Troc de plantes : Alphonse faisait son jardin

image_trocdesplantesC’est une belle initiative qu’a eue le CIL du centre, hier : l’association, qui organise déjà un troc livres chaque samedi (de 10 h à 18 h devant les commerces de la rue Alphonse-Denis) avait imaginé, dans le même ordre d’idées, un troc de plantes.

C’était donc l’occasion de refaire ses jardinières ou d’embellir son jardin en récupérant gratuitement de nouvelles boutures et en bénéficiant des conseils avisés des jardiniers amateurs du quartier.

« C’est aussi une façon de sensibiliser tout le monde au souhait de voir le quartier mieux fleuri », indiquaient les organisatrices.

Pour agrémenter la journée, une exposition des photos de fleurs de M. Rubio et des ateliers jardinage ouverts aux petits comme aux grands étaient proposés gratuitement.

En prime, les participants étaient invités à pique-niquer au milieu de la chaussée, la circulation étant neutralisée pour la journée.

Réflexion en cours sur le stationnement en ville

Les contrats de délégation de service public des parkings Olbia et Clemenceau arrivant à échéance, la Ville entend définir une stratégie globale pour la circulation et le stationnement

La ville réfléchit à une stratégie globale en matière de stationnement, incluant parkings souterrains, parkings de surface, gestion des navettes gratuites ainsi que l'amélioration des circuits et des cadencements des lignes de bus. (Photo Laurent Martinat)

La ville réfléchit à une stratégie globale en matière de stationnement, incluant parkings souterrains, parkings de surface, gestion des navettes gratuites ainsi que l’amélioration des circuits et des cadencements des lignes de bus. (Photo Laurent Martinat)

Une étude originale sur le stationnement vient d’être menée, à la demande de la mairie, dans les rues de l’hyper centre-ville. Durant quelques jours, des codes-barres ont été posés sur les voitures garées dans le secteur concerné pour permettre de collecter, de façon anonyme, les temps de stationnement de chacun des 5 000 véhicules sondés.

« Le résultat de ce travail sur les parkings de surface va nous aider à savoir comment les gérer. On veut savoir s’il ne vaut pas mieux envisager plus de zones bleues. On conduit aussi une réflexion sur les arrêts minute nouvelle génération. Et tout cela alimente la réflexion bien plus large que nous menons sur le stationnement et la circulation dans le centre-ville », indique le maire Jean-Pierre Giran.

Fin de contrats à Olbia et Clemenceau

Motivé par « une préoccupation de longue date pour la vitalité du centre-ville » (lire par ailleurs), il entend définir une stratégie, « réfléchir, consulter les commerçants » et prendre des décisions « pour la rentrée ».

Car parmi les quatre dossiers qui s’articulent autour de cette problématique du stationnement, il en est un plus urgent que les autres. Fin 2016, les contrats de délégation de service public (DSP) des parkings Olbia et Clemenceau arrivent à échéance.

« Nous avons lancé une assistance à maîtrise d’oeuvre afin de réfléchir à l’opportunité de reconduire une DSP – et quel type de DSP – ou d’opter pour une gestion en régie de ces parkings, indique le premier magistrat. On ne peut pas conduire cette réflexion sans envisager une stratégie globale, incluant les parkings de surface, mais aussi le problème des navettes gratuites et des transports en commun. »

Navettes et bus en discussion avec TPM

Sur ces deux derniers dossiers, des discussions sont en cours avec la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée.

« Concernant les navettes, si comme TPM nous le dit, tout transport intra-urbain relève de la compétence de l’agglomération, on ne peut pas se retrouver un jour, après un accident, avec des gens qui ne seraient pas indemnisés et moi en prison ! , commente Jean-Pierre Giran. On a eu des observations à ce sujet, y compris de la chambre régionale des comptes. Donc, il y a une réflexion avec TPM. Cela devrait conduire à une solution pour stabiliser la situation juridique, tout en conservant les navettes gratuites. »

Il espère pouvoir présenter une délibération à ce sujet lors du prochain conseil municipal.

