Port-Cros : le câble défaillant réparé aujourd’hui

Incident Après l’avarie électrique subie au large de l’île, les techniciens d’ERDF ont travaillé à bord d’une barge. Le sous-préfet du Var et le maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, se sont rendus sur site, hier

Les autorités ont suivi l'opération finale, hier.

Les autorités ont suivi l’opération finale, hier.

Douze techniciens et plongeurs d'ERDF travaillent d'arrache-pied sur la barge pour réparer le câble endommagé au large de Port-Cros. (Photos F. D.)

Douze techniciens et plongeurs d’ERDF travaillent d’arrache-pied sur la barge pour réparer le câble endommagé au large de Port-Cros. (Photos F. D.)

La mésaventure du câble détérioré par le bateau d’un plaisancier n’est plus qu’un mauvais souvenir(notre édition du 14 juillet).Les douze techniciens, câbliers et plongeurs d’ERDF s’attellent depuis le 11 juillet dernier, jour de l’incident, à sécuriser l’alimentation électrique.

Hier, une opération de réfection totale du câble ERDF qui alimentait le Levant s’est déroulée au large de Port-Cros, à bord d’une barge de 25 mètres de long. Des plongeurs ont été mis à l’eau afin de pouvoir gréer le câble. Tout devrait rentrer dans l’ordre aujourd’hui.

Accessoire de jonction, type domino
« Nous avons remonté ce fil électrique défectueux pour refaire un accessoire de jonction et, comme avec un domino, consolider le câblage », détaille David Tran, délégué territorial à la direction d’ERDF Var.

À quelques mètres de là, le sous-préfet chargé de mission pour l’emploi et le développement économique, Hani Sabry, ainsi que le député-maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, ont suivi cette opération délicate à bord d’un bateau.

« Dès le jour des faits, nous avons engagé tous les moyens pour palier une éventuelle coupure nette d’électricité. Nous avions même envisagé, en cas de force majeure, de rapatrier les personnes fragiles sur le continent. Très vite, onze groupes électrogènes de six tonnes chacun, ont été acheminés sur place pour permettre aux îliens et aux vacanciers de ne pas être pénalisés. Dans le même temps, un avis avait été lancé à la population par la commune pour ne pas surconsommer de l’électricité. L’objectif était d’assurer la continuité électrique sur l’île », explique le sous-préfet.

« La solidarité a joué à plein ! »
« La solidarité a joué à plein et, ainsi, nous avons évité le pire », renchérit Jean-Pierre Giran.« État, Ville, parc national, ERDF… Tout le monde s’est mobilisé avec succès. Mais cet incident traduit également la fragilité des îles d’Hyères en la matière ».

En fait, deux câbles sous-marins alimentent le secteur : un premier qui relie Port-Cros au Lavandou et mesure 14 km de long ; l’autre joint Port-Cros au Levant sur une distance de 1,4 km. « L’un des deux câbles date tout de même de 1989 », ajoute le représentant d’ERDF.

Les douze « techniciens électriques » s’affairent toujours sur site pour terminer l’opération aujourd’hui. Ils ont de bonnes chances d’y parvenir.

Dans tous les cas, le câble, partiellement sectionné, sera comme neuf dans la semaine.

Mais les techniciens travaillent par vents forts, depuis quelques jours, ce qui ne facilite pas leur tâche. Hier encore, la barge, bien que stable, était remuée par les vagues. Cette intervention, délicate, a permis de relever un défi technique pour les équipes d’ERDF qui, jusque-là, n’avaient jamais été confrontées à pareille « malchance électrique ».

