Jean-Pierre Giran visite Olbius-Riquier de long en large

Le comité d’intérêt local a rencontré l’équipe municipale pour « lister » les aménagements à prévoir afin de garantir la qualité de vie de ce quartier situé entre centre-ville et littoral

Les responsables du CIL et l'équipe municipale ont parcouru le quartier pour constater « de visu » les travaux à effectuer. (Photo Laurent Martinat)

Les responsables du CIL et l’équipe municipale ont parcouru le quartier pour constater « de visu » les travaux à effectuer. (Photo Laurent Martinat)

C‘est sous une chaleur caniculaire que les représentants du comité d’intérêt local (CIL) d’Olbius-Riquier et l’équipe municipale se sont retrouvés lundi après-midi pour une visite de quartier… courageuse !

Le quartier est agréable et Régine Blondeau, présidente du CIL, a mené la visite, accompagné du maire, Jean-Pierre Giran, de ses adjoints et des membres du bureau du CIL. C’est que cette association compte 450 adhérents, très impliqués dans la vie locale. Ils habitent tous Olbius-Riquier dans les nombreuses résidences qui entourent le jardin du même nom : Le Verdi, Belledone, Jean-Moulin, Regence Park…
Nouveaux îlots à venir…
La visite a débuté par l’étude de la rénovation de deux îlots situés au croisement entre la Voie Ritondale et Jean-Moulin. Les membres du CIL étaient d’accord avec la proposition du maire d’arborer l’espace et de réaménager les structures existantes.
Après avoir longé la résidence l’Astrée et celle des Îles, le groupe s’est arrêté devant le Roubaud qui passe à proximité : « Et où malgré les températures actuelles, l’eau s’écoule toujours ». Le maire, Jean-Pierre Giran, a fait remarquer, à cette occasion, que de nombreux travaux avaient été effectués : « On fait le maximum pour le Roubaud », a-t-il précisé.
Le trafic sur l’avenue Jean-Moulin a, ensuite, été discuté. « Très tôt le matin, des poids lourds passent en nombre et cela déforme la chaussée et détériore les trottoirs », a indiqué un membre du CIL.« Sans compter que, côté littoral, un panneau indique aux automobilistes la route du Lavandou en passant par cette avenue. Cela augmente considérablement la circulation », a ajouté Régine Blondeau.
« Un arrêté limite aux poids lourds de 3,5 tonnes le passage. Il faudra le rappeler en ajoutant un panneau s’il le faut », a proposé Jean-Pierre Giran.
400 arbres replantés
Près du jardin Olbius-Riquier, les deux barrières protégeant le Roubaud ont été remplacées suite aux inondations de l’hiver. Le CIL s’en est félicité.
Enfin, le parking Jean-Monnet, où se garent souvent les parents qui amènent leur progéniture au jardin, est de la propriété de la commune. Il va être davantage arboré et les trottoirs vont être refaits.« Sur l’ensemble d’Hyères, 400 arbres vont être replantés », a indiqué la municipalité.
Côté CIL, le bureau avait quelques recommandations à faire mais n’a pas pointé de problème grave à régler d’urgence. La tranquillité est une réalité dans ce quartier pourtant très peuplé de la ville. On y vit bien…« parce qu’on attache beaucoup d’importance à notre qualité de vie, ici », résume bien la présidente, Régine Blondeau.
Tous droits réservés var-Matin du 1er juillet 2015 par Fred Dumas

La ville construit une halle sur la place Noailles

La livraison des travaux est prévue le 15 juillet. (Photo D. R.)

La livraison des travaux est prévue le 15 juillet. (Photo D. R.)

Longtemps après que les jeux de boules ont été ceints de barrières de chantier, les pelleteuses sont entrées en action sur la place Vicomtesse-de-Noailles, face à la médiathèque. La ville réalise une halle à vocation polyvalente qui pourra accueillir des jeux de boules (au titre de terrain d’honneur), mais aussi des animations, des activités culturelles et ventes de produits du terroir.

L’objectif principal est de revaloriser ce lieu et de dynamiser le quartier. La structure sera traitée en bois, rappelant les arbres de la place (1), et en métal, rappelant la médiathèque située au nord de la parcelle.

Grâce à une couverture à deux pentes en polycarbonate et transparence, la structure se fondra dans le feuillage des arbres et ne pourra être visible depuis les rues adjacentes.