S’agissant des transports en commun, « les relations et les discussions avec TPM pour améliorer les circuits et augmenter les cadencements sur les lignes existantes sont permanentes », complète encore le maire en liant ces quatre dossiers. « Ces problématiques sont en chantier, à la rentrée, nous aurons une vision globale. »

La réflexion en cours sur le stationnement est liée à « une préoccupation de longue date pour la vitalité du centre-ville encore accrue par le développement d’une grande opération commerciale à côté de Toulon », indique le maire. « C’est une préoccupation ancienne qui m’a conduit par le passé à m’opposer à de grands                     projets de la municipalité précédente comme le Retail Park. La mise en place du circuit des arts est une autre manifestation de cette préoccupation, tout comme le projet Clemenceau-Denis ou les quelques mesures concernant la circulation que nous avons déjà mises en place en changeant le sens de circulation dans le centre-ville dès notre arrivée, puis dans la haute ville, en concertation et pour la satisfaction collective. »

Dans le même ordre d’idée, Jean-Pierre Giran rappelle aussi « la création de 100 places de parking public supplémentaires »obtenue auprès de l’opérateur du projet immobilier de la place Joffre, en cours de travaux.

« Une préoccupation de longue date »

Tous droits réservés Var-Matin du lundi 16 mai 2016 par Caroline Martinat

Les enjeux du Plan local d’urbanisme

Le bilan de la concertation et l’arrêt du PLU ont été adoptés à la majorité, hier après-midi en séance du conseil municipal. L’ensemble des groupes minoritaires s’est abstenu.

De forts enjeux sur la bande littorale où les risques de submersion et d'inondation sont majeurs. (Photo DR)

De forts enjeux sur la bande littorale où les risques de submersion et d’inondation sont majeurs. (Photo DR)

Le conseil municipal a débattu hier après-midi du nouveau projet de Plan Local d’Urbanisme (PLU) dont le bilan de la concertation et l’arrêt ont été adoptés à la majorité, l’opposition s’abstenant dans son ensemble (lire par ailleurs les différentes prises de positions). La première version de ce PLU, élaborée par la précédente municipalité, avait été annulée sur des questions de forme par le tribunal administratif, fin 2012.

« 65 000 habitants maximum »
En introduction, le député maire Jean-Pierre Giran a rappelé les différents enjeux de ce document qui régit chaque m2 du territoire communal. « Un enjeu de principe : le PLU doit permettre à la commune d’évoluer en conservant son identité. Ce qui implique une politique de logements pour accueillir sur le territoire les jeunes qui y ont vu le jour, et des hôtels pour les touristes. Si nous voulons conserver des actifs, il faut des zones d’activité. Hyères c’est aussi une tradition, une activité agricole importante, un patrimoine. Il importe aussi de conserver la sécurité et la tranquillité en tenant compte des risques d’inondation, du plan d’exposition au bruit de l’aéroport, des risques de submersion… », a-t-il exposé.
Le second enjeu est réglementaire, pour répondre aux obligations légales. Sur ce chapitre, le maire a insisté sur les quotas de logements sociaux et les sanctions inhérentes. « Le programme local de l’habitat (PLH) impose à la commune 3 350 logements sociaux à l’horizon 2025. Pour y parvenir, il faut utiliser les zones constructibles, pratiquer le renouvellement urbain mais aussi ouvrir des zones à l’urbanisation ». Pour Jean-Pierre Giran, « la capacité maximale serait de l’ordre de 65 000 habitants maximum. » La somme de 700 000 euros de sanction pour manquement aux quotas légaux a été avancée, « et le gouvernement a indiqué qu’il fallait durcir les sanctions ».
Autre enjeu « les dates : la loi va transférer les PLU en 2017 aux intercommunalités. Personne ne peut contester l’intérêt des Hyérois que le PLU soit fait au sein de la ville plutôt qu’ultérieurement par la communauté d’agglo ».
François Carrassan a dressé le bilan de la concertation, « une expérience d’écoute, d’humilité, de lucidité : les requéreurs sont ceux qui vivent le territoire, et qui ne sont pas toujours en adéquation avec l’administration qui manie les cartes. Le PLU est l’occasion de réconcilier la carte et le territoire ».
Puis Julien Mérignac, du bureau d’études Citadia, a présenté les grandes lignes du projet. Les objectifs généraux, la maîtrise urbaine et les grands secteurs de développement identifiés restent les mêmes qu’en 2011 (Rougières, Crestade Demi-Lune, Roubaud-Gare, Costebelle). Le projet immobilier et golfique de Sainte-Eulalie est relancé.
Ce qui change
Ce qui change par rapport à 2011 : la valorisation touristique et hôtelière au Ceinturon, le secteur de loisirs du Palyvestre, un reclassement majoritaire en zone urbaine des ex-zones NB les plus bâties. Mais aussi des ouvertures à l’urbanisme sur des zones de 2 à 4 hectares à Jean-Moulin, l’Aufrène, au Béal, aux Salins, à La Bayorre et à La Font des Horts.
Les espaces agricoles augmentent d’environ 3,5 %.
Ce projet qui sera soumis aux personnes publiques associées, fera ensuite l’objet d’une enquête publique
Tous droits réservés Var-Matin du 5 mai 2016 par Nathalie Brun

