Jean-Pierre Giran signe une convention avec l’association VISOV de volontaires numériques spécialisés dans la remontée d’information en cas de situation d’urgence

La ville s’allie à l’association VISOV : ses bénévoles scannent les réseaux sociaux pour optimiser les secours et la remontée d’informations en cas de gros sinistres comme les inondations

L'association a présenté ses travaux au maire Jean-Pierre Giran et aux responsables de la sécurité, avant de signer une convention avec la commune. (Photo Laurent Martinat)

L’association a présenté ses travaux au maire Jean-Pierre Giran et aux responsables de la sécurité, avant de signer une convention avec la commune. (Photo Laurent Martinat)

Un cyclone problématique à la Réunion, une grosse explosion urbaine au Québec, l’accident de train de Brétigny, les inondations dans le Gard et dans le Var… les bénévoles de l’association VISOV – Volontaires Internationaux en Soutien Opérationnel Virtuel – ont déjà un CV bien rempli. La ville a signé en début de semaine une convention avec ce groupement de la loi 1901.

Veille sur les réseaux

Créée dans le Vaucluse en 2014, VISOV est la première communauté virtuelle francophone de volontaires numériques en gestion d’urgence. Ses membres, tous bénévoles, sont issus du secteur de la sécurité civile, plus particulièrement dans les organisations de gestion de crise : sapeurs-pompiers, spécialistes en management de risques, fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, médecins… Sa principale spécialité : lorsqu’un événement est détecté, en « scannant » les réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook où Instagram, ils interceptent des messages d’appels au secours, des photos, des vidéos.

Toutes remontées d’informations postées susceptibles d’optimiser la rapidité et l’efficacité des secours, de les diriger, de localiser des personnes en détresse, des lieux à évacuer en priorité, etc.

Inversement, VISOV peut permettre de couper court aux rumeurs susceptibles d’enflammer les réseaux sociaux en cas de catastrophe. « C’était le cas pour l’accident de Brétigny où des photos de cadavres circulaient sur les réseaux sociaux. Or c’était des photos qui ne correspondaient pas à l’événement, une rumeur que nous avons stoppée en une vingtaine de minutes », explique le vice-président Gilles Martin qui poursuit : « La préfecture du Var est leader en France dans l’utilisation de ce futur média. Nous collaborons avec le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises, la Croix-Rouge, les pompiers du Gard, de la Drôme, l’État-major de zone sud, et nous venons de signer une convention avec la préfecture de la Vienne ».

« Une démarche gratuite et intègre »

Dans le Var, en cas d’inondations notamment, ce système peut s’avérer particulièrement utile.

En 2014, l’association a par exemple capté le tweet de deux ados en panique dont le père était en train de se noyer. L’info est directement remontée aux pompiers qui l’ont hélitreuillé.

Ces prestations qui sont gratuites pour l’ensemble des partenaires, s’enrichissent de cartographies interactives collaboratives avec photos et vidéos prises par des citoyens lambda. Documents qui, une fois vérifiés, permettent de faciliter les interventions et de les hiérarchiser selon leur urgence.

« C’est de l’information, pas du renseignement, insiste Gilles Martin. Notre budget 2015 de fonctionnement était de 80 euros. On espère au moins 50 euros en 2016 », sourit-il. « Cela peut paraître utopique, mais il n’y a pas de facteur financier, pour être sûr que notre démarche est intègre. VISOV est un moyen pour palier les carences de l’État. Notre but est de disparaître lorsque ces axes seront développés ».

Pilotes de drones, fous de météo, radioamateurs… VISOV s’appuie aussi sur d’autres communautés utilisant les réseaux. Actuellement, l’association compte 20 membres et de nombreux sympathisants. « On peut monter jusqu’à 70 sur certaines veilles », explique Gilles Martin.

Tous droits réservés Var-Matin du 5 février 2016 par Nathalie Brun

La ville s’offre une charte propreté… et une appli

D’un simple clic sur votre téléphone ou votre ordinateur, vous pourrez savoir où et quand jeter vos différents déchets ménagers. 30 000 chartes envoyées dans les boîtes aux lettres

La nouvelle charte propreté de la ville s’empare des nouvelles technologies pour mieux faire passer son message. Ainsi, de votre smartphone ou depuis votre ordinateur, vous pourrez vous connecter, via une application numérique, pour savoir exactement où déposer vos déchets ménagers, déchets verts, encombrants… selon votre lieu d’habitation. Et surtout quel jour de la semaine le faire !