Un dispositif d’éclairage prévu sous la halle, bénéficiera d’un système sur horloge, évitant ainsi un éclairage continu sur la place.

L’ouvrage s’étendra sur 30 x 22 m, pour une hauteur au faîtage de 7,25 m. D’un coût de 310 000 E, ces travaux devraient être livrés le 15 juillet.

1. Le prochain agencement de la place nécessite un réalignement des arbres.

Tous droits réservés Var-Matin du 30 juin 2015

 L’Office du commerce officiellement constitué

C‘est en salle du conseil, hier matin, que l’office du commerce de la ville d’Hyères, nouvellement créé, a officiellement installé son conseil d’administration.

Les membres du conseil d'administration de l'office du commerce, officiellement installé, hier matin, à l'hôtel de la ville. (Photo Laurent Martinat)

Les membres du conseil d’administration de l’office du commerce, officiellement installé, hier matin, à l’hôtel de la ville. (Photo Laurent Martinat)

Il compte 19 membres, parmi lesquels des représentants des associations de commerçants, des usagers, de la chambre de commerce et d’industrie ainsi qu’un représentant de chaque groupe d’opposition.

Les membres ont élu le maire Jean-Pierre Giran, président de l’office, et trois vice-présidentes : Chantal Portuese, Lucette Ritondale et Véronique Bernardini. Étant précisé que seuls des élus peuvent être élus à ces quatre postes.

L’office gérera les festivités de Noël

Rappelons que Myriam Biville (2e en partant de la gauche sur notre photo) a été nommée directrice de l’organisme. Cette réunion a également été l’occasion pour les membres de voter deux délibérations. L’une portant sur l’assistance de la commune au fonctionnement de l’office (au plan juridique, ressources humaines et finances).

La seconde consistant à valider la mise à disposition de personnel communal à l’office. En l’occurrence, la directrice (à mi-temps) et deux personnes à temps plein.

On notera que, si les associations de commerçants continueront de bénéficier de subventions municipales, l’office dont la vocation est de coordonner l’ensemble des actions relatives au commerce de proximité, va reprendre la gestion des festivités de Noël, jusque-là confiée à l’association Les Vitrines d’Hyères.

Les participants ont échangé lors de cette réunion sur le cadre d’intervention de l’office. Le prochain rendez-vous est fixé début septembre pour le vote du budget et l’examen d’un premier programme d’actions.

Tous droits réservés Var-Matin du 30 juin 2015 par E. P.

JO 2024: Hyères toujours en course, aucun candidat éliminé

Il était prévu que l’association Ambition olympique, chargée de désigner la ville qui accueillerait les épreuves de voile lors des Jeux olympiques d’été de 2 024 si Paris l’emporte, rende un premier verdict vendredi ou hier. Sur les six candidats (Hyères, Marseille, La Rochelle, Brest, le Morbihan, Le Havre), deux devaient en effet être écartés avant les visites de terrain.

Finalement, revirement de situation : considérant les six dossiers béton, Ambition olympique, présidée par Bernard Lapasset, a changé de cap, et décidé de ne pas trancher tout de suite. Aucun éliminé !

La municipalité, qui coordonne le projet, a été avertie par mail. « Après une première analyse des éléments fournis par les différents candidats, il a été décidé d’approfondir l’ensemble des dossiers conformes au cahier des charges », écrit ainsi Étienne Thobois, le directeur général de l’association.

La décision finale pas avant septembre
Les six sites seront donc tous visités par un « jury ». Initialement, ces déplacements devaient s’effectuer entre aujourd’hui et le 13 juillet, mais ils pourraient se prolonger au-delà de cette date. À Hyères, cependant, c’est toujours le 7 juillet que les représentants des instances nationales sont attendus par les porteurs du projet hyérois et une partie du « comité local Paris 2 024 ».

Quant au choix définitif de la ville susceptible d’organiser les épreuves de voile, qui devait être annoncé le 15 juillet au plus tard, il n’interviendra finalement pas avant le mois de septembre.

