compte plus de 150 adhérents à ce jour.
La visite a débuté devant l’hôtel de l’Europe où ont été discutés les sujets de circulation, inhérents à cette zone phare de la ville. Puis, passant devant le petit jardin public qui jouxte la halte-garderie « Le Petit Prince », le maire a fait remarquer que cet « espace avait besoin d’une rénovation urgente ». En effet, les familles hésitent avant d’y pénétrer tant le lieu a perdu de son attrait au fil du temps.
« Quartier embouteillé »
Mais c’est la création possible, dans le futur, d’un passage à niveau à proximité de l’école Guynemer qui inquiète les membres du CIL de la gare et les habitants. « Ici, le flux de véhicules est déjà très important et nous craignons qu’avec le prochain trafic ferroviaire redoublé, il y ait encore plus de piétons, donc de voitures », a expliqué Philippe Hugon, du CIL. Un carrefour giratoire est nécessaire sur le secteur afin de désengorger la circulation, déjà omniprésente. « Il y aura une réunion à ce sujet à la fin du mois d’avril afin de mettre tous les problèmes à plat », a répondu Jean-Pierre Giran. « Notre quartier est très souvent embouteillé. Parfois, la file de véhicules s’étend du centre Leclerc jusqu’à la gare SNCF. Ce n’est plus possible », s’est plainte une habitante. « Alors, avec le projet SNCF qui vise à multiplier par cinq le trafic passagers, où va-t-on ? D’autant que tous ces gens gareront forcément leurs véhicules ici ».
« Multiplier par cinq le trafic des passagers est une utopie ! », a repris un particulier.« Je pense aussi que le multiplier par deux sera déjà suffisant », a abondé Jean-Pierre Giran.
Enfin, adhérents, habitants et représentants de la municipalité se sont rendus, de l’autre côté de la voie ferrée, au lotissement Le Saint-Saëns où vivent près de 700 personnes.
Le quartier de la gare de demain…
« Durant des mois, nous avons été soumis aux passages incessants de camions ! Bruit et poussière étaient notre quotidien, sans compter la détérioration des trottoirs subie », s’est emportée une résidente.
« Je sais, leur a indiqué le premier magistrat. Et nous avons contacté Réseau ferré de France pour qu’ils refassent les chaussées abîmées. Ils sont d’accord. »
Pour tous, l’inconvénient majeur du quartier de la gare est paradoxalement… son attrait et sa position géographique.
« On aime notre quartier, on le défend, mais il est devenu un étranglement à cause du trafic automobile », a résumé un habitant du Saint-Saëns.
Une grande réflexion d’ensemble est programmée avec les équipes municipales pour penser le « quartier de la gare de demain »en associant riverains, CIL et décideurs économiques et locaux.Tous droits réservés Var-Matin du mercredi 25 mars 2015, par Fred Dumas

Le maire en visite aux Borrels pour dresser les priorités

Le maire, Jean-Pierre Giran, accompagné (à sa gauche) d'Elie di Russo, l'adjoint spécial de la fraction, et de Josiane Mai, adjoint en charge des quartiers, a évoqué les points sensibles des Borrels avec le président du CIL, Bernard Pothonier (main en l'air) et des habitants. (Photo Laurent Martinat)

Le maire, Jean-Pierre Giran, accompagné (à sa gauche) d’Élie di Russo, l’adjoint spécial de la fraction, et de Josiane Mai, adjoint en charge des quartiers, a évoqué les points sensibles des Borrels avec le président du CIL, Bernard Pothonier (main en l’air) et des habitants. (Photo Laurent Martinat)

Entouré des chefs des services techniques, et des élus concernés, Jean-Pierre Giran a listé avec le CIL et des habitants, les points sensibles à traiter d’urgence

Parce qu’« aux Borrels, c’est naturel ! » slogan cher à l’adjoint spécial, la visite du député-maire dans la fraction pour faire le point sur les travaux urgents, s’est déroulée jeudi sous le soleil, dans une ambiance champêtre. À ses côtés – outre Élie di Russo – Josiane Mai, adjointe en charge des quartiers, ainsi que Bernard Barale, directeur des services techniques de la ville et Fabrice Werber, directeur du pôle sécurité.

Un groupe d’habitants a suivi la « tournée » avec les membres du comité d’intérêt local, au premier rang desquels le président, Bernard Pothonier, qui avait listé les points à examiner.

Parmi les petits travaux à effectuer, on notera la réfection de l’abri bus de la mairie et d’une évacuation d’eau au niveau de l’école ; le dégagement et l’entretien de trottoirs masqués par les herbes à la sortie des 2es Borrels, et l’examen nécessaire d’un bas-côté de la route qui s’affaisse à hauteur du Crapa et constitue un vrai danger.