« Pour connaître les jours de collecte en fonction de votre adresse, il vous suffit de taper « joursdecollecte.hyeres.fr » et vous laisser guider. Sur une carte très précise apparaissent toutes les informations sur les lieux, jours et heures de dépôts », résume Jean-Pierre Giran, maire de la ville. Cette application est également disponible à partir du site internet de la municipalité (www.hyeres.fr) et un guichet proximité a également été mis en place (tél. : 0.800.083.400).
Déchets ordinaires, verts ou encombrants : les Hyérois sauront tout… et, du coup, n’auront plus aucune excuse pour se tromper de lieu ou déposer de façon sauvage leurs poubelles !
C’est que, chaque année, 26 000 tonnes d’ordures ménagères sont collectées à Hyères. La ville compte 60 corbeilles et, malgré ça, déjections canines et mégots par dizaines jonchent nos rues. C’est pour palier cet incivisme que la municipalité a décidé de sensibiliser les Hyérois « à domicile ». 30 000 exemplaires de la nouvelle charte propreté vont être distribués dans les boîtes aux lettres.
60 agents propreté toute l’année
« Notre service compte 60 agents, à pied d’œuvre toute l’année, avec un renfort de saisonniers en été, et une trentaine de véhicules de collecte déployés au quotidien », ajoute Jean-Pierre Galleron, directeur général des services techniques.
« Et, avant l’été, nous organiserons une journée « propreté exemplaire » avec tous les CIL d’Hyères afin d’expliquer que la propreté de notre ville est un partage de responsabilités pour être profitable à tous », enchaîne le maire.
Dans le centre ancien, d’ailleurs, une réflexion est en cours pour habiller les containers et, ainsi, mieux les intégrer à l’environnement de la vieille ville.
Savoir +
Renseignements sur l’application « charte propreté » : http://joursdecollecte.hyeres.fr ou http://pav.hyeres.fr pour connaître le point d’apport volontaire le plus proche. Infos sur http://www.hyeres.fr.Tous droits réservés Var-Matin du 4 février 2016

Les écoliers des Salins au parlement des enfants

Les élèves de CE2/CM1/CM2 vont rédiger une proposition de loi sur le changement climatique. En préambule, ils ont rencontré et interrogé le député

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Jean-Pierre Giran a longuement discuté avec les enfants des enjeux du changement climatique. (Photo Laurent Martinat)

Jean-Pierre Giran a longuement discuté avec les enfants des enjeux du changement climatique. (Photo Laurent Martinat)

un projet de loi quand on est en CE2, CM1 ou CM2, c’est un exercice compliqué. Mais cela n’a pas l’air d’effrayer les jeunes élèves de Sabine Roumestan, à l’école des Salins.

Leur classe à triple niveau participe cette année au Parlement des enfants. Cette opération, organisée par l’Assemblée nationale avec le ministère de l’Éducation nationale (1), propose aux écoliers de découvrir la fonction de législateur. Avec l’aide de leur enseignant et au terme d’une discussion qui doit leur apprendre ce qu’est le débat démocratique, les enfants sont invités à rédiger une loi. Le thème retenu pour la session 2016 porte sur les enjeux du changement climatique.

Des idées pour lutter contre le réchauffement climatique, on peut dire que les petits Salinois n’en manquent pas. Le député Jean-Pierre Giran, venu hier à leur rencontre, dans leur école, pour répondre à leurs questions, a pu s’en rendre compte.

« On cherche une action, peut être un peu marrante, pour que les gens aient envie de ramasser les déchets, de lutter contre la pollution par exemple, lui a d’abord expliqué un élève. Notre idée, c’est de lancer une journée ou une semaine de sensibilisation pour mobiliser la population, en lançant des défis. »

La discussion avec les enfants s’est d’abord engagée sur les causes du réchauffement climatique. « Vous avez bien compris, en a conclu le député, que certains des problèmes responsables du changement climatique sont causés par nos habitudes, ou nos mauvaises habitudes. Le plus important, c’est d’arriver à changer nos comportements, d’adopter un comportement plus sobre, proche de celui de vos arrières grands-parents. »

Jean-Pierre Giran a aussi délivré quelques conseils sur la rédaction du texte que les enfants vont soumettre au concours. « Le plus important, c’est l’exposé des motifs : situez le problème, les enjeux, les conséquences, l’urgence et les orientations. »

La discussion s’est poursuivie pendant une heure et demie, entre questions très pertinentes (sur le développement des transports doux), philosophiques (Êtes-vous heureux ?) ou plus enfantines (Avez-vous un garde du corps ?). Autant de questions auxquelles Jean-Pierre Giran a répondu avec un plaisir égal. Mais ce n’est peut-être plus seulement le député qui parlait !