Une nouvelle qui n’a pas déstabilisé le député-maire Jean-Pierre Giran, qui croit toujours mordicus en la victoire de la candidature hyéroise. « En décidant de différer sa décision, l’association Ambition olympique a pris une décision de sagesse, indique-t-il. L’importance du dossier qui devait être constitué à la date limite du 24 juin justifie ce délai supplémentaire, qu’éclaireront les visites sur site des membres d’Ambition olympique. Cet ajournement ne peut que conforter notre optimisme compte tenu de la qualité du dossier hyérois, fondé sur des infrastructures existantes et non pas sur des hypothèses de construction éventuelles, comme c’est le cas chez beaucoup de concurrents. »

Mais, ajoute-t-il pour finir, « il va de soi que si le dossier de la ville retenue pourra subir des amendements ultérieurement, aucun amendement n’est possible entre la date du dépôt des dossiers, le 24 juin dernier, et la date où sera connue la décision d’Ambition olympique ».

Pas d’entourloupe, hein !

Tous droits réservés var-Matin du 30 juin 2015 par fanny Rocca

Première réunion publique sur le Plan local d’urbanisme (PLU)

La première réunion publique sur le PLU en cours d’élaboration, était animée par le cabinet Citadia au forum du casino. État des lieux et grandes lignes

« Hyères l'incomparable multiplie tant d'atouts, qu'elle féconde de ce fait contraintes et limites » , a exposé en prélude le député-maire Jean-Pierre Giran. (Crédit_photo)

« Hyères l’incomparable multiplie tant d’atouts, qu’elle féconde de ce fait contraintes et limites » , a exposé en prélude le député-maire Jean-Pierre Giran. (Crédit_photo)

Du monde au forum du casino, pour la présentation du diagnostic du Plan Local d’Urbanisme en cours d’élaboration, vendredi soir, dans le cadre d’une réunion de concertation. Cette première étape de la procédure dresse un état des lieux du territoire et ébauche les principales options municipales pour l’aménagement de la commune dans les quinze prochaines années.

En prélude à la présentation du cabinet Citadia (lire par ailleurs), le député maire Jean-Pierre Giran a présenté « la philosophie » ce projet urbain qualifié de « rêve contenu », car Hyères « n’est pas une ville comme une autre. Par son histoire, son territoire, sa situation, elle impose autant précaution que d’ambition ».
Le pari du logement
13 400 hectares qui font de la capitale française de la fleur coupée, l’une des plus grandes communes de France. Un archipel, 60 kilomètres de littoral protégé – berceau de la Côte d’Azur – des massifs forestiers et des zones humides abritant une biodiversité exceptionnelle, un vaste terroir viticole et maraîcher, un patrimoine architectural s’étalant sur plus de 2000 ans, 200 sites archéologiques… Un capital à protéger pour les générations futures. Mais qui peut aussi être un frein à l’essor économique et à la production de logements accessibles, qui font aujourd’hui si cruellement défaut à Hyères : la commune a perdu 500 habitants entre 2006 et 2011…
« Dès lors, les invitations administratives de L’État à construire plus de logements sociaux, à réhabiliter des friches, à assurer la promotion de zones d’activités rejoignent très naturellement nos propres exigences éthiques » a déclaré le maire. « Simplement, pour mettre en oeuvre les mutations nécessaires de façon maîtrisée, un principe doit présider à la réflexion : assurer l’harmonie, respecter les équilibres, planifier l’espace en organisant le temps ».
5 000 hectares à protéger, 3 000 hectares à cultiver, une ZPPAUP (1) à entretenir dans son identité : seuls 50 hectares sont librement constructibles. « 50 hectares pour accueillir les 1 000 logements sociaux requis dans les quelques années à venir dans le programme local de l’habitat (PLH), voilà à l’évidence un pari qui ne peut-être gagné dans la simplicité ».
« Respecter notre jeunesse »
À quoi ressemblerait donc, sur ces bases, le Hyères de demain ? « Une ville moyenne à croissance démographique et à développement maîtrisé qui, forte des 65 000 habitants qu’elle pourrait compter dans 20 ans, souhaite par-dessus tout conserver son identité et garantir la fidélité à son passé, mais qui se projette sans complexe vers plus de modernité et de compétitivité ». Une ambition déclinée à travers quelques pistes : « réparer des espaces sensibles dégradés – au Chalet Jeanne à La Badine, des blockhaus ou des cabanes disparates – avec des projets valorisants susceptibles d’installer une capacité d’accueil résidentielle » ; « faire rayonner le tourisme », à travers notamment « quelques hôtels de prestige ». Appuyer et moderniser le secteur tertiaire, l’atout agricole, mais aussi, « et c’est décisif, de respecter notre jeunesse. Une commune qui ne retient pas sur son territoire les jeunes qui y sont nés où ceux qui en sont tombés amoureux, manque à ses obligations. Elle prend également le risque de s’affadir, de s’endormir, de perdre sa vitalité ».