Tous droits réservés Var-Matin du mercredi 29 juillet 2015

Jean-Pierre Giran, sur le terrain, fait le point sur la sécurisation de l’Oratoire

Venu, hier, sur site, faire le point à propos des travaux de la ville pour protéger les lotissements des inondations, le maire a appellé le syndicat mixte du Gapeau à « respecter ses engagements »

Le député-maire a exposé le programme de travaux prévus aux représentants des habitants qui, ont exprimé leurs inquiétudes et leurs doutes. (Photo Luc Boutria)

Le député-maire a exposé le programme de travaux prévus aux représentants des habitants qui, ont exprimé leurs inquiétudes et leurs doutes. (Photo Luc Boutria)

Informer les habitants des lotissements de l’Oratoire sur les travaux prévus par la ville pour protéger le quartier des inondations, tel était l’objet de la rencontre organisée hier après-midi, sur place, entre le député-maire et les représentants des lotissements (1). Jean-Pierre Giran, entouré d’élus, de chefs de service et de chargés d’études, a confirmé en préambule« Lors du conseil municipal de septembre, nous prendrons une délibération pour acheter la voirie du lotissement de L’Oratoire afin de pouvoir y réaliser, dans la foulée, des travaux d’urgence ».

La ville achète la voirie
Un transfert du privé au public qui n’entre pas dans le cadre classique. Lequel impose en effet que la voirie achetée soit en parfait état et qu’il s’agisse de voies de communication entre deux espaces publics. « Ce n’est pas le cas. Il ne s’agit donc pas réellement d’un transfert, mais de l’achat de voies privées que nous estimons nécessaire pour sécuriser le quartier. »

Les travaux d’urgence concernent la réhabilitation de voies affaissées, et la reprise de revêtements endommagés ou inexistants.

Seconde annonce du maire : la mise en place d’ici fin juillet de trois clapets anti-retour (70 000e). « L’eau du Gapeau rentre par le réseau d’eaux pluviales et refoule dans la résidence, ces clapets permettront de résoudre le problème. »

Démonstration, qui malgré les explications des techniciens, ne semble pas avoir convaincu plusieurs représentants des habitants. « Je préside l’ASL du lotissement Salusse depuis 26 ans, confiait Tony Mastrodonato, et pour moi, ajouter trois clapets à ceux que l’on a déjà ne solutionne rien. Car lorsque l’eau arrive du Plan du Pont, et non du bas, les clapets empêcheront, au contraire, l’eau d’emprunter le pluvial et de s’évacuer. L’eau arrive des deux côtés, il faut avoir un raisonnement d’ensemble. »

Autre annonce : la réalisation durant la deuxième quinzaine d’août du bassin de décantation « qui va augmenter la capacité de rétention. »

Les travaux de la digue lancés en août
La réfection prévue de l’ensemble du muret qui borde le Gapeau, là encore pour empêcher l’eau d’entrer par le bas, se heurte à l’opposition de certains propriétaires. Les présidents des lotissements ont proposé leur aide à la ville pour intervenir auprès d’eux.

Le principal ouvrage programmé (480 000€), c’est la digue de 200 mètres de long et d’environ 3 mètres de haut qui va venir envelopper les lotissements nord, là où les eaux du canal de crue et du Gapeau convergent et pénètrent dans les lotissements. « Nous avons l’accord de principe du propriétaire pour l’achat du terrain, et une convention doit permettre de démarrer les travaux en amont de la vente, autour du 25 août. »

Enfin, pour la création du bassin d’expansion de 80 ha au Plan du Pont, la ville a lancé les études d’impact. Si certaines propositions laissent certains dubitatifs, l’unanimité s’est faite autour de la priorité N° 1 exprimée par les habitants : « Il faut curer le Gapeau ! »

« Quand le Gapeau était curé tous les ans par le Canal de Provence on n’avait aucun problème », témoignait un résident. Le maire a saisi l’occasion au vol : « Le curage du Gapeau n’est pas de notre compétence mais de celle du syndicat mixte du Gapeau qui ne fait rien et dont l’inactivité est un problème majeur. Le curage est une priorité, nous demandons au syndicat qu’il le réalise en 2015 comme il s’y est engagé et souhaitons que le préfet veille à ce que cet engagement soit tenu ! » E. P.

1. Michel Marguet (ASL L’Oratoire). Tony Mastrodonato (ASL Victor et Jean Salusse). Pascal Sorel (ASL Vergers de l’Oratoire), Yves Piot (ASL Saint-Louis), Christian Benezet (CIL du Golf Hôtel) et Colette Richard (CIL des résidents des quartiers Est).

