Émotion particulière lors des vœux de Jean-Pierre Giran au monde de l’Éducation

Le député-maire Jean-Pierre Giran et son adjointe à l’éducation Edwige Marino avaient convié les directeurs d’écoles, personnels Atsem, représentants de parents d’élèves et d’associations intervenant dans le champ de l’éducation, jeudi 22 janvier 2015 à la maternelle Ferdinand-Buisson.

Le maire Jean-Pierre Giran et l'inspectrice de l'Education nationale Bénédicte Lesieur ont assorti leurs discours aux circonstances liées aux attentats à Paris. (Photo S. M.)

Le maire Jean-Pierre Giran et l’inspectrice de l’Education nationale Bénédicte Lesieur ont assorti leurs discours aux circonstances liées aux attentats à Paris. (Photo S. M.)

La ville d’Hyères est la seule dans la circonscription à prendre cette initiative, dont l’importance symbolique est renforcée après la vague d’attentats qui a frappé Paris, début janvier.

Bénédicte Lesieur, inspectrice de l’Éducation nationale, a assorti son discours aux circonstances : «Ces événements tragiques ont produit une secousse dont il faudra bien tirer les enseignements. Dans ce contexte, l’école demeure un lieu d’exigence qui participe à l’apprentissage du respect et du vivre ensemble».

Citant Boris Cyrulnik, elle a établi : « Il ne faut pas se replier derrière des slogans ». Exhortant « la pensée à faire débat », elle a engagé les enseignants à « continuer sans cesse d’armer intellectuellement nos élèves car la plus belle réponse à donner est l’éducation ».

Un discours emprunt d’émotion qui a réaffirmé la place prépondérante de l’école dans la transmission « des valeurs qui président à l’identité et aux fondements de notre société ».

« La sortie de ZEP, logique imbécile »

À sa suite, Jean-Pierre Giran est revenu sur la sortie du réseau ZEP du collège Marcel-Rivière et des quatre écoles rattachées. « La ZEP est la réponse fondamentale à un quartier (le Val des Rougières, Ndlr) victime d’événements tragiques et de difficultés associatives. La supprimer répond à une logique imbécile qui ne prend pas en compte le signal qu’envoie ce quartier. » Épargnant le gouvernement socialiste, il a martelé : « Cette suppression n’est pas un paradoxe politique mais de l’administration. Comment imaginer que le quartier soit privé de cette arme d’intégration qu’est l’école ? » Des « projets de réussite éducative » (PRE), pilotés par la commune, tenteront d’atténuer la baisse de moyens de l’éducation prioritaire.

Jean-Pierre Giran est enfin revenu sur le comité du vivre ensemble, récemment créé à Hyères, qui contiendra des personnes à compétences éducatives mais pas de religieux, « même s’ils seront auditionnés en tant qu’acteurs du vivre ensemble ».

Le député-maire a conclu : « La société risque de ne plus être celle qui a été (après les attentats, Ndlr) et l’école a un rôle majeur à jouer. »

par S.M. Tous droits réservés Var Matin du dimanche 25/01/2015