Tous droits réservés Var-Matin du lundi 29 juin 2015 par Nathalie Brun

Jean-Pierre Giran en visite de terrain aux Salins

Parmi les sujets abordés, le sens de circulation avenue de la Libération fait polémique. La mairie sondera les habitants

Première halte avenue de la Libération pour le maire, ses adjoints et l'équipe du CIL, lors de la viste de quartier organisée mardi. (Photo Valérie Le Parc)

Première halte avenue de la Libération pour le maire, ses adjoints et l’équipe du CIL, lors de la viste de quartier organisée mardi. (Photo Valérie Le Parc)

Accueilli par le président du CIL, Gilbert Rauch et des membres du bureau de l’association, le maire Jean-Pierre Giran a effectué hier une visite aux Salins. Il était accompagné de Jean-Louis Ozenda, l’adjoint spécial du quartier, également en charge des travaux, et de Josiane Mai, adjointe à la cohésion sociale et à la vie des quartiers. Bilan de cette visite, en dix points.

Avenue de la Libération : sondage prévu
Une partie de l’avenue de la Libération est en sens unique. « Une situation un peu originale » pour le maire, qui a entendu les avis, assez divergents, des uns et des autres avant de proposer une alternative : soit la rue passe entièrement à sens unique, ainsi que la rue parallèle, soit elle repasse à double sens.
Les Salinois seront sondés sur cette question.
Stationnement sur le port
Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’empêcher le stationnement très longue durée sur le parking du port des voitures des personnes qui partent pour la semaine sur le Levant. Une zone bleue limitant le stationnement à quatre heures va être mise en place, sachant qu’un parking gratuit est à disposition juste un peu plus loin. Les places de parking abîmées par les racines des pins seront refaites.
Supérette
Contraint par une décision de justice à démonter la terrasse couverte qui accueille une grande parie de son commerce, la supérette des Salins doit à l’intervention du député-maire d’avoir évité la fermeture. « C’est un commerce indispensable mais la décision est exécutoire. Il faudra donc dès septembre, réfléchir à une solution légale qu’il faudra appliquer » a insisté Jean-Pierre Giran.
AOT sur le domaine maritime
Les élus ont été alertés sur une autre « curiosité »salinoise. L’État, propriétaire du domaine maritime, a donné aux pêcheurs une autorisation pour occuper le terre-plein situé devant Port-Pothuau. « Je souhaite que cette AOT dont nous n’avons pas encore connaissance soit strictement limitée dans ses dimensions et en terme de durée » a insisté le maire. Tout en se déclarant « tout çà fait favorable à la présence des pêcheurs et à des mesures pour favoriser leur activité », il estime que « cela ne doit pas interdire un usage collectif aux Salinois ». La ville est en attente d’une demande de précisions de la part des Affaires maritimes.
Jeux d’enfants
Les jeux du square Henri-Verhille seront remis en état et leur sécurité sera vérifiée.
Réseaux
Le CIl a demandé l’enfouissement des réseaux sur le parking de la plage (avant le Pentagone), et sur la seule portion de rue, dans le village, où ces travaux n’ont pas encore été effectués.
« En fonction du budget prévu et des priorités » a répondu le maire en renvoyant non sans humour l’adjoint de quartier vers l’adjoint aux travaux !
Sortie piétons à Simone Berriau
Le stationnement des camping-cars oblige les piétons, devant cette résidence, à passer sur la chaussée. Le CIL souhaiterait que soient implantés des potelets, comme ailleurs dans le village, pour garantir un passage pour les piétons.
Une idée à creuser
Sur le front de mer, le maire s’est arrêté devant l’abri naturel où s’amarrent régulièrement des dizaines de bateaux, entre la sortie du port Pothuau et la digue militaire. « Ce n’est pas à l’ordre du jour, mais il faudra quand même, un jour, avoir une réflexion et envisager de faire de cet abri un vrai port. » Le premier magistrat a indiqué que l’État envisage de céder Port Pothuau à la commune. « L’intérêt est limité. Compte tenu du nombre d’ayants droit de la Marine ou des Douanes, il reste très peu de places. Cela change tout si nous avons la possibilité de creuser un véritable port. »
Sécurité à l’entrée du village
Le CIL et Jean-Louis Ozenda ont pointé la dangerosité du carrefour d’entrée des Salins. De nombreux conducteurs s’engagent comme sur un rond-point, sans respecter les cédez-le-passage. « Il faut voir, sans pour autant dénaturer l’entrée du village en imaginant un rond-point et de gros travaux, comment améliorer la sécurité, en revenant sur les priorités ou la signalisation par exemple », a répondu le maire.
En attendant le DAB
Depuis la fermeture de l’agence postale, les habitants du quartier espèrent la création d’un distributeur automatique de billets. « Il faut au minimum 45 retraits par jour, explique le président Gilbert Rauch. Ce serait bien qu’on puisse faire une moyenne annuelle dans un village comme le nôtre. » Le maire, qui n’a pas la main sur ce sujet, a simplement indiqué que « la commune est prête à construire le bâtiment ».Tous droits réservés Var-Matin du vendredi 26 juin 2015