Une réunion tripartite pour l’assainissement

Mais le point majeur concernant cette fraction reste bien entendu la question de l’assainissement.

Puisque, rappelons-le, il n’existe par de réseau public aux Borrels, où la moitié des habitations est dotée d’équipements individuels autonomes conformes.

Le problème principal étant celui des maisons des hameaux anciens des 2es et 3es Borrels qui ne disposent pas des terrains nécessaires pour ce type d’installation.

Ce qui génère de sévères nuisances olfactives, en particulier l’été, pose problème du point de vue environnemental, et sur le plan de la légalité.

Le raccordement au réseau collectif, qui passe sur la RD12, imaginé un temps, s’avère irréaliste sur le plan financier.

Donc, depuis une dizaine d’années, la ville, puis TPM – à qui revient cette compétence – s’orientent sur deux options. Relier les deux hameaux entre eux avec une station, ou créer deux stations distinctes.

Le CIL, qui a récemment rencontré TPM, a fait état du fait que relier les deux hameaux entre eux, donc créer un réseau, va forcément générer le développement de l’urbanisation. Ce qu’apparemment ne souhaitent, ni les Borrélians – dans leur majorité -, ni TPM, ni la ville.

Donc, l’option la plus probable, aujourd’hui, serait la création de deux mini-stations, « solution la moins chère » selon le CIL. Reste un problème à régler : les propriétaires qui ont déjà investi dans des équipements autonomes seront-ils contraints de se raccorder ?

La ville a proposé au CIL d’organiser une réunion tripartite avec TPM pour évoquer cette option et les problématiques inhérentes.

Inciter les propriétaires à nettoyer les berges

Il a bien sûr été question des inondations. Avec le problème récurrent de l’entretien des cours d’eau et de leurs rives.

La ville a rappelé sur ce point qu’elle avait investi dans une cureuse et créé une cellule dédiée à ce type de travaux. Elle va donc, notamment intervenir sous les ponts où gravats et embâcles se sont amassés.

Néanmoins, le maire a rappelé avec insistance la responsabilité des propriétaires privés « qui sont tenus de nettoyer les berges sur leur propriété. À l’échelle de la ville, plus de 500 courriers ont été préparés et vont d’ailleurs être envoyés ».

Plusieurs riverains ont également interpellé la ville sur le problème du « sous-dimensionnement du pont situé carrefour de la route des Borrels et de la RD 12 ».

Le directeur des services techniques a pris acte et doit venir sur place pour examiner le problème, qui relève cependant de la compétence du conseil général.

Tous droits réservés Var-Matin du dimanche 22 mars 2015 par Emmanuelle Pouquet

Démoustication : la ville s’arme et repart au combat

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Terminée seulement fin novembre en 2014, en raison des conditions climatiques, la campagne de démoustication reprend en mars 2015 avec plusieurs semaines d’avance. (Photo L. M.)

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La gambusie, petit poisson mangeur de moustique, peut être fourni aux particuliers. (Ph. E. P.)

image_0007_c52ba343dae183c2d11dced6b6588f41Parce qu’il y n’y a plus de saison pour les éclosions, et qu’elles recommencent, le service municipal dédié à la lutte anti-moustiques a engagé la campagne avec de nouveaux moyens

Non, vous n’avez pas rêvé ! L’insecte qui vous tournait autour lors de la dernière balade dominicale et qui a fini par piquer était bien un moustique ! La trêve hivernale aura donc été de courte durée… Si d’ailleurs, elle a réellement existé.« Normalement les moustiques connaissent une phase d’hibernation (diapause), explique Jacques Bruno, chef du service eau, littoral, propreté. Or, la persistance en hiver de températures douces entraîne une réduction, voire une absence de diapause. Résultat : cela nécessite une surveillance du territoire toute l’année, alors qu’il y a encore quelques années, elle n’était nécessaire que d’avril à fin octobre. »

Le constat a été confirmé par le service démoustication de la ville d’Hyères, réuni autour du maire et des élus en charge de la problématique, pour une annonce très officielle de reprise de la campagne de lutte anti-moustiques.

Si le service travaille toute l’année sur le mode préventif en surveillant la présence de larves en milieux aquatiques, et en traitant si les contrôles sont positifs, le volet répressif vise, au moment où toutes les conditions sont réunies pour les éclosions (chaleur + humidité) à renforcer surveillance et traitements pour empêcher les moustiques de sortir.

Le service renforcé

« Inondations, chaleur, pluviométrie, avec les changements climatiques, les moustiques ne connaissent plus les saisons », indiquait Jean-Pierre Giran en préambule. La ville, particulièrement exposée avec ses nombreuses zones humides, et qui est la première et l’une des rares en France à s’être dotée d’un service municipal de démoustication, se voit donc « obligée de modifier l’organisation du service pour apporter une réponse efficace. »

Concrètement ? Le service démoustication, dirigé par Philippe Guirao, va être renforcé par l’affectation d’un agent à temps plein, et deux agents saisonniers en poste dès la 3e semaine de mars.