Le kiosque Stalingrad va retrouver sa place d’antan

Le kiosque historique de la ville, situé place Gabriel-Péri, va être reconstruit. D’ici là, la place va être redessinée et les jardins du square refleuris… Renaissance ?

Plantations, ferronnerie et création d'un kiosque en amont : le square Stalingrad fait sa révolution ! Pour redynamiser cette partie du centre-ville. (Photo Luc Boutria)

Plantations, ferronnerie et création d’un kiosque en amont : le square Stalingrad fait sa révolution ! Pour redynamiser cette partie du centre-ville. (Photo Luc Boutria)

Ils sont cinq techniciens du service des espaces verts à travailler tous les jours dans les jardins du square Stalingrad, un temps délaissé car légèrement excentré. Au bout de l’avenue des Iles d’Or, la place Gabriel-Péri est pourtant très belle avec son obélisque nettoyé récemment.

Certes, le parking qui l’entoure n’est pas du meilleur effet, mais reste pratique pour les habitants du quartier. N’empêche qu’une « mise en beauté »était nécessaire.
Elle a commencé. Pour la partie « jardins » du square Stalingrad, 12 000 euros ont été débloqués pour replanter les massifs et les orner de fleurs nouvelles. Cette phase sera terminée d’ici à quelques jours.
« Ouvrir la place vers le sud…»
Plus complexe : la place Gabriel-Péri va subir des travaux intensifs jusqu’au mois de juin : éclairage, ferronnerie, voirie…
« Les places de stationnement vont être redéfinies pour offrir une vue vers le sud de la ville plus belle aux promeneurs et aux habitants », commente le maire, Jean-Pierre Giran. « Concrètement, quatre places de parking, au centre, vont être enlevées pour dégager de l’espace. L’objectif est de trouver un équilibre entre l’ouverture vers le jardin et le futur kiosque… tout en conservant le stationnement. Ainsi, un espace de rencontres sera créé au centre de la place, reliant le square à l’avenue. » Des bancs devraient être installés pour donner une ambiance plus légère au lieu.
Enfin, en décembre prochain, le kiosque auquel tant de familles hyéroises étaient attachées, va renaître ! Enfin…
Un kiosque flambant neuf !
S’inspirant du modèle d’antan (années 1900), un nouveau kiosque à musique va être construit.
« Le principe retenu est d’implanter un kiosque dont la forme et la matière rappellent les modèles anciens. La contrepartie de ce choix est le délai nécessaire à la fabrication du kiosque : cinq mois complets après la commande », ajoute Jean-Pierre Galeron, directeur des services techniques.
Le budget prévu est de 300 000 euros et deux mois de travaux non-stop seront nécessaires à compter de décembre. Derrière ce chantier, c’est aussi la volonté de la mairie de mettre en valeur ce côté de l’avenue des Iles d’Or… et ses commerces en manque de passage.
« Cela suffira-t-il ? », s’interroge un riverain. « Les Hyérois connaissent le lieu mais quid des promeneurs ? Il faut les attirer ! ».
En tout cas, le chantier avance. « Ces trois réalisations, programmées successivement, visent un même but : redonner à cet espace historique la qualité paysagère qu’il avait autrefois », argumente la municipalité.
On se souvient que le précédent maire, Jacques Politi, avait aménagé des jeux pour enfants dans les jardins. Ces derniers resteront en place.