Hyères est là pour gagner

Les atouts de la candidature hyéroise ont été présentés au public mardi. (Photomontage P. L.)

Les atouts de la candidature hyéroise ont été présentés au public mardi. (Photomontage P. L.)

«Hyères est là pour gagner », a annoncé avant-hier le maire Jean-Pierre Giran à l’occasion de la présentation au public de la candidature de sa ville pour les épreuves de voile des JO 2024. Et la confiance règne au sein du clan hyérois : « Nous avons confiance dans l’objectivité du comité d’organisation, d’autant plus depuis les événements de la FIFA qui font peser sur les instances une exigence maximale. »

Si la ville compte sur une décision juste, c’est qu’elle a mis en place un dossier béton avec un coût minimisé – dans la ligné de Paris – grâce à des infrastructures déjà existantes.
Le plan d’eau, atout n°1
Ainsi, le village olympique établira ses locaux au Pro BTP Vacances sur la colline de Costebelle, le Live Site (1) sur l’hippodrome, la Marina dans le port d’Hyères et la zone spectateurs sur la plage de l’Ayguade. Seul quelques petits aménagements seront à effectuer, comme une rampe de mise à l’eau supplémentaire par exemple.
Mais le plus gros atout de la candidature hyéroise, c’est son plan d’eau. Vantée par le monde nautique à l’occasion de la manche de Sailing World Cup et anciennement de la Semaine Olympique Française, la rade de la cité des palmiers possède des atouts sur lesquels (presque) tous les autres candidats ne peuvent compter.
Le vent est un de ces avantages et il n’est pas des moindres lorsque l’on parle de voile.
La zone de course, qui s’étend sur toute la façade est de la presqu’île de Giens, bénéficie d’un vent quasi permanent notamment au mois d’août, explique Denis Infante, président de l’office de la mer : « Lorsque le vent ne souffle pas au sud de la zone c’est qu’il souffle au nord et vice-versa. »
Au plus près des courses
Un autre des atouts de ce plan d’eau est sa proximité du public. Pour constituer le dossier, une zone comportant six ronds de navigation a été délimitée. Deux d’entre eux se situent à juste à côté de la Marina et de l’Ayguade, ce qui « permettrait aux spectateurs d’avoir les courses sous le nez », selon Denis Infante. Mais cette proximité ne bénéficierait pas seulement aux spectateurs puisqu’elle ferait également le bonheur des diffuseurs télés, qui pourraient installer leur caméra sur la terre ferme.
Une candidature qui satisfait les « voileux », avantage les spectateurs et les médias TV, tout en ne coûtant que très peu d’argent et qui en plus respecte l’environnement au sein du parc national de Port-Cros. Jean-Pierre Giran a bien raison de parler de « candidature miracle. »
Il ne faut cependant pas sous-estimer les autres villes candidates (Marseille, La Rochelle, Le Havre, Brest et Lorient), dont certaines bénéficient d’importants soutiens politiques. Le sportif l’emportera-t-il sur le politique, pour que l’esprit des JO soit respecté ? Réponse mi-juillet.
NIELS ONIMUS
1. Le Live Site accueillera les animations (concerts, animations sportives) et permettra de se restaurer.Tous droits réservés Var-Matin du Jeudi 25 juin 2015 p. 29