D’autre part, l’ensemble des agents a suivi une formation complémentaire sur l’utilisation des produits biologiques employés pour les traitements anti-larvaires.

« Si le recours à ces produits est une avancée significative pour la préservation de la biodiversité, relevait Rémy Thiebaud, conseiller municipal en charge de la démoustication, l’efficacité de ces produits est plus limitée que celle des produits chimiques utilisés précédemment. Il est donc nécessaire pour arriver à une efficacité similaire que les agents soient plus vigilants sur le stade d’évolution des larves et la bonne application des produits. »

« Néanmoins, insistait le maire, il y a un point sur lequel la ville ne peut pas agir seule : la présence de larves dans le domaine privé. »

Il faut rappeler en effet que le service démoustication n’intervient que sur le domaine public (1), « mais toutes les actions menées sur le domaine public peuvent être sans effet si les gîtes potentiels situés chez les particuliers ne font pas l’objet d’une surveillance ».

Là encore, deux nouvelles actions.

Afin d’alerter les Hyérois, la ville a élaboré une plaquette d’information qui va être diffusée à toute la population. On y trouve les bons gestes de prévention et l’action du service de démoustication.

Cette plaquette, téléchargeable sur le site internet de la ville, sera distribuée dans les boîtes aux lettres des particuliers habitant les quartiers les plus exposés.

Mise en demeure désormais systématique

D’autre part, les propriétaires de parcelles où le service a identifié des sites producteurs de larves, seront désormais systématiquement mis en demeure de traiter.

On notera par ailleurs qu’aux Vieux Salins, un partenariat avec TPM et la LPO a permis de déterminer tout un secteur qui ne sera pas remis en eau, pour limiter la prolifération. Le service a également travaillé en collaboration avec la BAN pour l’hermétisation de la station de relevage des eaux usées de la base qui constituait un gîte larvaire problématique.

Des avancées importantes pour les riverains, mais qui ne doivent pas occulter le fait que chacun doit être attentif, chez lui, à vider, assécher et nettoyer les récipients, rigoles et autres bassins qui favorisent le développement des moustiques. Pour tous renseignements et conseils, contactez le service au 04.94.00.78.87, de 9 h à 12 h.

EMMANUELLE POUQUET

1. Mais il se déplace sur demande pour conseiller les particuliers.

Quels traitements ?

La gambusie : l’allié friand de moustique !

Parmi les moyens de lutte utilisés par le service de démoustication, il y en a un, moins connu, et particulièrement intéressant. Il s’agit de de la gambusie (gambusia affinis) un petit poisson de 2 cm à 4 cm « qui été introduit en France du Texas au XIXe siècle », explique Jean-Luc Kammradt, aquariophile passionné, en poste au service depuis 2004, où il travaille, dit-il, « avec bonheur ! » C’est sur sa proposition, qu’en 1976, la ville a construit un bassin pour y garder des alevins de gambusie. On les trouve en milieu naturel : dans les canaux, les étangs, etc. Gros avantage de l’animal : « C’est un vorace qui mange tout ce qui se trouve dans son environnement, et en particulier les larves de moustiques. Il est capable de manger, par jour, son propre poids en larves ! Il est aussi très résistant, il tient aussi bien en eau douce, que saumâtre ou salée, il peut passer l’hiver dans des eaux très froides, et l’été dans une flaque d’eau ! » Si le service a cette petite réserve de poissons mangeurs de moustiques, c’est pour en donner aux particuliers qui ont des bassins, des lagunages, etc.« Mais c’est tout, on ne joue pas aux apprentis sorciers, on n’en introduit jamais en milieu naturel car une fois qu’il a mangé les larves de moustique, il s’attaque à tout le reste : les petits crustacés comme l’artemie principale nourriture des flamants roses qui leur donne leur jolie couleur et tous les petits invertébrés aquatiques dont se nourrissent les oiseaux. Il peut créer un déséquilibre. Donc, on le réserve pour les bassins des particuliers. »Et c’est gratuit ! E. P.

Pour le traitement préventif, anti-larvaire, le service utilise le Vectobac. Un produit issu d’une bactérie naturelle du sol, sélectionnée pour son action exclusive sur les larves de mouches et moustiques. Les applications se font en manuel (pulvérisation à dos ou lance), soit en pulvérisation par voie terrestre (sur camions) ou aérienne (à l’aide d’un ULM).

Traitements anti-adultes : « le dernier recours »

Les zones marécageuses sont traitées par voie aérienne et ces actions sont complétées de façon systématique par des traitements terrestres. Lesquels représentent 80 % des actions menées, et mobilisent du personnel communal équipé de pulvérisateurs portables, thermiques, à canon centrifugeurs (monté sur un 4×4) ou engins amphibies tous terrains.