1- Et avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et la Mission laïque française (MLF)

La classe dont le projet est retenu est ensuite invitée à l’assemblée nationale.

Tous droits réservés Var-Matin du 2 février 2016 par Caroline Martinat

Olbia s’est redressée fièrement

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Les élus et de nombreux invités ont pu prendre connaissance des travaux de consolidation des murs du site d’Olbia conduits d’octobre à décembre 2015. (Photo Frank Muller)

Le site archéologique d’Olbia va mieux. En proie à une érosion accélérée de ses murs, il a bénéficié d’octobre à décembre derniers de l’intervention d’archéologues-maçons qui ont remonté l’existant pierre après pierre à l’aide d’un mortier de chaux et de pigments colorés (lire Var-matin du 10 décembre 2015).

C’est ce que sont venus constater, hier matin, le maire, son adjoint à la culture François Carrassan et de nombreux invités et riverains.
« On a mené des travaux d’urgence qui ne se voient pas et tant mieux. C’est une réussite », a apprécié Jean-Pierre Giran. Captivé par les explications de l’archéologue du site, celui-ci a toutefois pu constater que des pointillés d’ardoise insérés entre les pierres actaient la rénovation. C’est une technique appelée trattegio. Grâce à cette première tranche de travaux, Olbia a retrouvé son assise. Une deuxième phase de consolidation sera menée en 2016.
Déplacer l’entrée
Mais le dessein pour le site gréco-romain est bien plus grand. C’est encore au conditionnel, mais une nouvelle tranche de travaux pourrait être programmée dans un futur proche pour en doper la visibilité et l’attractivité. « On travaille pour que l’entrée soit aussi magnifique que le site », a indiqué le maire.
La Ville souhaiterait acquérir une maison qui fait face au centre nautique de l’Almanarre et qui deviendrait la maison d’accueil d’Olbia. Une proposition a été faite à l’actuel propriétaire. « C’est un gros enjeu pour la visibilité du site », concède François Carrassan. L’avenir s’écrit dès maintenant.Tous droits réservés Var-Matin du 29 janvier 2016 par O. B.

Chargés d’émotion, les vœux de Jean-Pierre Giran au monde de l’éducation

Le maire et l’inspectrice de l’Éducation nationale ont formé des vœux de tolérance et d’unité, pour tous les acteurs de l’école, après une année 2015 marquée par l’ignominie du terrorisme

La cérémonie des vœux s'est tenue lundi à l'école des Salins. (Photos S. M.)

La cérémonie des vœux s’est tenue lundi à l’école des Salins. (Photos S. M.)

En 2015 déjà, les vœux à la communauté éducative hyéroise étaient marqués du sceau de l’émotion, quelques jours après les attentats à Charlie Hebdo et à l’Hyper Casher.