Tous droits réservés Var-Matin du 3 mai 2016 par Fred Dumas

Balade au Pyanet, entre projets et souhaits

Lors d’une visite du quartier du Pyanet, vendredi dernier, le maire a annoncé son intention de construire une soixantaine de logements sociaux sur un terrain appartenant à la Ville

Une requête concerne l'implantation d'un pôle médical sur un parking encore privé. (Photo O. B.)

Une requête concerne l’implantation d’un pôle médical sur un parking encore privé. (Photo O. B.)

La tournée des quartiers du maire et de ses équipes s’est poursuivie, vendredi dernier, au Pyanet. Bien que l’actualité locale récente ait tourné autour d’une malheureuse fuite de gaz dans la résidence Nouvelle Vague, chemin du Père-Eternel (Var-matin du 29 avril), le maire a effectué la visite du quartier en père peinard, dans les pas de l’inoxydable présidente du CIL local, Huguette Schmitt.

Une opportunité à saisir

L’âme légère et la boutade en bandoulière, Jean-Pierre Giran n’a pas manqué de prendre de la hauteur pour asseoir son autorité au moment d’évoquer le gros dossier urbanistique à venir : la construction de 60 logements sociaux, allée des Vignes vierges, et plus précisément en face de l’arrêt de bus Olivier-de-Serres.

Une requête concerne l'implantation d'un pôle médical sur un parking encore privé. (Photo O. B.) Le maire a pris de la hauteur pour présenter aux habitants du Pyanet le futur projet de logements sociaux. (Photo Luc Boutria)

Une requête concerne l’implantation d’un pôle médical sur un parking encore privé. (Photo O. B.) Le maire a pris de la hauteur pour présenter aux habitants du Pyanet le futur projet de logements sociaux. (Photo Luc Boutria)

Là, se trouve un grand terrain de plus de 2 hectares appartenant à la Ville. Une opportunité que le premier magistrat ne veut laisser passer pour répondre à la pression exercée par l’État sur l’ensemble des collectivités locales en terme de logements sociaux.

« On va travailler sur un projet qui a le moins d’impact possible sur l’existant. Le nouveau bâtiment ne dépassera pas ceux-là », a-t-il indiqué en montrant d’un geste les immeubles de quatre à cinq étages qui cinglent le terrain encore vague.

« On a déjà beaucoup de logements sociaux alors n’en rajoutez pas ! Ne démolissez pas l’harmonie du quartier », l’a interpellé Huguette Schmitt.

« Ne vous inquiétez pas, je serai très attentif à en maintenir l’harmonie, mais nous avons obligation de faire du logement social, a insisté Jean-Pierre Giran. Il se trouve que ce terrain est communal et éligible et ce, sans avoir besoin de faire appel aux contribuables. On va donc pouvoir faire ici un petit logement avec un environnement de qualité. On réalisera les aménagements nécessaires à l’amélioration du cadre de vie en concertation avec les habitants. »

Si aucune date n’a été avancée, la lourde machine administrative va bientôt se mettre en route pour aboutir à la sortie de terre du nouvel immeuble entre 2017 et 2018.

Un pôle médical souhaité

Lors de cette petite excursion printanière, le maire a été saisi d’une requête bien précise formulée par des commerçants et des habitants : la création d’un pôle médical sur le petit parking coincé entre le Crédit Agricole et la station-service d’Intermarché, le long de l’avenue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny.