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 25 juillet 2015

Jean-Pierre Giran distingue les sportifs hyérois qui montent au niveau supérieur

Une petite réception a été organisée en mairie, la semaine dernière, pour mettre à l’honneur quelques sportifs hyérois qui ont particulièrement brillé cette année, et sont promus en division supérieure.

SportifsC’est le cas de l’équipe 1 du TC Hyérois, qui accède en Nationale 1B après sa victoire en barrage face au TC Thionville (4 à 2), et fera donc partie des 30 meilleurs clubs français la saison prochaine. Le groupe est constitué de six joueurs : le leader, Yannick Jankovits, n° 56 français et 250e joueur mondial, Jonathan Kanar (-15), François Vibert (-15), Baptiste Maitre (-4/6), Guillaume Drach (1/6) et David Bau (3/6).

Aux côtés de ces grands gaillards, les charmantes jeunes filles de Hyères Gym étaient également invitées, pour leur excellent parcours la saison dernière. Léa Marques, Mareka Besson, Caroline Moscardo, Clara Ghelardi, Oxana Perzinsky et Faustine Zarcone ont terminé 8e, à Saint-Brieuc, du championnat de France de DN2, auquel elles participaient pour la première fois.

Enfin, les filles du Hyères Olympique Sport Handball (1), entraînées par Karine Bonnus et Marie Caturegli-Eyraud, joueront quant à elles en Nationale 2 à la rentrée prochaine, après avoir dominé leur championnat de Nationale 3 malgré un début de saison difficile.

Le maire Jean-Pierre Giran, entouré de Francis Roux, son adjoint aux sports, Florent Bacci, le conseiller municipal délégué, et la directrice des sports, a « remercié infiniment » ces champions hyérois « de faire briller les couleurs de la ville ». Un « plateau » gravé et des petits cadeaux ont ensuite été remis aux trois équipes.

1. Les joueuses qui ont fait partie du collectif : Typhanie Boutez, Tiffani Tardieu, Sarah Aubert, Fanny Anquez (cap.), Soline Depuiset, Adina Tuvene, Manon Grillo, Sandra Dezeuzes-Roquelaure, Laure Pecqueux, Mélissa Mazzut, Cindy Quique, Marion Ghigo, Charlène Vernalde, Elodie Chape, Ophélie Frapolli, Sam Leygue, Justine Pignol, Aurélie Para et Amandine Rebuffel.

Tous droits réservés Var-Matin du vendredi 17 juillet 2015

14 Juillet: Un monde fou au défilé hyérois

14Juillet 14Juillet2Très belle cérémonie, hier soir, à la fraîche, en centre-ville d’Hyères. Locaux et vacanciers se sont massés le long de l’avenue Gambetta et ont largement applaudi le passage des militaires du 54e RA, de la BAN, du gros contingent de véhicules de pompiers ou encore le retour dans le passé offert par l’association Août 44. Avant ce superbe défilé, cinq militaires ont aussi été décorés, sous les yeux du maire Jean-Pierre Giran, du Capitaine de vaisseau Olivier Dufit, pacha de la Ban, des autorités civiles et militaires, des associations patriotiques et des élus locaux. Et pour clore cette soirée de fête nationale – et locale – le feu d’artifice, tiré du toit du Park Hôtel, a embrasé cette belle nuit.

Jean-Pierre Giran visite les postes de secours des plages hyéroises

Dix-sept sapeurs-pompiers sont en mission tout l’été sur les plages de la ville. Tous sont déjà opérationnels des Salins à la Bergerie jusqu’au 31 août

Cette année, huit postes de secours ont été installés sur le sable hyérois pour protéger les baigneurs de tout incident lié à leurs vacances.

A chaque poste de secours, deux sapeurs-pompiers répondent aux urgences de 10 heures à 19 heures non-stop. (Photo Matthieu Cotterill)

A chaque poste de secours, deux sapeurs-pompiers répondent aux urgences de 10 heures à 19 heures non-stop. (Photo Matthieu Cotterill)

Pour chaque poste de secours, deux sapeurs-pompiers, titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, surveillent de 10 heures à 19 heures (sauf pour Porquerolles à 18 heures) vos bains de mer.

Chaque poste de secours est armé de matériel médical, défibrillateur, et un pneumatique se trouve à proximité pour répondre aux interventions urgentes dans la bande des 300 mètres.