Lorsque l’action préventive, anti-larvaire, se révèle insuffisante, ce qui se traduit par une éclosion importante de moustiques, des traitements ponctuels anti-adultes sont effectués sur le domaine public en secteur urbain et péri-urbain, mais jamais dans les zones naturelles. Le traitement se fait à l’aide d’un insecticide en pulvérisation ou par fumées. Mais pour le service « les traitements anti-adultes ne sont pas une solution, c’est une action en dernier recours. »

Tous droits réservés Var-Matin du 20 mars 2015 par Emmanuelle  Pouquet

Jean-Pierre Giran lance le premier chantier écologique et pédagogique pour la préservation des espaces naturels communaux

Quatorze apprentis du lycée agricole mènent un chantier écologique sur la plage des Salins.

Dans le cadre de leur formation, des apprentis d'Agricampus restaurent la dune aux Salins. (Photo L. Martinat)

Dans le cadre de leur formation, des apprentis d’Agricampus restaurent la dune aux Salins. (Photo L. Martinat)

Ils confectionnent des casiers en bois, les ganivelles, pour consolider les dunes et contrer l’érosion

Plages du Pentagone aux Salins, extérieur jour, un matin à 9 h. Le soleil est généreux mais la présence importune de moustiques douche les ardeurs de quelques-uns. «À la limite, je préfère quand il pleut… », lâche un jeune homme, piqué au vif.

Ce jeudi-là, toute la journée, ils sont quatorze apprentis, en cours de formation bac pro Gestion des milieux naturels et de la faune (GMNF) à se retrousser les manches. Travaux pratiques, grandeur nature, dans le droit fil des enseignements suivis au lycée agricole (Agricampus).

« Cet exercice, très concret, est important dans la formation de nos apprentis. Sachant qu’ils passent la moitié de leur temps en entreprise », explique Cyrille Droudin, formateur technique.

Après un deuxième atelier de travail, le 3 avril sur le même site, les apprentis seront évalués (contrôle en cours de formation), le 14 avril au matin. Toujours aux Salins.

Ce chantier écologique est la première concrétisation d’une convention signée, début 2014, par Agricampus et la ville d’Hyères. « Ce partenariat permettra l’enrichissement pédagogique de la formation ainsi que la préservation d’espaces naturels communaux », dit le texte. Jean-Pierre Giran, député-maire, complète : « Ce n’est pas la gratuité de cette convention d’aménagement qui nous attire, mais bien de créer l’harmonie en multipliant les relations avec le lycée agricole, comme on souhaite le faire aussi avec la villa Noailles et le lycée hôtelier pour certaines prestations. »

Le chantier permettra, par la pose de casiers de ganivelles (barrière en lattes de bois), de fixer la végétation propre aux environnements sablonneux. « Les ganivelles permettent d’éviter le piétinement et favorisent l’accumulation du sable. Avec une dune en bon état, la plage est mieux armée pour résister aux tempêtes », explique Magali Pontier, chef du service littoral (1).

Le député-maire a dit vouloir prolonger ce type de chantiers écologiques le long de la route du sel et sur le cordon dunaire de la pinède des Pesquiers.

1. Édith Audibert, adjointe aux plages, îles et ports, était également présente.

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 21 mars 2015 par Sébastien Mouhot

Jean-Pierre Giran prévoit des commerces à loyer modéré pour les artisans d’art et refuse tout projet de marina au Ceinturon

Palmiers percés

Pas de projet de marina au Ceinturon

Relevé dans le rapport du commissaire enquêteur sur le Plan d’exposition au bruit, autour de l’aéroport, le projet présenté par un investisseur et un architecte accompagnés de M. Lalou, propriétaire de 45 ha au domaine du Ceinturon et PDG du camping Les Pins Maritimes : « la construction d’une marina, hôtels, lieu de cure et de soins, appuyés par la mairie. 750 ME immédiatement réalisables qui généreraient 400 emplois pendant les travaux, puis 500 en CDI et 250 saisonniers pour l’exploitation ». Renseignements pris, ce projet qualifié de « délirant », par le député maire Jean-Pierre Giran, « n’est absolument pas appuyé par la mairie ». M. Lalou que nous avons également contacté, nous a informés qu’il était finalement abandonné. L’identité du super-investisseur n’a pas été dévoilée.
Vieille ville : circuit des métiers d’art
Pour tenter de revitaliser la vieille ville, la municipalité prévoit 30 à 40 commerces qui seront mis à disposition d’artisans d’art, avec des loyers modérés. « J’ai demandé à Var Aménagement Développement de travailler prioritairement sur ce projet », établit Jean-Pierre Giran.Tous droits réservés Var-Matin du 19 mars 2015 page 5