« Cette aire est en déshérence et elle pose des problèmes sanitaires car elle est occupée en permanence par des squatters, explique un commerçant. Y installer un pôle médical permettrait de répondre à une forte demande des habitants de l’Est de la ville, car la majorité des médecins hyérois est concentrée en centre-ville. » Une idée chaudement accueillie par le maire : « J’y suis très favorable car on supprimerait ce no man’s land tout en proposant une offre médicale qui intéresse tout le monde. »

Mais il y a un mais… de taille. Le parking appartient à plusieurs propriétaires et il n’est pas certain qu’il soit constructible. Le maire a demandé à ses services de travailler sur cette hypothèse. Avant de s’en aller inaugurer la résidence Nouvelle Vague et ses 233 logements, un peu plus loin.

Une caméra de plus

Prochainement, une nouvelle caméra de surveillance sera installée dans le quartier en haut d’un mât déjà présent à l’angle de l’allée des Vignes vierges et du chemin du Père Éternel. La caméra sera orientée vers le Casino Shop et les autres commerces attenants, et reliée au centre de supervision urbain. « Elle permet de rassurer et éventuellement d’identifier », a estimé le maire. Et complétera le champ de vision de celle qui est installée dans le rond-point qui fait face.

Plus de propreté et de sécurité pour Olbius-Riquier

Régine Blondeau, présidente du CIL Olbius-Riquier, a accueilli le député maire et son équipe municipale, vendredi soir à l’hôtel Ibis, pour débattre des problèmes du quartier.

Si dans l’ensemble, les habitants sont satisfaits des travaux dernièrement réalisés (remise en peinture des rambardes et chicanes, rebouchages du parking Jean-Monet, marquage au sol avenue Jean-Moulin, remise en état du terrain de pétanques…) d’autres soucis demeurent.

Possible déviation

La sécurité est le point primordial abordé sur le carrefour entre l’avenue Jean-Moulin et l’avenue Léopold-Ritondale, où un accident par semaine minimum se produit. La veille encore, un camion s’est retourné sur la voie. Les feux alternés accentuent cette problématique et restent source de confusion si l’on ne connaît pas le fonctionnement de la voie. Après avoir élagué deux arbres pour une large visibilité, les feux tricolores de ce carrefour seront remplacés par des feux à leds. Le CIL demande un contrôle de vitesse et une verbalisation des camions de plus de trois tonnes, pourtant interdits, qui passent par l’avenue Jean-Moulin.

Le maire Jean-Pierre Giran propose de renforcer la signalétique et envisage une possible déviation.

Opération coup-de-poing

Les incivilités ont été abordées. Qu’elles soient liées au bruit des deux roues le matin, au stationnement illicite ou à un manque de propreté (déjections canines et dépôts d’ordures sauvages), elles nuisent à la tranquillité du quartier. Le premier magistrat a proposé une opération « coup-de-poing » par la police municipale sur toute la commune pour verbaliser les contrevenants. Ces problèmes étant soulevés par plusieurs CIL et les endroits étant ciblés. Autre souci, celui des pavés autobloquants à l’angle de l’avenue Jean-Moulin et la voie Léopold-Ritondale, qui se soulèvent : un enrobé rouge sera posé d’ici à 15 jours. La municipalité informe le CIL de la mise en demeure de la propriétaire du terrain en jachère d’où sortent des rats du dépotoir.

Pour les fils téléphoniques de l’avenue Olbius-Riquier, le premier magistrat verra avec ses équipes si des interventions concomitantes sont prévues pour les enterrer.

Les navettes, le passage à niveau de la gare, le pôle multimodal et l’arrivée de la fibre optique sur la commune ont été développés. Ces points abordés ont pour certains obtenus des réponses rapides. Une visite sur site suivra.

Tous droits réservés Var-Matin du 2 mai 2016 par C.R.