Les plages surveillées sont : les Salins, l’Ayguade, la Potinière, La Capte, la Bergerie, la Madrague, l’Almanarre et Porquerolles.

« Ces professionnels sont présents tous les jours de la semaine jusqu’au 31 août et se tiennent à la disposition des Hyérois et des vacanciers pour trous renseignements et d’éventuels bobos ou blessures plus importantes », explique Jean-Pierre Giran, maire d’Hyères, qui leur a rendu visite à l’Almanarre, jeudi.

Pompiers à parité hommes-femmes
Les sapeurs-pompiers hyérois sont placés sous les ordres du responsable de la section plage, le lieutenant Bongiovanni, et du chef de centre, le capitaine Lamarque.

Cette année, les secours sont à parité hommes-femmes. A cet effectif s’ajoutent deux personnels de la Sécurité civile qui ont mis en place les chalets servant aux pompiers tout au long de la saison.

« C’est un travail d’équipe et il est payant ! », a repris le maire.« L’an dernier, aucun décès n’est survenu sur les 80 km de notre littoral. 58 personnes ont été prises en charge l’été dernier et évacuées. Les pompiers ont réalisé 2 200 interventions en deux mois de temps pour des recherches, sauvetages en mer ou malaises…».

D’ailleurs, les secours rappellent les consignes de base pour tous : appeler le 18 ou le 112 en cas d’urgence. Pour tout autre renseignement ordinaire, un numéro a été activé pour informer les usagers des plages : 06 78 69 91 14.

Tous droits réservés Var-Matin du samedi 11 juillet 2015 par Fred Dumas

Lutte contre l’érosion: Jean-Pierre Giran inaugure un piétonnier sur l’anse de la Potinière

Potiniere_2015_07_08Mercredi matin, on inaugurait le nouveau piétonnier de l’anse de la Potinière, en présence des riverains et des entreprises qui ont effectué les travaux. L’anse qui était, à l’origine, une belle plage de sable, a été urbanisée à partir des années cinquante, avec notamment la construction du port Saint-Pierre qui l’a coupée du courant Nord-Sud et privée de ses apports de sédiments. L’exposition au vent d’Est et à la houle a fait le reste : la plage a disparu, créant une discontinuité dans le cheminement piéton au bord de la mer. Seule une petite partie demeure au nord, à l’abri de la digue du port.

Nacres géantes et posidonies
L'inauguration des travaux, avec les représentants de la mairie et les entreprises, a eu lieu mercredi matin. (Photo Mathieu Cotterill)

L’inauguration des travaux, avec les représentants de la mairie et les entreprises, a eu lieu mercredi matin. (Photo Mathieu Cotterill)

« Les nombreuses tentatives d’améliorations ont connu des fortunes diverses, a exposé le député-maire Jean-Pierre Giran. Construction d’un épi au Sud, construction d’une digue piétonnière dont seule la partie Sud a survécu, pose d’une passerelle métallique en saison… outre un essai de rechargement de la plage par 714 tonnes de sable l’an dernier. « Un échec cuisant », a expliqué Jean-Pierre Giran. La présence des herbiers protégés le long de la plage interdisant l’installation d’ouvrages, la commune a opté pour un cheminement en dur. Le principe d’aménagement a consisté à mettre en place un talus en enrochements d’une cinquantaine de mètres sur le domaine public maritime, dans la continuité de celui existant sur la partie Sud. Le dimensionnement de l’ouvrage a été confié à la société Océanide et les travaux ont été réalisés par Spada TP.

« Ce projet s’est voulu exemplaire en matière d’environnement : un relevé des espèces marines présentes a été réalisé préalablement par le GIS Posidonie. Il a répertorié de la posidonie, de la cymodocée et la présence de plusieurs grandes nacres. Ces espèces étant protégées, la municipalité a adapté l’ouvrage et les méthodes d’exécution des travaux », a indiqué le maire. Coût de l’opération : 170 000 euros TTC. Cette inauguration s’est achevée autour d’un apéritif.
Tous droits réservés Var-Matin du vendredi 10 juillet 2015 par Nathalie Brun