Un an après, c’est chargé du fardeau des attaques terroristes à Paris le 13 novembre, que le maire Jean-Pierre Giran, son adjointe à l’éducation Edwige Marino et l’inspectrice de l’Éducation nationale Bénédicte Lesieur se sont adressés à ceux qui font vivre l’école : directeurs et enseignants, personnel Atsem de maternelle, représentants de parents d’élèves et d’associations intervenant dans le champ de l’éducation.
Jean-Pierre Giran a affirmé ce « travail fondamental » que constitue la lutte contre l’obscurantisme et « l’apprentissage de la citoyenneté à l’école, ce laboratoire républicain qui abolit les différences ».
Faire disparaître les gènes de la désunion
Le député-maire a renchéri : « Il est important que ce message soit porté en toute indépendance car c’est le seul moyen d’apporter une réponse [aux actes terroristes]et faire disparaître les gènes de la désunion. N’oublions pas que des idoles françaises sont issues de l’immigration. Notre devoir est de faire durer cette communauté qui naît à l’école et a tendance à disparaître. »
Après cette année compliquée durant laquelle les élèves n’ont pu ignorer les événements, même s’ils y attachent un degré d’implication différent de celui des adultes, la municipalité avait choisi la petite école des Salins pour cette cérémonie de voeux. Une classe des Salins est, en effet, identifiée pour participer au Parlement des enfants, travailler sur un projet de loi en collaboration avec leur député. « Là encore, il s’agit d’un bel apprentissage républicain, sympathique et intelligent, qui montre que la démocratie a un sens », a dit Jean-Pierre Giran.
À l’adresse des acteurs de l’école, il a conclu : « La connaissance et la transmission, c’est votre affaire. La citoyenneté, c’est l’affaire de tous ».
L’enseignement dans la joie et la poésie
Pour l’Éducation nationale, Bénédicte Lesieur a évoqué les nouveaux programmes de maternelle et élémentaire qui entreront en vigueur à la rentrée 2016 et le lien école – collège : « Je sais que chacun de vous s’y inscrira pleinement », a-t-elle dit.
Revenant à son tour sur 2015, annus horribilis, elle a appelé à la plus grande attention en 2016 « pour les élèves et l’environnement scolaire que l’on doit améliorer du mieux possible ».
« L’acte d’enseigner, et d’accompagner pour les Atsem, revient à transmettre les valeurs du vivre ensemble et de tolérance inscrites dans la notion de laïcité, souvent mal comprise. Pour cela, l’unité est indispensable », a-t-elle repris en citant le poète Abdellatif Laâbi (la poésie en réponse à la barbarie) et la spécialiste de l’éducation Nathalie Carpentier (l’enseignement dans la joie).Réunion sur la carte scolaire

Jean-Pierre Giran a sollicité la représentante hyéroise de l’Éducation nationale pour une réunion dans les prochaines semaines, afin « d’anticiper, et ne pas subir, la baisse démographique d’élèves qui s’annonce, selon les chiffres du recensement. Il s’agit de redéfinir la carte scolaire de façon marginale, car tous les quartiers ne seront pas touchés de manière homogène ».
L’idée étant de devoir fermer le moins de classes possible en raison de la baisse des effectifs. « Si nous pouvons améliorer les choses, nous le ferons », a glissé le député-maire.
Tous droits réservés Var-Matin du 27 janvier 2016 par S. Mouhot

Jean-Pierre Giran réunit le conseil municipal d’enfants au complet

Hier, s’est tenue la seconde partie du conseil municipal d’enfants. Cette fois, le maire Jean-Pierre Giran recevait les classes de Paul-Long, Guynemer et Michelet. Il a ouvert la séance en saluant l’engagement des conseillers et des adjoints, en leur précisant« être attentif aux propositions de chacun ».

Le conseil municipal est désormais au complet. (Photo L. Brutin)

Le conseil municipal est désormais au complet. (Photo L. Brutin)

« La jeunesse est la force vive dans les années à venir », c’est en ces mots que s’est exprimé le député-maire. Il souhaite « aller au bout de ce cours d’éducation citoyenne »car les jeunes apportent un regard différent et des propositions « neuves ». Les enfants ont ensuite pu échanger et dialoguer avec lui. Tous, concernés par ce rendez-vous, ont voulu mieux comprendre le rôle d’un maire, qui, comme il l’a rappelé « est une mission et non pas un métier car il n’y a pas d’école qui forme pour être maire ». Des enfants également marqués par les événements de l’année dernière, qui lui ont demandé son sentiment et s’il se sentait menacé. « Menacé personnellement non, mais je suis inquiet pour mon pays car certains pensent qu’ils peuvent imposer la loi du plus fort et s’attaquent à la démocratie » a conclu Jean-Pierre Giran avant de se joindre aux enfants, heureux de prendre la pose devant l’objectif.

Tous droits réservés Var-Matin du 22 janvier 2016

Sécurisation de l’Oratoire : les travaux urgents inaugurés

Inondations Engagés cet été par la ville dans l’objectif de protéger les lotissements du quartier des crues du Gapeau, les travaux d’hermétisation sont terminés. Ils ont été présentés, hier, officiellement.