Unanimité pour l’adhésion à la charte du parc national

Le conseil municipal a entériné hier après-midi la proposition du maire : une partie du territoire communal et de l’archipel des îles d’Or entre dans le périmètre de l’aire d’adhésion

L'assemblée communale réunie hier, à l'hôtel de ville, sous la présidence de Jean-Pierre Giran. (Photo Luc Boutria)

L’assemblée communale réunie hier, à l’hôtel de ville, sous la présidence de Jean-Pierre Giran. (Photo Luc Boutria)

Ordre du jour chargé, hier après-midi au conseil municipal. La première question sur le bilan de concertation et l’arrêt du plan local d’urbanisme (PLU) a toutefois été retirée de l’ordre du jour, «grâce à M. Donzel qui nous a fait savoir qu’une carte de la presqu’île était reproduite deux fois dans le rapport de présentation, et qu’une autre partie de cette carte manquait. Je n’ai pas voulu courir le risque d’un recours pour un document manquant », a expliqué le député maire Jean-Pierre Giran qui a remercié le conseiller d’opposition. Le conseil municipal sera convoqué le 4 mai à 15 heures pour cette délibération. Autre question retirée : celle concernant le déclassement du Yacht-Club qui doit être soumise au préalable au conseil portuaire.

7 764 hectares sur la commune

Le premier point de l’ordre du jour concernait donc l’adhésion de la commune à la charte du Parc national de Port-Cros (PNPC). Cette charte définit les orientations de protection, de mise en valeur et de développement durable sur l’aire d’adhésion qui comprendra tout ou partie des territoires des onze communes littorales de La Garde à Ramatuelle. « Elle couvre 7 764 hectares sur Hyères, s’arrêtant au nord du massif des Maurettes et au sud de Sainte-Eulalie. La totalité de l’île du Levant, le village et le port de Porquerolles, les espaces agricoles et le Mas du Langoustier sont classés en aire d’adhésion », a exposé le maire qui a invité le conseil à émettre un avis favorable. La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Sans Sauvebonne et les Borrels ?

En tant qu’adjoint à l’agriculture et adjoint spécial des Borrels, Élie di Russo a regretté que le périmètre ne couvre pas les sections rurales des Borrels et de Sauvebonne : « Ces sections présentent pourtant toutes les qualités pour en faire partie : un patrimoine paysager, agricole et naturel à protéger, et une zone naturelle d’intérêt floristique et faunistique, le vallon de l’Estelle, qui est la limite septentrionale du laurier-rose sauvage et de l’olivastre. Les produits agricoles qui en sont issus en AOC pourraient profiter des labels du parc national. Cette délimitation est d’autant plus étrange que ces deux territoires sont soumis à la loi Littoral. Comprenne qui pourra ». Jean-Pierre Giran a répondu que le périmètre « prend en compte tout ce qui est visible de la mer. 7 600 hectares, c’est déjà beaucoup », estime t-il.

Pour le groupe de gauche, William Seemuller a émis, dans l’esprit de la charte, plusieurs voeux. Notamment que soit donné le nom d’André Malraux, initiateur du parc avec Marceline Henry, au quai de pierre. « Mais aussi de rouvrir, au plus tard dans dix ans, l’école de Port-Cros. L’école, c’est la vie et l’île perd sa population. Il faut renverser ce déclin ». Une intention accueillie favorablement, mais il appartiendra au parc de proposer la nomination du quai.

OGS : deux études sur la presqu’île

Les questions suivantes, concernant l’Opération Grand site (OGS) sur la presqu’île, ont également été adoptées à l’unanimité. Sans attendre le programme d’actions de l’OGS, prévu en fin d’année, la ville souhaite lancer une étude d’environ 100 000 euros pour limiter l’érosion et le risque de submersion sur le double tombolo. 40 000 euros sont sollicités auprès de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).

Une subvention à hauteur de 50 % est également demandée pour une seconde étude de 60 000 euros visant à la requalification du village de Giens et du port du Niel. La DREAL est enfin sollicitée pour un atelier régional en partenariat avec l’École nationale du paysage de Versailles (30 000 euros).

Dans le cadre de l’OGS, les financements devraient être complétés par les collectivités, voire par des subventions de l’Union européenne qui peut débloquer d’importants montants.