Le député-maire au côté du préfet en tête des élus, des personnalités et de nombreux habitants du quartier de l'Oratoire, hier matin, lors de la visite des travaux effectués le long des berges. Ci-dessus, à gauche, les enrochements bétonnés équipés d'exutoires. (Photos Luc Boutria)

Le député-maire au côté du préfet en tête des élus, des personnalités et de nombreux habitants du quartier de l’Oratoire, hier matin, lors de la visite des travaux effectués le long des berges. Ci-dessus, à gauche, les enrochements bétonnés équipés d’exutoires. (Photos Luc Boutria)

Élus, officiels, associatifs, mais aussi, et bien sûr, riverains, étaient au rendez-vous, hier matin, pour l’inauguration officielle des travaux d’hermétisation des lotissements du quartier de l’Oratoire, près du Golf-Hôtel. Une cérémonie, qui, en ce 18 janvier, prenait une dimension symbolique, 17 ans, jour pour jour, après la crue de 1999 et deux ans après celle du 19 janvier 2014. Des phénomènes exceptionnels qui ont entraîné des dégâts considérables dans le quartier et marqué les habitants qui vivent désormais dans l’angoisse de nouvelles inondations.

Priorité majeure

Accueillis par le député-maire, Jean-Pierre Giran, de nombreux élus et personnalités étaient présents dont le préfet du Var, Pierre Soubelet ; Jean-Louis Masson, vice-président du conseil départemental et maire de La Garde ; François de Canson, maire de La Londe et conseiller régional, délégué aux risques majeurs et à la protection civile, ainsi que Patrick Martinelli, maire de Pierrefeu et président du Syndicat mixte du bassin-versant du Gapeau.

Jean-IMG_OratoirePierre Giran a tenu à rappeler en préambule que la lutte contre les inondations et la protection des populations était sa « priorité morale et budgétaire » depuis son arrivée en mars 2014.

La sécurisation de l’Oratoire constituant « la priorité majeure ».

825 000 € de travaux

Rappel aussi, sous forme de remerciement au préfet, de l’obtention de la dérogation qui a permis la réalisation des travaux d’urgence : ceux inaugurés hier matin.

Ils ont consisté à installer un mur de 103 mètres de long constitué de gabions (casiers contenant des pierres) le long de l’ancien chenal de crue, au nord des lotissements Saint-Louis et des Vergers de l’Oratoire. « Les études ayant montré que l’eau arrive dans les lotissements par ce côté, précisait un technicien lors de la visite, et si l’on protège le nord, le reste des lotissements est protégé ».

IMG_Oratoire2Ouvrage complété par 128 mètres d’enrochement et 214 m de béton injecté. Trois murets jouxtant les berges ont par ailleurs été montés allées des Ombres, des Sandres et des Perches. Ils visent à empêcher le passage de l’eau qui entrait par les anciennes ouvertures. Enfin, pour empêcher le débordement du Gapeau dans le lotissement par le réseau pluvial, les exutoires ont été repris avec pose de clapets anti-retour et de martelières (1). Montant total des travaux réalisés entre août et janvier : 825 000 euros. Dont 35.880€ d’études de maîtrise d’œuvre menées par la société Artelia et 789.400€ pour les travaux réalisés par la société Guintoli.

Autres travaux déjà réalisés en amont des lotissements : la voirie du chemin du Plan du Pont (400.000 €) et le bassin de décantation Jean-Salusse (23.150 €).

« Une action nouvelle de l’État… »

Le préfet Pierre Soubelet a quant à lui tenu à souligner que « ces dérogations accordées pour travaux d’urgence à Hyères, comme à La Londe, sont une action nouvelle de la part de l’État. Nous avons lancé des chantiers un peu partout. Mais il est nécessaire, insistait celui-ci, en matière d’eau, d’avoir une vision globale, car il ne faut pas que la réussite de travaux pour la protection d’un quartier vienne augmenter le risque ailleurs. La bonne réponse est donc supra-communale. »

Précision qui confirme la nécessité du travail mené à l’échelle du bassin-versant par le syndicat mixte. Le préfet qui, avant de conclure sur la qualité du travail réalisé à Hyères et La Londe, a indiqué : « Nous avons reçu une nouvelle instruction il y a deux semaines afin de gérer les ruissellements qui ne sont pas forcément pris en compte dans les PPRI, notamment la problématique des parkings souterrains. Une série de réunions va donc être programmée en 2016 avec les maires. »

1. Ouvrage mobile permettant de réguler le passage de l’eau

Tous droits réservés Var-Matin du 19 janvier 2015 par Emmanuelle Pouquet